lundi, 10 juin 2013
Par Alain Cohen-Dumouchel le lundi, 10 juin 2013, 23:00 - Actualité
Le député UMP Daniel Fasquelle a
déposé une proposition de loi visant à interdire l'utilisation du mot
"restaurant" aux établissements qui ne "fabriquent" pas eux-mêmes leurs plats.
M. Fasquelle annonce sur son blog qu'il va déposer un amendement au projet de
loi sur la consommation qui reprendra sa (le possessif singulier
figure bien dans le texte) proposition de loi de novembre 2012 :
Art. L. 121-97. – Ne peuvent utiliser l'appellation de
“ restaurateur” ou “restaurant” que les professionnels qui assurent la
fabrication de leurs plats sur place à base majoritairement de produits
bruts.
« Tout professionnel ne satisfaisant pas à ces critères se voit interdire
l’utilisation de l’appellation de “restaurant” et “restaurateur” sur n’importe
quel support.
La proposition de loi de M. Fasquelle prévoit deux ans de prison et 37 500 €
d'amende "au plus" pour les contrevenants.
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mercredi, 19 déc. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le mercredi, 19 déc. 2012, 14:22 - Actualité

En désignant comme des coupables ceux
qui choisissent l'exil pour des raisons fiscales, la gauche socialiste et la
droite gaulliste tiennent un curieux raisonnement qui trouve son origine dans
leur idéologie commune. Les dirigistes considèrent en effet que ce n'est
pas parce qu'on a payé ses impôts qu'on est dégagé de ses
obligations financières avec l'État. Parfaitement compréhensible s'agissant de
la droite nationale, cette idéologie doit-elle faire l'unanimité à gauche ?
Nous ne le croyons pas.
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mercredi, 21 nov. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le mercredi, 21 nov. 2012, 23:50 - Actualité

Le débat sur la taxation de l'huile de palme
fournit une bonne image de la façon dont sont prises les décisions dans la
société étatiste du spectacle et des lobbies où chaque groupe de pression
essaie de d'influencer l’État tout puissant.
Examinons les arguments des parties en
présence.
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vendredi, 9 nov. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le vendredi, 9 nov. 2012, 14:17 - Actualité

Anticor, qui fête son
dixième anniversaire, se présente comme une "association d’élus et de citoyens
contre la corruption". La formule figure en préambule de ses
statuts. On la retrouve schématisée dans sa dénomination et dans son logo
qui représente un médicament censé guérir de la corruption. Tout cela semble
parfaitement clair au premier abord. Pourtant si l'on s'intéresse à ce
qu'Anticor défend au lieu de se laisser bercer par ce qu'elle combat, les
choses sont un peu moins limpides.
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lundi, 22 oct. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le lundi, 22 oct. 2012, 20:40 - Ligne politique
La plus médiatique des organisations
patronales a récemment du céder le devant de la scène à un mouvement spontané,
les pigeons, supposé émaner de jeunes entrepreneurs.
Sans qu'elles soient parfaitement exprimées dans leur dimension philosophique,
les motivations des pigeons sont claires : il s'agit de revendiquer pour
soi-même un principe de créativité et de risque, il s'agit de refuser les
mesures visant à brider l'innovation, l'inventivité, l'intrépidité, l'audace,
la témérité. Le meilleur moyen de tuer ces valeurs déjà officiellement bannies
de notre pays par le "principe de précaution" c'est d'empêcher leur juste
rémunération. Le mouvement des pigeons est donc une réaction spontanée face à
des mesures législatives qui, bien au delà des entrepreneurs, ont été
ressenties par un large public comme des menaces pour l'accomplissement
personnel et la liberté individuelle.
Face à cette fronde, la réaction tardive du Medef et des organisations
patronales traditionnelles pose la question de leur rôle dans notre société.
Les patrons, avec leur communiqué "état d'urgence entrepreneurial" et l'UMP en
embuscade, sont-ils sur la même longueur d'onde que les pigeons ? Sur quels
fondements repose l'action du Medef et plus généralement des organisations
patronales ?
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samedi, 11 août 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le samedi, 11 août 2012, 17:46 - Divertissement

