Gauche libérale

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L'argumentaire des anti-libéraux

La philosophie politique libérale s'est heurtée de plein fouet au socialisme au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle. Avec le recul du temps, il est frappant de voir à quel point les socialistes se sont trompés dans leurs prédictions historicistes alors que les libéraux décrivaient parfaitement le devenir du socialisme.

Un siècle plus tard, les socialistes n'ont toujours pas répondu à l'argumentaire libéral. Ceux qui, à l'époque, ont essayé de le faire avec honnêteté intellectuelle, tel Proudhon, se sont convertis au libéralisme. Les autres, à court d'arguments, préférèrent déformer la pensée libérale pour se fabriquer un ennemi qu'ils pouvaient combattre.

Cette technique continue de porter ses fruits. Les dirigistes gaullistes et socialistes sont au pouvoir depuis 60 ans et arrivent encore à faire croire aux français que les idées libérales, pourtant très minoritaires, sont la cause du déclin dont ils sont responsables. Pour ce faire, les dirigistes ont fabriqué un libéralisme fantasmagorique, un espèce de fourre tout idéologique dans lequel ils mélangent la loi de la jungle, les banques, le capitalisme "sauvage", les multinationales, la pollution, l'égoisme, l'impérialisme américain, la dérégulation, la marchandisation du monde, etc.

La caricature a assez duré.  Il est temps de dénoncer les idées reçues sur le libéralisme et de montrer au grand jour la mauvaise foi du pouvoir en place.

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vendredi, 22 oct. 2010

Le libéralisme c'est le règne de la violence

Ecran de fumée


Ceux qui utilisent le plus cette invective à l'égard de la pensée libérale, sont les socialistes qui, au nom de la "justice sociale", utilisent la coercition et le dirigisme comme base de leur système politique.
Or la philosophie libérale en plaçant la liberté, la responsabilité et surtout le consentement individuel au sommet des valeurs politiques est fondamentalement non violente. Les libéraux veulent des échanges pacifiques sans frontières ni contraintes tandis que les étatistes érigent des barrières et cultivent le patriotisme économique, quand ils ne poussent pas les peuples à s'entretuer au nom de la Nation.

Contrairement à ce qu'affirment les socialistes pour justifier leur interventionnisme autoritaire, la concurrence n'est pas la loi du plus fort mais celle du mieux offrant. Le marché n'est pas une arêne mais le lieu d'échanges volontaires dans lesquels chaque partie trouve son compte.

Il est intéressant de constater que dans les démocraties dirigistes l'Etat devient l'objet de toutes les revendications puisqu'il est la source principale des concessions, avantages, privilèges et protections que chaque groupe de pression peut obtenir au détriment des autres.
Mécaniquement, l'Etat providence est amené à distribuer ses faveurs aux plus influents, aux plus rusés ou aux plus violents. Il incite aux blocages et aux réclamations musclées, seuls moyens d'obtenir une amélioration de son sort dans une société qui condamne le contrat et le consentement mutuel.

La description d'un libéralisme "violent" est donc un écran de fumée destiné à dissimuler le rôle essentiel de la brutalité dans la société étatiste.

Photo flickR licence CC par Alexandre Marchand

dimanche, 12 sept. 2010

Les libéraux sont opposés au collectivisme

Inexact


Les libéraux sont souvent présentés comme des individualistes résolument opposés à toutes les formes de collectivisme. C'est une vision réductrice et inexacte car l'individu libéral est un être sociable qui, étant politiquement souverain, peut librement adhérer à toutes les formes de communautés ou les quitter.
Ce n'est pas parce que libéralisme a combattu le collectivisme communiste en tant que système étatique imposé et dictatorial,  qu'il est opposé au collectivisme choisi. Le Kibboutz, forme de communauté intentionnelle où l'on met en commun les moyens de production et où le fruit du travail de chacun est partagé entre tous, est parfaitement conforme à l'éthique libérale puisqu'on peut le quitter. il en va de même pour l'écovillage, la communauté hippie ou pour les rares congrégations religieuses qui tolèrent qu'on les abandonne.
Une pensée libérale cohérente s'opposera à tous les collectivismes imposés, qu'ils prennent la forme du socialisme, du communisme ou du nationalisme. A ce titre la définition d'une prétendue "identité nationale" est une des formes de collectivisme de droite qui est parfaitement inacceptable pour les libéraux.
Enfin on peut noter que l'anti-collectivisme imposé est aussi peu libéral que son contraire. Dans cet esprit, la cellule familiale biparentale quasi obligatoire instiguée par le code civil et les lois punissant la polygamie ou la polyandrie sont évidemment non libérales.

