Ligne politique

Libéralisme, socialisme, l’origine idéologique de la division

Complément et réponse à l’article de Johnathan Razorback, Le libéralisme, le socialisme, et l’héritage divisé des Lumières, paru dans Contrepoints le 22 août 2021.

La division entre libéraux et socialistes

On peut voir la division entre libéraux et socialistes comme une variation des moyens politiques pour atteindre un même idéal, celui des lumières, mais il me semble important de souligner qu’il y a une origine idéologique fondamentale dans la scission de ces deux mouvements.

Rappelons tout d’abord que cette division, même si elle trouve ses germes dans les philosophes des lumières eux-mêmes, - il est difficile de concilier les points de vue de Rousseau et de Hobbes - est apparue politiquement presque à la fin du XIXe siècle.

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Le trilemme du Covid 19

Première phase de la pandémie, le dilemme du confinement

 

L’épisode du Covid 19 nous donne l’occasion d’une réflexion sur les règles d’attribution et de conservation de la propriété, mises à mal par de prétendus partisans de la liberté.

Attraper le Covid 19 et risquer d’en mourir ou d’avoir des séquelles dont on ne connaît encore ni la portée ni la durée est évidemment une atteinte à notre propriété.
Rappelons que pour la philosophie libérale les quatre droits de l’homme : liberté, propriété, sûreté et résistance à l’oppression sont en fait quatre expressions du droit de propriété et du cadre de son exercice. On est propriétaire de son corps donc toute atteinte à notre intégrité corporelle ou à nos biens, si elle provient d’autres hommes, est contraire à nos « droits naturels ».

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La propriété expliquée aux libertariens - libéralisme versus anarcho-capitalisme

Après avoir rappelé les principes de la propriété équitable, communs aux sociétés tribales, antiques féodales et socialistes, puis ceux de la propriété privée libérale nous nous intéressons aujourd'hui à une forme théorique de propriété, la propriété libertarienne, censée exister en dehors de toute structure étatique.

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La propriété expliquée aux socialistes - La propriété privée

La propriété privée n'est pas quelque chose d'intuitif ou d'évident puisqu'elle n'a jamais pu s'établir pendant 4000 ans. Ce n'est qu'avec les lumières et les révolutions anglaises, puis françaises et européennes que la propriété devient un droit de l'homme reconnu par le pouvoir et qui lui est opposable. La propriété est ici garantie par l'administration en dehors de toute éthique imposée. La propriété devient privée c'est à dire que tous ceux, pouvoir compris, qui n'ont pas de droits de propriété sur un bien sont officiellement privés de cette propriété.

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La propriété expliquée aux socialistes - La propriété équitable

La notion de propriété est centrale dans la philosophie libérale. La propriété conçue comme un droit de l'homme reconnu par le pouvoir est le pilier de la doctrine libérale classique. Cette notion subtile basée sur un équilibre entre le droit naturel et le droit positif s'oppose à la conception de la propriété qui a prévalu de façon immémoriale et qui a été reprise par les différentes formes de socialismes : la propriété équitable.

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Lettre aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon


Chers dirigistes,

Vous voulez "refaire le monde", réparer les injustices, accroître le bien-être de l'humanité, voilà de louables préoccupations. Mais pourquoi choisir le socialisme et le protectionnisme pour atteindre ces objectifs ?

Par Awkiku — Travail personnel, CC BY-SA 4.0,

Car si le monde est à refaire, depuis la révolution industrielle, c'est bien le capitalisme et l'économie de marché qui le refait. C'est l'organisation capitaliste qui tire de la misère et de la faim, les uns après les autres, les pays qui adoptent ce système, ou plutôt qui acceptent ce système, puisque jamais aucun homme d’État n'a prôné ou "décidé" de "passer au capitalisme".
Le capitalisme est l'ordre spontané qui naît de la reconnaissance par les gouvernements, de la liberté et de la propriété, ces deux droits de l'homme qui figurent en tête de notre constitution. La révolution capitaliste est donc une révolution sans révolutionnaire, ce qui vous désoriente, vous les dirigistes, qui ne pouvez imaginer qu'il n'y ait pas de "dessein humain" à l'ordre du monde.

