Paru en 1986 l'économie de la révolution française a été réédité par les
Belles Lettres en 2007. C'est un ouvrage tout à fait remarquable, un des
seuls livres d'histoire qui rend compréhensible et cohérente la succession de
crises et de coups de théâtre qui ont fait la révolution française.
Alors que les récits évènementiels de la révolution française sont.quasi
incompréhensibles tant ils font appel à l'anecdote (notamment les manuels
scolaires), ici les décisions prises par l'assemblée révolutionnaire
s'ordonnent logiquement et tragiquement à la lumière des graves erreurs
économiques qu'elle commet à ses débuts. Complètement négligée par la plupart
des historiens (Michelet n'y consacre pas une page) F. Aftalion montre comment
l'émission des assignats a entrainé le pouvoir dans un dirigisme économique
exactement contraire aux principes de 1789. Il montre aussi que les économistes
de l'époque possédaient les connaissances théoriques qui invalidaient la
solution facile du papier monnaie. Il explique de façon brillante comment la
terreur naquit "naturellement" de la fuite en avant vers toujours plus de
dirigisme économique, jusqu'à l'instauration du "maximum" (fixation des prix)
qui devait provoquer la chute de la production, une famine épouvantable et des
millions de morts.
L'emploi du mot dérégulation (supprimer les règles) à la place du mot
dérèglementation (supprimer des règlementations) est tout à fait
caractéristique de la désinformation dirigiste. Cette confusion volontaire est
suffisamment subtile et perfide pour que certains libéraux ne protestent pas
avec véhémence lorsqu'on les accuse de vouloir "déréguler".
La régulation voulue par les libéraux nait de la loi de l'offre et de la
demande, et de la concurrence économique ou intellectuelle entre individus
libres et responsables.. Contrairement aux idées reçues c'est une régulation
forte et très contraignante qui bouscule les rentes de situation et récompense
ceux qui rendent le plus de services aux autres.
Les libéraux ne sont donc pas contre la régulation en revanche ils
sont très méfiants vis à vis des règlementations excessives et
centralisées, marques de fabrique du dirigisme économique ou moral.
Ce sont les interventionnistes qui faussent la régulation naturelle au moyen
de réglementations pléthoriques : subventions, incitations, concessions,
privilèges, monopoles, d'un côté, barrières douanières, protections, blocage
des prix de l'autre.
En taxant les uns, pour favoriser les autres, en incitant à ceci et en
interdisant cela, ce sont eux qui dérégulent le marché en favorisant le plus
influent, le plus malin ou celui qui détient un pouvoir de nuisance.
Dans cette formule, issue de l'imagerie marxiste, le "grand capital" désigne
une supposée classe de possédants qui détiendraient le capital des grandes
sociétés et dont les libéraux seraient les "alliés".
Or si les libéraux sont bien partisans de l'économie de marché, de la libre
entreprise et de la concurrence, en revanche ils s'opposent fermement à toute
collusion entre le pouvoir politique et les entreprises. Pourtant dans notre
société dirigiste et étatiste, les grandes entreprises doivent généralement
leur réussite à des concessions, aides, règlementations, protections, marchés
ou financements accordés directement ou indirectement par les pouvoirs
publics.
Donc si par "grand capital" on désigne les dirigeants et actionnaires de ces
grandes entreprises proches du pouvoir, assurées de ne jamais faire faillite,
toujours renflouées par l'Etat au détriment de leurs concurrents mieux gérés,
alors les libéraux sont clairement les ennemis du "grand capital".
Un des traits marquant de la controverse sur les retraites, réside dans
l'absence totale de débat sur l'option de la retraite par épargne
personnelle. En effet, les deux grands partis dirigistes de droite et de
gauche, au pouvoir depuis 60 ans, sont tous deux de fervents partisans de la
retraite dite "par répartition".
Notre pays a connu la révolution la plus radicale du continent européen.