Photo flickR licence CC par k.a.i.

dimanche, 18 juil. 2010

Les libéraux veulent déréguler

Faux


L'emploi du mot dérégulation (supprimer les règles) à la place du mot dérèglementation (supprimer des règlementations) est tout à fait caractéristique de la désinformation dirigiste. Cette confusion volontaire est suffisamment subtile et perfide pour que certains libéraux ne protestent pas avec véhémence lorsqu'on les accuse de vouloir "déréguler".

La régulation voulue par les libéraux nait de la loi de l'offre et de la demande, et de la concurrence économique ou intellectuelle entre individus libres et responsables.. Contrairement aux idées reçues c'est une régulation forte et très contraignante qui bouscule les rentes de situation et récompense ceux qui rendent le plus de services aux autres.

Les libéraux ne sont donc pas contre la régulation en revanche ils sont très méfiants vis à vis des règlementations excessives et centralisées, marques de fabrique du dirigisme économique ou moral.

Ce sont les interventionnistes qui faussent la régulation naturelle au moyen de  réglementations pléthoriques : subventions, incitations, concessions, privilèges, monopoles, d'un côté, barrières douanières, protections, blocage des prix de l'autre.

En taxant les uns, pour favoriser les autres, en incitant à ceci et en interdisant cela, ce sont eux qui dérégulent le marché en favorisant le plus influent, le plus malin ou celui qui détient un pouvoir de nuisance.

Photo flickR licence CC par n@n@fique

dimanche, 11 juil. 2010

Les libéraux sont les alliés du grand capital

Erreur commune


Dans cette formule, issue de l'imagerie marxiste, le "grand capital" désigne une supposée classe de possédants qui détiendraient le capital des grandes sociétés et dont les libéraux seraient les "alliés".
Or si les libéraux sont bien partisans de l'économie de marché, de la libre entreprise et de la concurrence, en revanche ils s'opposent fermement à toute collusion entre le pouvoir politique et les entreprises. Pourtant dans notre société dirigiste et étatiste, les grandes entreprises doivent généralement leur réussite à des concessions, aides, règlementations, protections, marchés ou financements accordés directement ou indirectement par les pouvoirs publics.

Donc si par "grand capital" on désigne les dirigeants et actionnaires de ces grandes entreprises proches du pouvoir, assurées de ne jamais faire faillite, toujours renflouées par l'Etat au détriment de leurs concurrents mieux gérés, alors les libéraux sont clairement les ennemis du "grand capital".

lundi, 12 avr. 2010

Il existe deux libéralismes bien distincts : le libéralisme politique et le libéralisme économique


Vue de l'esprit



Le libéralisme est une philosophie cohérente qui déclare l'individu souverain et lui reconnait des Droits égaux associés à des responsabilités. Le libéralisme économique et le libéralisme politique découlent de cette philosophie et n'ont jamais été opposés entre eux ni par les penseurs politiques ni par les économistes libéraux.
La dissociation du libéralisme en une facette politique (noble) et une facette économique (méprisable) est une invention des anti-libéraux. Les libéraux ne la reprennent jamais à leur compte puisqu'ils considèrent la liberté dans son ensemble. Ce sont les dirigistes qui parlent des libertés au pluriel.
Au delà de son aspect philosophique on comprend mieux la position libérale en inversant les propositions : la perte de la liberté politique conduit inéluctablement au dirigisme économique et réciproquement le dirigisme économique requiert toujours un régime autoritaire. Si ces deux axes de liberté ne sont pas toujours concomitants (exemple de la Chine contemporaine), ils finissent toujours par se rejoindre. A long terme on n'a jamais vu de perestroïka sans glasnost.

