Gauche libérale

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samedi, 15 avr. 2017

Lettre aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon


Chers dirigistes,

Vous voulez "refaire le monde", réparer les injustices, accroître le bien-être de l'humanité, voilà de louables préoccupations. Mais pourquoi choisir le socialisme et le protectionnisme pour atteindre ces objectifs ?

Par Awkiku — Travail personnel, CC BY-SA 4.0,

Car si le monde est à refaire, depuis la révolution industrielle, c'est bien le capitalisme et l'économie de marché qui le refait. C'est l'organisation capitaliste qui tire de la misère et de la faim, les uns après les autres, les pays qui adoptent ce système, ou plutôt qui acceptent ce système, puisque jamais aucun homme d’État n'a prôné ou "décidé" de "passer au capitalisme".
Le capitalisme est l'ordre spontané qui naît de la reconnaissance par les gouvernements, de la liberté et de la propriété, ces deux droits de l'homme qui figurent en tête de notre constitution. La révolution capitaliste est donc une révolution sans révolutionnaire, ce qui vous désoriente, vous les dirigistes, qui ne pouvez imaginer qu'il n'y ait pas de "dessein humain" à l'ordre du monde.

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samedi, 15 nov. 2014

GPA, prostitution, la gauche dirigiste théorise la non propriété de soi

La question de la propriété du corps humain

En ces temps de débat sur l'interdiction de la gestation pour le compte d'autrui (GPA) ou de criminalisation de la prostitution, se pose très concrètement la question de la propriété du corps humain. C'est au nom de ce sentiment de propriété que les mères porteuses comme les prostituées réclament que soit reconnu leur droit d'user de leur corps comme bon leur semble.

Les prohibitionnistes se trouvent ici dans une position délicate. En effet, s'ils avouent ne pas reconnaître la propriété des individus sur leur corps ils peuvent à juste titre être accusés d'esclavage. Car si notre corps ne nous appartient pas, alors à qui appartient-il ?  À un autre groupe humain ? À tous les autres êtres humains ? À personne ? À l’État ? À la sécurité sociale ? Aux représentants éclairés de La bonne morale ?  En tenant compte du fait que la nature a horreur du vide, chacune de ces hypothèses aboutit inévitablement à la mise en coupe réglée d'une partie de l'humanité au détriment d'une autre.

Voilà qui est un peu gênant pour des prohibitionnistes qui prétendent lutter contre "toutes les discriminations" et notamment contre "l'asservissement des femmes" tout en les empêchant d'utiliser leur corps comme elles l'entendent et comme la nature le leur permet.

Les ligues de vertu socialistes - bien obligées - ont donc inventé autre chose.

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jeudi, 11 nov. 2010

Proudhon et la gauche libérale

Difficile pour GL de ne pas s'intéresser à Proudhon, célèbre représentant d'une gauche résolument anti-collectiviste, cette gauche que les mouvements anarchistes et libéraux ont maintenue vivante jusqu'au début du XXe siècle avant que le socialisme ne l'étouffe.

Bien sûr, Proudhon se disait socialiste, puisqu'à l'époque le mot n'avait pas pris tout son sens. Le socialisme était en construction et Proudhon en était un artisan. Mais le socialisme de Proudhon n'a que bien peu de rapport avec celui de Saint-Simon ou de Marx. S'il prend la forme d'une critique radicale de la société et se range du côté des ouvriers face au grand capital, il ne contient aucune composante anti-individualiste et ne voit ni le prolétariat ni l'État comme des sources légitimes du pouvoir.
En fait Proudhon nous a légué une critique féroce de toutes les doctrines et postures du socialisme moderne.

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