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Quand les B.O.F. (Bureaucrates, Officiels, Fonctionnaires) dénoncent le "fascisme néolibéral"

Manuela Cadelli a cru bon commencer son article intitulé : "le néolibéralisme est un fascisme" par cet avertissement : "le temps des précautions oratoires est révolu".
Toute personne ayant un minimum de culture sur l'histoire et la philosophie libérale pourrait croire que cette expression vise à prévenir le lecteur que désormais on peut raconter n'importe quoi et s'affranchir du sens des mots. Or il semble qu'il n'en est rien, l'article est bien au premier degré. Dans l'esprit de ce fonctionnaire de l'administration belge,"prendre des précautions oratoires" signifie rester poli, s'abstenir d'employer des mots violents qui risquent de désigner ses adversaires politiques comme des ennemis physiques.
Manuela Cadelli a donc décidé de passer outre ces règles de bienséance pour attaquer directement ses adversaires à savoir le "néolibéralisme", les "milieux financiers" et la "classe dirigeante" en les traitant de fascistes.

Nous répondrons donc sur le même ton et en omettant à notre tour les précautions oratoires.

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Elections régionales - Aux urnes citoyens

Unique mouvement ayant des velléités libérales, aux urnes citoyens doit recevoir le vote de tous les libéraux de bonne volonté dans les régions où il se présente. Au delà des querelles idéologiques, ô combien normales et même salutaires lorsqu'il s'agit de développer un courant de pensée  […]

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Une gauche libérale peut-elle renaître et comment la définir ?

Il n'existe aucune définition de la gauche libérale. Le thème revient pourtant de façon récurrente dans les ouvrages consacrés au libéralisme. On y attache des auteurs tel Yves Guyot, Karl Popper, Luigi Einaudi et bien d'autres, mais sans le moindre fil directeur. La préoccupation sociale semble en être le point de ralliement mais ce serait faire insulte aux autres libéraux de considérer qu'ils ne s'intéressent pas à la question sociale. Il faut donc trouver une méthode plus systématique pour essayer de caractériser ce que serait aujourd'hui une gauche libérale.

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Carte 2D du Paysage Politique Français (PPF) - mise à jour février 2014


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Carte 2D du paysage politique français - cliquez pour agrandir.

Les nouveautés de l'édition 2014

Modification des positionnements des F/H politiques et philosophes
- L'autoritarisme de Manuel Valls le fait (toujours) descendre vers le dirigisme et la droite.
- Marine Le Pen se déplace largement vers la gauche. Elle occupe une position équilibérale par rapport à son père : plus libérale sur les aspects sociétaux et plus dirigiste sur le plan économique.
- Repositionnement de Berlusconi et de Keynes.

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Gauche libérale, la grande amnésie

Le fait de situer les libéraux à droite du spectre politique est un curieux accident de l'histoire, pour ne pas dire une anomalie qui n'est pas sans conséquence sur le faible succès des idées libérales et sur leur incompréhension de la part du public.
Car il est clair qu'un mouvement politique ne se définit pas seulement par ses idées, sa doctrine, sa philosophie, mais aussi par celles qu'il combat.

Pendant cent cinquante ans, les libéraux ont occupé les bancs de la gauche en France.  De 1789 à 1930, les libéraux et mouvements affiliés ont majoritairement siégé à gauche. En 1840, les députés libéraux les plus purs occupaient l'extrême gauche de la chambre. Non content de combattre la droite nationaliste, cléricale, corporatiste et protectionniste, ils se démarquaient même d'autres libéraux, plus prêts à des compromissions avec le pouvoir. L'autre gauche, la gauche jacobine, était à cette époque complètement déconsidérée. Le souvenir de ses violences et de ses échecs économiques et financiers était encore vivace.