La séparation entre le politique/sociétal et l'économique est donc une vue de l'esprit dont le "diagramme de Nolan" est une très maladroite et contreproductive illustration car elle tend à faire croire que l'on peut librement se déplacer sur ses deux axes. Hayek proposait quand à lui, une représentation en triangle, bien plus conforme à la réalité ... et proche de celle choisie par GL.

samedi, 20 mar. 2010

Les libéraux sont les partisans du laisser-faire donc du laxisme


Contre sens


La formule libérale est : laissez faire! (avec un z) c'est une injonction. Elle date de l'époque du commerce du grain où les ancêtres des libéraux, pour promouvoir la liberté du commerce et combattre les privilèges et les corporations fermées, s'écriaient : laissez nous faire, laissez nous passer !
Le laissez faire des libéraux est donc le contraire du laisser-faire ou du laisser-aller. Il exprime une requête, celle de pouvoir entreprendre, créer, travailler, inventer, prendre des risques, toutes activités qui étaient fortement régulées et bridées sous l'ancien régime.
Il est la revendication d'une société ouverte ou chacun peut circuler et commercer librement. C'est une demande pour plus de tolérance et plus de responsabilité, donc exactement le contraire du laxisme.

Le libéralisme c'est chacun pour soi


Faux


Le libéralisme est une forme d'organisation politique qui laisse à l'individu le libre choix de ses associations et de ses soutiens. Les libéraux pensent que le régime de liberté instaure des formes d'entraide bien plus fortes et bien plus efficaces que ceux des systèmes dirigistes qui, outre le fait d'imposer de fausses solidarités pour acheter le vote des plus faibles, les trompent en paupérisant l'ensemble de la société. L'expérience montre que lorsque l'Etat providence prétend s'occuper de tout, l'indifférence devient la règle.
En fait cette formule nous en apprend bien plus sur la profonde misanthropie des dirigistes que sur les libéraux.

vendredi, 12 mar. 2010

Le libéralisme c'est le renard libre dans le poulailler libre


Contre sens


Cette phrase attribuée à Jean Jaurès méconnait l'un des grands principe du libéralisme qui est le consentement des parties et le refus de la coercition.


Or le renard ne demande pas son avis à la poule pour la dévorer.

En fait, on peut retourner la formule et dire que le renard c'est l'Etat et que le poulailler c'est le peuple qu'il taxe, réglemente, embrigade, et envoie se faire tuer à la guerre sans lui demander son avis.  L'étatisme c'est le renard dans le poulailler.

mercredi, 3 mar. 2010

Le libéralisme c'est la Loi de la jungle.

Absurde


Le libéralisme prône la liberté de faire tout ce qui ne nuit pas à la liberté d'autrui associée à la responsabilité de ses actes. les Libéraux privilégient toujours le consentement, l'accord contractuel de gré à gré et ils sont résolument opposés à l'emploi de la force. Le libéralisme concerne donc par essence des individus doués de raison et capables d'assumer une responsabilité.

Or les animaux et les plantes de la jungle ne raisonnent pas et ne connaissent pas de limite autre que la satisfaction de leur besoins. Il n'y a ni droit, ni contrat, ni responsabilité dans la jungle. La comparaison est donc absurde.

Il est en revanche un mouvement politique qui prône la suprématie de l'ordre naturel sur l'ordre humain : c'est l'écologie. Les écologistes admirent beaucoup la Loi de la jungle et les équilibres "naturels" qui en résultent.

mardi, 2 mar. 2010

Vingt et une idées reçues sur les libéraux et le libéralisme.

Le libéralisme c'est la Loi de la jungle.

Le libéralisme c'est le renard libre dans le poulailler libre.

Le libéralisme c'est chacun pour soi.

Les libéraux sont les partisans du laisser-faire donc du laxisme.

Il existe deux libéralismes bien distincts : le libéralisme politique et le libéralisme économique.

Les libéraux sont opposés au collectivisme.

La suite dans son contexte ...

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