En écrivant un article ayant pour thème le déployé de serviette sur la plage,
j'ai bien conscience d'offrir un angle d'attaque inespéré à tous ceux qui
ponctuent mes posts de commentaires aussi imaginatifs que peu amènes.
Camarades, c'est vrai, je l'avoue, je suis déjà parti en vacances au bord de la
mer, et même plusieurs fois de suite. Je complète cet outing en précisant que
les faits se sont produits dans plusieurs pays différents et notamment, mais
pas seulement, tout autour du bassin méditerranéen. Cet aveu devrait entrainer
pour certains, une bourdivine excommunication :
« d'où parles-tu ? Es tu ouvrier, travailleur social, chômeur en fin de
droits, immigré en situation irrégulière ? »
Non, je suis à la plage, mais je vais quand même vous soumettre cette courte
réflexion sur la façon dont les vacanciers disposent leurs serviettes sur ces
étendues sableuses que l'administration n'a toujours pas songé à strictement
réglementer.
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lundi, 30 juil. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le lundi, 30 juil. 2012, 22:50 - Actualité
Fantastique foire du chauvinisme et du nationalisme le plus débridé, les
jeux Olympiques viennent d’ouvrir leurs portes dans l’extase générale.

Même si, comme d’habitude, les dépenses et le flicage démentiels des jeux font
l’objet ici ou là de quelques critiques, tous les médias relayent
l’évènement avec une complaisance qu’un mauvais esprit (libéral de gauche) ne
peut s’empêcher de trouver étonnante.
.
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samedi, 28 juil. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le samedi, 28 juil. 2012, 17:47 - Ligne politique

La volonté affichée par la gauche socialiste d'emboiter le pas à la droite
pour instaurer un régime de prohibition de la prostitution en France est une
bonne occasion pour réfléchir sur la notion de totalitarisme.
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vendredi, 6 juil. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le vendredi, 6 juil. 2012, 14:18 - Ligne politique

Pour comprendre comment fonctionnent les choix humains, les psychologues et
neuroscientifiques s'accordent pour distinguer deux sortes de pensée, obéissant
à des méthodes très différentes de fonctionnement, au sein du cerveau humain
:
- un système automatique qui est : spontané, sans effort,
associatif, rapide, inconscient
- un système réflectif qui est : contrôlé, pénible,
déductif, lent, conscient.
L'exemple caricatural (donné par Nudge) de celui qui obéit toujours à
son système automatique c'est Homer Simpson - l'exemple type de
l'ecône, c'est à dire de celui qui utilise toujours son système réflectif,
c'est Monsieur Spok.
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mercredi, 27 juin 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le mercredi, 27 juin 2012, 00:27 - Lectures
Nudge (coup de coude)
Un livre important qui sort des sentiers battus
Nudge est un livre important qui a eu un fort retentissement dans
son pays d'origine. L'édition originale de l'ouvrage est parue aux États-Unis
en 2008. Il a connu un succès grandissant, aussi bien auprès des milieux
démocrates que conservateurs. Il a été traduit en français en 2010.
Disons le tout net, Nudge n'est pas un ouvrage libéral, mais il
contient la matière à de réelles avancées pour la philosophie libérale.
Contrairement à la quasi totalité des essais économiques, politiques ou
sociétaux, Nudge présente la particularité de ne pas ignorer les
problèmes soulevés par les libéraux et d'y répondre avec franchise et même avec
une certaine bienveillance, sans tenter de déformer la philosophie
libérale.
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vendredi, 25 mai 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le vendredi, 25 mai 2012, 00:33 - Ligne politique
Dès que l’on évoque
la nature humaine ou le droit naturel, la gauche actuelle fait une grimace de
dégout en croyant avoir affaire à une croyance religieuse ou à une espèce de
mysticisme. Examinons les trois principales critiques instinctives qui émanent
de la gauche socialiste lorsqu’on évoque la notion de nature humaine.
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jeudi, 17 mai 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le jeudi, 17 mai 2012, 18:34 - Ligne politique
La philosophie libérale
repose sur trois facettes d'une même notion qui est très mal comprise du public
et de notre classe politique. Il s'agit du Droit Naturel, de la Nature Humaine
et des Droits de l'Homme. Nous n'avons pas vocation à éduquer la classe
politique actuelle qui est manifestement irrécupérable, mais il est dommage que
le public ne puisse avoir accès aux bases de la philosophie libérale qui
découle directement de celle des lumières. Nous donnerons donc ici une
description, la plus simple et la plus claire possible du droit naturel moderne
puis nous nous interrogerons sur les raisons de sa désaffection, notamment dans
les rangs de la gauche socialiste.
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vendredi, 4 mai 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le vendredi, 4 mai 2012, 20:55 - Divertissement
Évidemment, quand on tombe là-dessus on se pose des
questions :