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Le bulletin de vote complet

S'inspirant de la méthode du "bulletin de salaire complet", le "bulletin de vote complet" consiste à révéler une réalité cachée, Il s'agit ici d'attirer l'attention, non plus sur le niveau et l'opacité des charges salariales, mais sur la représentativité réelle des femmes et hommes politiques au regard des pouvoirs dont ils disposent.

Nos "élus" (comme ils se dénomment eux-mêmes sans rire) sont en effet placés sur un piédestal. Propulsés au statut de représentants du peuple (nous), ils prennent des décisions sur des centaines de sujets pour lesquels nous ne leur avons délivré aucun accord.  Leur statut les autorise à utiliser la force publique pour imposer des lois et des règlements an nom d'une "volonté générale" qu'ils sont supposés incarner. Ils légifèrent sur tout, restreignant chaque jour un peu plus notre liberté individuelle. Ils n'ont aucune limite naturelle puisque leur mandat se déroule sans contrôle et qu'ils ne seront jamais tenus pour responsables de leurs erreurs.
Malgré tout cela et en dépit de la défiance dont ils font de plus en plus l'objet, ces femmes et ces hommes politiques continuent de bénéficier de "scores" électoraux dont ils se vantent et qui leur servent à asseoir leur pouvoir.

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A quoi sert le MEDEF ?

La plus médiatique des organisations patronales a récemment du céder le devant de la scène à un mouvement spontané, les pigeons, supposé émaner de jeunes entrepreneurs.
Sans qu'elles soient parfaitement exprimées dans leur dimension philosophique, les motivations des pigeons sont claires : il s'agit de revendiquer pour soi-même un principe de créativité et de risque, il s'agit de refuser les mesures visant à brider l'innovation, l'inventivité, l'intrépidité, l'audace, la témérité. Le meilleur moyen de tuer ces valeurs déjà officiellement bannies de notre pays par le "principe de précaution" c'est d'empêcher leur juste rémunération. Le mouvement des pigeons est donc une réaction spontanée face à des mesures législatives qui, bien au delà des entrepreneurs, ont été ressenties par un large public comme des menaces pour l'accomplissement personnel et la liberté individuelle.

Face à cette fronde, la réaction tardive du Medef et des organisations patronales traditionnelles pose la question de leur rôle dans notre société. Les patrons, avec leur communiqué "état d'urgence entrepreneurial" et l'UMP en embuscade, sont-ils sur la même longueur d'onde que les pigeons ? Sur quels fondements repose l'action du Medef et plus généralement des organisations patronales ?

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Prohibition de la prostitution, les dérives totalitaires de la démocratie

Photo flickR, licence CC non commerciale par Philippe Leroyer.

La volonté affichée par la gauche socialiste d'emboiter le pas à la droite pour instaurer un régime de prohibition de la prostitution en France est une bonne occasion pour réfléchir sur la notion de totalitarisme.

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Nos bourdes doivent-elles être corrigées par l'État?


Pour comprendre comment fonctionnent les choix humains, les psychologues et neuroscientifiques s'accordent pour distinguer deux sortes de pensée, obéissant à des méthodes très différentes de fonctionnement, au sein du cerveau humain :

  • un système automatique qui est : spontané, sans effort, associatif, rapide, inconscient
  • un système réflectif qui est : contrôlé, pénible, déductif, lent, conscient.

L'exemple caricatural (donné par  Nudge) de celui qui obéit toujours à son système automatique c'est Homer Simpson - l'exemple type de l'ecône, c'est à dire de celui qui utilise toujours son système réflectif, c'est Monsieur Spok.

Nudge aux éditions Pocket - réédition juin 2012

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Le Droit Naturel pour les socialistes - II -

Dès que l’on évoque la nature humaine ou le droit naturel, la gauche actuelle fait une grimace de dégout en croyant avoir affaire à une croyance religieuse ou à une espèce de mysticisme. Examinons les trois principales critiques instinctives qui émanent de la gauche socialiste lorsqu’on évoque la notion de nature humaine.