L'absolutisme monarchique et les ordres privilégiés ont été mis à bas, d'abord
philosophiquement par le siècle des lumières, puis politiquement et
économiquement par la révolution libérale de 89. Contrairement aux nombreuses
autres nations qui ont progressivement vidé la monarchie de son pouvoir en
conservant son apparat, la France a choisi une république prônant la liberté et
l'égalité entre tous. Pourtant, curieusement, plus de deux siècles après cet
événement d'importance planétaire, il semble que notre pays, toujours aussi
républicain en apparence, redevient l'hôte des privilèges, dans le vrai sens du
terme, à savoir des droits particuliers qui sont accordés aux uns et pas aux
autres. Les principes libéraux de 89 ont été oubliés au fur et à mesure
d'une remontée du dirigisme. L'absolutisme monarchique a été remplacé par un
absolutisme social qui peut se permettre tous les excès, fort de la caution
morale que lui donne son combat pour la "justice sociale". Dans cette société
qui produit quatorze mille pages de textes réglementaires par an et où les
dépenses publiques atteignent 56% du PIB, les fonctionnaires jouent un rôle
central qui n'est pas sans rappeler celui du clergé dans l'ancien régime.
De "plans de relances" en "grands emprunts" Nicolas Sarkozy a réussi à faire
passer les dépenses publiques de 54% du PIB lors de son arrivée
à la tête de l’Etat, au chiffre ahurissant de 56% du PIB, avec un déficit
record de 8% pour la seule année 2009.
Souvenez vous, en 2008 Nicolas Sarkozy ajoutait 69 mesures pour réduire les
dépenses de l’État "en profondeur".
Voici un ouvrage qui aborde la
question de la nouvelle science climatique sous l'angle des mathématiques, de
la logique et de l'épistémologie. Le propos est toujours intéressant au fil des
chapitres malgré une étonnante faute de raisonnement à caractère passionnel qui
constitue en fait le principal sujet de cet article. Heureusement ce dérapage
n'a pas d'impact sur le reste de l'ouvrage dont on trouvera un résumé
ci-dessous.
Un petit mot pour saluer le coup de génie d'Alain Minc qui a enfin trouvé une
solution originale pour renflouer les caisses de la fonction publique
hospitalière. L'impôt sur la fortune c'est du pipi de chat à côté de ça. L'idée
est pourtant simple mais personne ne l'avait eue avant lui : il s'agit de ne
plus rembourser les soins des plus vieux lorsqu'ils sont capables de les payer
(donc qu'ils sont riches). Il suffit de puiser dans leur patrimoine ou dans
celui de leurs ayants droits.
Pour une société commerciale, la faillite se définit comme l’impossibilité à
un moment donné d’honorer ses créances. Il y a défaut de trésorerie donc
cessation de paiement.
C’est une situation très improbable pour les États-nations puisqu’ils peuvent,
soit directement ponctionner le peuple en levant plus d’impôts
et de taxes, soit emprunter sur les marchés avec la caution que représente ce
pouvoir coercitif de création de nouveaux impôts. Les comptes de l’État
français sont ainsi en déficit depuis 35 ans sans faillite, ce qui est
impossible pour une société privée. Bien entendu cette mécanique a ses limites
qui sont de trois ordres :
Quand le libéral moyen tombe sur un ouvrage traitant des nouvelles méthodes
de procréation offertes par la science, écrit par un universitaire, français,
sociologue, et chercheur à "l'Institut de recherche interdisciplinaire sur
les enjeux sociaux", il s'attend bien évidemment au pire, à savoir, une
énième dissertation sur la nécessité du principe de précaution, sur l'horreur
de la "marchandisation" du corps humain, sur la nécessaire protection de
l'enfant à naître, sur le spectre eugéniste, sur le respect du au fœtus, voire
sur l'effondrement des valeurs familiales.
C'est que notre pays présente la particularité de réunir une extraordinaire
palette de moralistes professionnels, dont la tâche consiste à imaginer les
inconvénients et les dangers de toutes les nouvelles technologies : OGM, nano
technologies, ou assistance médicale à la procréation (AMP), les interdictions
pleuvent parfois même avant que les techniques aient pu voir le jour.
L'épithète "réactionnaire" que l'on croyait réservé au peuple de droite
s'applique désormais parfaitement aux ligues de vertu socialistes ou au culte
écologique. D'ailleurs les gouvernants de la bonne vieille droite gaulliste
n'hésitent pas à nommer des personnalités "de gauche" à la tête des multiples
comités d'éthique, convaincus qu'ils se comporteront en auxiliaires zélés de la
morale chrétienne conservatrice.
Et c'est là qu'intervient la surprise, car Mille et une façons de faire les
enfants est à cent lieues de ce marécage franchouillard.