Nous sommes à quelques heures du scrutin, la bataille du collage fait rage sur
les "panneaux d'affichage libre.", le ton monte entre les deux candidats et
leurs états-majors de campagne,
Et pourtant, l'une des deux équipes de collage a épargné l'autre. Nous l'avons
d'ailleurs constaté sur plusieurs panneaux aux alentours.
Ça veut dire quoi ?
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mercredi, 18 avr. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le mercredi, 18 avr. 2012, 12:43 - Ligne politique
Dans sa
préface au "Plaidoyer pour la propriété intellectuelle" de Lysander
Spooner, Alain Laurent commet quelques raccourcis assez étonnants et une
confusion systématique entre droit d'auteur, droits de l'auteur, droits de
propriété intellectuelle et copyright.
Le ton est donné dès les premières lignes de cette préface qui affirme :
"l’air du temps est à la stigmatisation du droit de propriété
intellectuelle et, dans la foulée, du droit d’auteur – ou du «copyright» dans
sa version anglo-saxonne. "
Alain Laurent évoque tout au long de sa préface les revendications des
internautes à ne pas être poursuivi par l'industrie du disque, du cinéma, de
l'édition ou par l'État pour avoir téléchargé un morceau de musique, un film,
ou une œuvre littéraire et il les assimile à une négation des droits de
propriété intellectuelle à caractère collectiviste.
Première erreur, personne, en téléchargeant une œuvre, ne prétend contester
ou s'attribuer la propriété intellectuelle de son auteur. Quand on télécharge
un morceau de musique ou un film on ne prive personne de sa propriété
intellectuelle.
Le téléchargement ou le "photocopillage"n'est donc absolument pas une
contestation des droits de propriété intellectuelle et encore moins des droits
moraux de l'auteur qui, eux, sont par définition incessibles et
intransmissibles.
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lundi, 16 avr. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le lundi, 16 avr. 2012, 00:29 - Ligne politique

La "justice sociale" c'est l'idée que les hommes de l'Etat doivent réparer des
"injustices" qui naissent spontanément dans la société. Initialement employée
par la gauche socialiste, la formule a été largement reprise puis adoptée par
la droite néo-gaulliste. Ce mantra dirigiste suggère que la réglementation
étatique est plus juste que la régulation qui naît de l'offre, de la demande et
de la concurrence.
Les étatistes pourraient, de façon plus neutre, utiliser les termes
d'ingénierie sociale ou même de redistribution sociale pour
décrire leur action mais ils préfèrent se présenter comme des "justiciers"
redresseurs de tort. On comprend bien l'intérêt qu'ils en retirent.
Le mot justice suppose qu'il y a des victimes et des
coupables dans la société. Le concept de "justice sociale" implique
donc que les hauts revenus et la réussite sont une forme de criminalité.
Autrement dit si les services ou les produits que vous proposez deviennent très
appréciés du public, vous serez poursuivi par les "justiciers sociaux".
Inutile de s'appesantir sur cette expression ; sauf à adhérer à la vieille
théorie de la survaleur marxiste, la "justice sociale" est une véritable
horreur idéologique.
Et pourtant, l'idée qu'il faut définitivement abandonner le concept de "justice
sociale" suscite incompréhension et réticence jusque dans le camp des
libéraux.
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samedi, 31 mar. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le samedi, 31 mar. 2012, 11:09 - Ligne politique
L'indignation vertueuse et citoyenne de la
classe politique sur les hauts revenus obéit à des codes de communication
précis. Dans la propagande dirigiste, ces attaques servent à conforter l'image
d'un État vertueux, luttant vaillamment contre les puissances de l'argent,
forcément immorales et mondialisées.
Cette posture adoptée par l'ensemble de la classe politique empêche de répondre
à la question de fond : peut-il exister de grandes fortunes ou de très hauts
revenus acceptables, c'est-à-dire justes, ou en termes plus philosophiques
conformes au droit naturel ?
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lundi, 12 mar. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le lundi, 12 mar. 2012, 20:16 - Actualité
Nicolas Sarkozy persiste dans son idée
d'obliger les salariés ayant perdu leur emploi à suivre des formations, puis à
accepter le premier emploi correspondant.
Après le service minimum dans les entreprises
publiques, cette nouvelle forme de travail obligatoire ne semble pas
poser de problèmes éthiques à notre président. La gauche quand à elle,
s'indigne surtout du soupçon de fraude que cette mesure fait peser sur les
chômeurs indemnisés et sur les nouvelles contraintes que subiront les
demandeurs d'emploi.
Mais l'indemnisation des chômeurs est-elle
vraiment équitable ?
Cette question peut paraître saugrenue ou
provocatrice, tant l’État providence nous a appris qu'il était indispensable.
Et pourtant ! la société dans laquelle nous vivons, incroyablement dirigiste et
étatiste, fait intervenir tellement de mécanismes correcteurs et pseudo
redistributeurs qu'il est facile de perdre ses repères et de confondre le mal
et ses supposés remèdes.
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vendredi, 24 fév. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le vendredi, 24 fév. 2012, 22:45 - Ligne politique