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Le Droit Naturel pour les socialistes - I -

La philosophie libérale repose sur trois facettes d'une même notion qui est très mal comprise du public et de notre classe politique. Il s'agit du Droit Naturel, de la Nature Humaine et des Droits de l'Homme. Nous n'avons pas vocation à éduquer la classe politique actuelle qui est manifestement irrécupérable, mais il est dommage que le public ne puisse avoir accès aux bases de la philosophie libérale qui découle directement de celle des lumières. Nous donnerons donc ici une description, la plus simple et la plus claire possible du droit naturel moderne puis nous nous interrogerons sur les raisons de sa désaffection, notamment dans les rangs de la gauche socialiste.

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Propriété intellectuelle et téléchargement

Dans sa préface  au "Plaidoyer pour la propriété intellectuelle" de Lysander Spooner, Alain Laurent commet quelques raccourcis assez étonnants et une confusion systématique entre droit d'auteur, droits de l'auteur, droits de propriété intellectuelle et copyright.
Le ton est donné dès les premières lignes de cette préface qui affirme : "l’air du temps est à la stigmatisation du droit de propriété intellectuelle et, dans la foulée, du droit d’auteur – ou du «copyright» dans sa version anglo-saxonne. "

Alain Laurent évoque tout au long de sa préface les revendications des internautes à ne pas être poursuivi par l'industrie du disque, du cinéma, de l'édition ou par l'État pour avoir téléchargé un morceau de musique, un film, ou une œuvre littéraire et il les assimile à une négation des droits de propriété intellectuelle à caractère collectiviste.

Première erreur, personne, en téléchargeant une œuvre, ne prétend contester ou s'attribuer la propriété intellectuelle de son auteur. Quand on télécharge un morceau de musique ou un film on ne prive personne de sa propriété intellectuelle.
Le téléchargement ou le "photocopillage"n'est donc absolument pas une contestation des droits de propriété intellectuelle et encore moins des droits moraux de l'auteur qui, eux, sont par définition incessibles et intransmissibles.

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Remplacer la justice sociale par la justesse sociale


La "justice sociale" c'est l'idée que les hommes de l'Etat doivent réparer des "injustices" qui naissent spontanément dans la société. Initialement employée par la gauche socialiste, la formule a été largement reprise puis adoptée par la droite néo-gaulliste. Ce mantra dirigiste suggère que la réglementation étatique est plus juste que la régulation qui naît de l'offre, de la demande et de la concurrence.
Les étatistes pourraient, de façon plus neutre, utiliser les termes d'ingénierie sociale ou même de redistribution sociale pour décrire leur action mais ils préfèrent se présenter comme des "justiciers" redresseurs de tort. On comprend bien l'intérêt qu'ils en retirent.
Le mot justice suppose qu'il y a des victimes et des coupables dans la société. Le concept de "justice sociale" implique donc que les hauts revenus et la réussite sont une forme de criminalité. Autrement dit si les services ou les produits que vous proposez deviennent très appréciés du public, vous serez poursuivi par les "justiciers sociaux".
Inutile de s'appesantir sur cette expression ; sauf à adhérer à la vieille théorie de la survaleur marxiste, la "justice sociale" est une véritable horreur idéologique.

Et pourtant, l'idée qu'il faut définitivement abandonner le concept de "justice sociale" suscite incompréhension et réticence jusque dans le camp des libéraux.

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Banquiers, grands patrons, sportifs, artistes : est-ce qu'ils le valent bien ?

L'indignation vertueuse et citoyenne de la classe politique sur les hauts revenus obéit à des codes de communication précis. Dans la propagande dirigiste, ces attaques servent à conforter l'image d'un État vertueux, luttant vaillamment contre les puissances de l'argent, forcément immorales et mondialisées.

Cette posture adoptée par l'ensemble de la classe politique empêche de répondre à la question de fond : peut-il exister de grandes fortunes ou de très hauts revenus acceptables, c'est-à-dire justes, ou en termes plus philosophiques conformes au droit naturel ?

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