Le libéralisme est une philosophie cohérente qui déclare l'individu souverain
et lui reconnait des Droits égaux associés à des responsabilités. Le
libéralisme économique et le libéralisme politique découlent de cette
philosophie et n'ont jamais été opposés entre eux ni par les penseurs
politiques ni par les économistes libéraux.
La dissociation du libéralisme en une facette politique (noble) et une facette
économique (méprisable) est une invention des anti-libéraux. Les libéraux ne la
reprennent jamais à leur compte puisqu'ils considèrent la liberté dans son
ensemble. Ce sont les dirigistes qui parlent des libertés au pluriel.
Au delà de son aspect philosophique on comprend mieux la position libérale en
inversant les propositions : la perte de la liberté politique conduit
inéluctablement au dirigisme économique et réciproquement le dirigisme
économique requiert toujours un régime autoritaire. Si ces deux axes de liberté
ne sont pas toujours concomitants (exemple de la Chine contemporaine), ils
finissent toujours par se rejoindre. A long terme on n'a jamais vu de
perestroïka sans glasnost.
La séparation entre le politique/sociétal et l'économique est donc une vue de
l'esprit dont le "diagramme de Nolan" est une très maladroite et
contreproductive illustration car elle tend à faire croire que l'on
peut librement se déplacer sur ses deux axes. Hayek proposait quand à lui, une
représentation en triangle, bien plus conforme à la réalité ... et proche de
celle
choisie par GL.
La formule libérale est : laissez faire! (avec un z) c'est une injonction. Elle
date de l'époque du commerce du grain où les ancêtres des libéraux, pour
promouvoir la liberté du commerce et combattre les privilèges et les
corporations fermées, s'écriaient : laissez nous faire, laissez nous passer
!
Le laissez faire des libéraux est donc le contraire du laisser-faire ou du
laisser-aller. Il exprime une requête, celle de pouvoir entreprendre, créer,
travailler, inventer, prendre des risques, toutes activités qui étaient
fortement régulées et bridées sous l'ancien régime.
Il est la revendication d'une société ouverte ou chacun peut circuler et
commercer librement. C'est une demande pour plus de tolérance et plus de
responsabilité.
Le libéralisme est une forme d'organisation politique qui laisse à l'individu
le libre choix de ses associations et de ses soutiens. Les libéraux pensent que
le régime de liberté instaure des formes d'entraide bien plus fortes et bien
plus efficaces que ceux des systèmes dirigistes qui, outre le fait d'imposer de
fausses solidarités pour acheter le vote des plus faibles, les trompent en
paupérisant l'ensemble de la société. L'expérience montre que lorsque l'Etat
providence prétend s'occuper de tout, l'indifférence devient la règle.
En fait cette formule nous en apprend bien plus sur la profonde misanthropie
des dirigistes que sur les libéraux.
Cette phrase attribuée à Jean Jaurès méconnait l'un des grands principe du
libéralisme qui est le consentement des parties et le refus de la
coercition.
Or le renard ne demande pas son avis à la poule pour la dévorer.
En fait, on peut retourner la formule et dire que le renard c'est l'Etat et
que le poulailler c'est le peuple qu'il taxe, réglemente, embrigade, et envoie
se faire tuer à la guerre sans lui demander son avis. L'étatisme c'est le
renard dans le poulailler.
Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme
sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des
Gouvernements,
Considérant que l’Etat français, devenu incontrôlable, se sert du peuple
plus qu’il ne le sert.
Considérant que la région appartient au millefeuille administratif destiné
à placer les français sous tutelle étatique.
Considérant que, contrairement à la société civile, l’administration n’a
jamais créé de richesse, ni d’emplois, sauf fictifs.
Considérant que les monopoles, oligopoles, numérus clausus, concessions,
subventions et protections, organisés ou accordés par le pouvoir étatiste de
droite ou de gauche ont, de fait, rétabli les privilèges.
Considérant qu’aucune des listes disposant du financement nécessaire pour
se présenter, aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010 ne propose de
réduire le pouvoir de la région.
Et parce qu’ii vaut mieux voter pour un mort que les faire voter,..
Gauche libérale appelle à rejoindre l’initiative du
Collectif
Antigone et à voter blanc pour manifester notre opposition à la
politique des ultra-étatistes.
.
Vous pouvez télécharger votre bulletin de vote au format pdf (qui n'a
aucune valeur légale mais vous permet d'opter pour un vote blanc
"personnalisé").