Frédéric Bastiat 2012 est une opération de communication moins anodine qu'il
n'y parait. Elle permet de mobiliser des libéraux assez différents ce qui est
déjà une performance en soi.
Elle ne s'oppose pas aux initiatives du PLD et d'Alternative Libérale qui
ont choisi la voie de l'alliance avec des partis centristes.
Il faut même admettre qu'il existe une synergie entre ces différentes formes
de mouvements et d'action.
En effet, en montrant au Modem et au Nouveau Centre qu'il existe une réserve
de libéraux qui ne voteront jamais pour eux tant qu'ils ne réviseront
pas en profondeur leurs programmes et leurs discours, Bastiat 2012 appuie
l'action des infiltrés.
A l'inverse, sans une représentation crédible de libéraux courageux au sein
de l'establishment politique, Bastiat 2012 ne serait qu'un exercice de
potache.
Gauche libérale soutient donc les trois formes d'action citées (et d'autres),
sans discerner de hiatus particulier dans leur forme.
samedi, 18 fév. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le samedi, 18 fév. 2012, 12:54 - Divertissement
Les propos de Christian Vanneste sur la déportation des homosexuels et les
nombreux commentaires qu'ils suscitent doivent nous rappeler quelques principes
de deep philosophie :
1) Ce n'est pas parce qu'un con dit qu'il pleut qu'il fait beau.
2) Dire qu'il fait beau parce qu'un con dit qu'il pleut est très con.
3) Ce n'est pas parce qu'il fait beau et qu'un con le dit qu'il n'est pas
con.
Note : les considérations de haute
philosophie exposées ci-dessus ont une portée purement généraliste et ne
concernent la personne de M. Vanneste qu'au conditionnel. il serait donc
(évidemment) tout à fait abusif d'en déduire que M. Vanneste est un con.
dimanche, 5 fév. 2012
Par Alain Cohen-Dumouchel le dimanche, 5 fév. 2012, 23:47 - Lectures
"Le triomphe de la cupidité" est la
traduction française de Freefall - America, Free Markets, and the Sinking
of the World Economy paru en janvier 2010 aux États Unis. L'ouvrage traite
de la crise de 2008, dite des "subprimes", de ce qui l'a précédé, de ses
conséquences, et enfin des moyens d'y remédier à court et à long terme.
L'auteur, prix Nobel d'économie, appartient à l'école néo-keynesienne. Il
défend l'interventionnisme étatique. Selon lui, l’État et les réglementations
en place n'ont rien à voir dans la crise de 2008. Il donne également des
conseils pour éviter les crises futures qui tiennent en trois mots : plus de
réglementation.
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