Le libéralisme prône la liberté de faire tout ce qui ne nuit pas à la liberté
d'autrui associée à la responsabilité de ses actes. les Libéraux privilégient
toujours le consentement, l'accord contractuel de gré à gré et ils sont
résolument opposés à l'emploi de la force. Le libéralisme concerne donc par
essence des individus doués de raison et capables d'assumer une
responsabilité.
Or les animaux et les plantes de la jungle ne
raisonnent pas et ne connaissent pas de limite autre que la satisfaction de
leur besoins. Il n'y a ni droit, ni contrat, ni responsabilité dans la jungle.
La comparaison est donc absurde.
Il est en revanche
un mouvement politique qui prône la suprématie de l'ordre naturel sur l'ordre
humain : c'est l'écologie. Les écologistes admirent beaucoup la Loi de la
jungle et les équilibres "naturels" qui en résultent.
Un saisissant chapitre de "La tyrannie collectiviste" d'Yves Guyot dont
Gauche Libérale vous recommande chaudement la lecture. On n'a plus idée de ce
qu'était le système économique mis à bas par la première révolution française.
Les manuels d'histoire et d'économie de nos écoles préfèrent sensibiliser les
élèves aux bienfaits de la "régulation".
Aujourd'hui le pouvoir
socialo-gaulliste continue à règlementer à tour de bras en accusant le libre
échange et les "dérégulations" d'être responsables de nos malheurs
économiques.
Et pourtant l'histoire nous apprend que la régulation c'était
justement la méthode de l'ancien régime, celle qui empêchait tout
développement, toute créativité, toute initiative.
Les dégâts considérables que produisent sur notre économie les protections,
privilèges, subventions, passe-droits, oligopoles, concessions ou dégrèvements
dont bénéficient de plus de plus de professions et de secteurs d'activité sont
toujours difficile à prouver aux intéressés. Chacun n'y voit que ses avantages
immédiats sans bien mesurer les dommages indirects.
Le tableau dressé par Yves Guyot devrait peut être leur ouvrir les yeux.
Depuis quelques mois, le
lobby écologiste emploie régulièrement l'expression
"négationnisme climatique" pour désigner l'opposition
scientifique et publique croissante aux thèses du GIEC sur le réchauffement
global. Cette attaque des écologistes intervient en plein climate
gate, le scandale qui a permis d'établir que les mesures de températures
qui servent de base à la théorie du GIEC ont été falsifiées par l'organisme
chargé de les présenter.
L'utilisation de cette expression, qui établit un parallèle entre les
climato-sceptiques et ceux qui nient l'existence des chambres à gaz répond à un
triple objectif.
Extrait de l'article paru le 11/01/2010 sur l'Express.fr
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Vous l'avez sûrement pensé...où entendu autour de vous. "On nous bassine avec
le réchauffement climatique alors qu'il a rarement fait aussi froid!" Trois
questions à Etienne Kapikian, météorologue à Météo-France. Que répondre à ceux
qui trouvent ici un argument pour nier l'existence du réchauffement climatique
?
Le réchauffement climatique ne se fait pas du jour au lendemain, mais de
manière progressive. Les températures moyennes augmentent sensiblement chaque
année, c'est un fait. Il existe encore ce que l'on appelle une douceur
hivernale, comme il existe des vagues de froid. Par ailleurs, il est indéniable
qu'il fait moins froid, comparé aux hivers 54 où 85 entre autres, où l'on
frôlait les -25°C dans le nord-est de l'hexagone. On peut toujours parler de
réchauffement climatique dans le sens où les probabilités de revenir à des
températures aussi basses sont très faibles. Ce serait d'ailleurs
catastrophique à notre époque. Le pays serait paralysé et beaucoup de sans-abri
mourraient. Les négationnistes climatiques doivent relativiser
en pensant au fait que l'on bat de plus en plus souvent des records de chaleur
en été. C'est une réalité qu'ils ne peuvent pas nier.
Commentaire de Gauche Libérale (publié sur le site de
l'Express le 11/01/2010 au soir)
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Le propre d'une proposition scientifique est d'être réfutable. Lorsque Etienne
Kapikian (1) traite de "négationnistes" ceux qui contestent la thèse d'un
réchauffement climatique et/ou son origine humaine, il ôte tout caractère
scientifique aux théories du GIEC.
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