Gauche libérale

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samedi, 21 août 2010

L'économie de la révolution française ou pourquoi la révolution des Droits de l'homme a-t-elle débouché sur la Terreur ?

Paru en 1986 l'économie de la révolution française a été réédité par les Belles Lettres en 2007.  C'est un ouvrage tout à fait remarquable, un des seuls livres d'histoire qui rend compréhensible et cohérente la succession de crises et de coups de théâtre qui ont fait la révolution française.

Alors que les récits évènementiels de la révolution française sont.quasi incompréhensibles tant ils font appel à l'anecdote (notamment les manuels scolaires), ici les décisions prises par l'assemblée révolutionnaire s'ordonnent logiquement et tragiquement à la lumière des graves erreurs économiques qu'elle commet à ses débuts. Complètement négligée par la plupart des historiens (Michelet n'y consacre pas une page) F. Aftalion montre comment l'émission des assignats a entrainé le pouvoir dans un dirigisme économique exactement contraire aux principes de 1789. Il montre aussi que les économistes de l'époque possédaient les connaissances théoriques qui invalidaient la solution facile du papier monnaie. Il explique de façon brillante comment la terreur naquit "naturellement" de la fuite en avant vers toujours plus de dirigisme économique, jusqu'à l'instauration du "maximum" (fixation des prix) qui devait provoquer la chute de la production, une famine épouvantable et des millions de morts.

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dimanche, 18 juil. 2010

Les libéraux veulent déréguler

Faux


L'emploi du mot dérégulation (supprimer les règles) à la place du mot dérèglementation (supprimer des règlementations) est tout à fait caractéristique de la désinformation dirigiste. Cette confusion volontaire est suffisamment subtile et perfide pour que certains libéraux ne protestent pas avec véhémence lorsqu'on les accuse de vouloir "déréguler".

La régulation voulue par les libéraux nait de la loi de l'offre et de la demande, et de la concurrence économique ou intellectuelle entre individus libres et responsables.. Contrairement aux idées reçues c'est une régulation forte et très contraignante qui bouscule les rentes de situation et récompense ceux qui rendent le plus de services aux autres.

Les libéraux ne sont donc pas contre la régulation en revanche ils sont très méfiants vis à vis des règlementations excessives et centralisées, marques de fabrique du dirigisme économique ou moral.

Ce sont les interventionnistes qui faussent la régulation naturelle au moyen de  réglementations pléthoriques : subventions, incitations, concessions, privilèges, monopoles, d'un côté, barrières douanières, protections, blocage des prix de l'autre.

En taxant les uns, pour favoriser les autres, en incitant à ceci et en interdisant cela, ce sont eux qui dérégulent le marché en favorisant le plus influent, le plus malin ou celui qui détient un pouvoir de nuisance.

Photo flickR licence CC par n@n@fique

dimanche, 11 juil. 2010

Les libéraux sont les alliés du grand capital

Erreur commune


Dans cette formule, issue de l'imagerie marxiste, le "grand capital" désigne une supposée classe de possédants qui détiendraient le capital des grandes sociétés et dont les libéraux seraient les "alliés".
Or si les libéraux sont bien partisans de l'économie de marché, de la libre entreprise et de la concurrence, en revanche ils s'opposent fermement à toute collusion entre le pouvoir politique et les entreprises. Pourtant dans notre société dirigiste et étatiste, les grandes entreprises doivent généralement leur réussite à des concessions, aides, règlementations, protections, marchés ou financements accordés directement ou indirectement par les pouvoirs publics.

Donc si par "grand capital" on désigne les dirigeants et actionnaires de ces grandes entreprises proches du pouvoir, assurées de ne jamais faire faillite, toujours renflouées par l'Etat au détriment de leurs concurrents mieux gérés, alors les libéraux sont clairement les ennemis du "grand capital".

mercredi, 30 juin 2010

Retraites, le tabou de la capitalisation

Un des traits marquant de la controverse sur les retraites, réside dans l'absence totale de débat sur l'option de la retraite par épargne personnelle. En effet, les deux grands partis dirigistes de droite et de gauche, au pouvoir depuis 60 ans, sont tous deux de fervents partisans de la retraite dite "par répartition".

photo flickR cc par jolimatin

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mardi, 15 juin 2010

L'étrange ressemblance de la fonction publique et du clergé

Notre pays a connu la révolution la plus radicale du continent européen. L'absolutisme monarchique et les ordres privilégiés ont été mis à bas, d'abord philosophiquement par le siècle des lumières, puis politiquement et économiquement par la révolution libérale de 89. Contrairement aux nombreuses autres nations qui ont progressivement vidé la monarchie de son pouvoir en conservant son apparat, la France a choisi une république prônant la liberté et l'égalité entre tous. Pourtant, curieusement, plus de deux siècles après cet événement d'importance planétaire, il semble que notre pays, toujours aussi républicain en apparence, redevient l'hôte des privilèges, dans le vrai sens du terme, à savoir des droits particuliers qui sont accordés aux uns et pas aux autres. Les principes  libéraux de 89 ont été oubliés au fur et à mesure d'une remontée du dirigisme. L'absolutisme monarchique a été remplacé par un absolutisme social qui peut se permettre tous les excès, fort de la caution morale que lui donne son combat pour la "justice sociale". Dans cette société qui produit quatorze mille pages de textes réglementaires par an et où les dépenses publiques atteignent 56% du PIB, les fonctionnaires jouent un rôle central qui n'est pas sans rappeler celui du clergé dans l'ancien régime.

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mardi, 25 mai 2010

Nicolas Sarkozy veut s’interdire de casino

De "plans de relances" en "grands emprunts" Nicolas Sarkozy a réussi à faire passer les dépenses publiques de 54% du PIB lors de son arrivée à la tête de l’Etat, au chiffre ahurissant de 56% du PIB, avec un déficit record de 8% pour la seule année 2009.
Souvenez vous, en 2008 Nicolas Sarkozy ajoutait 69 mesures pour réduire les dépenses de l’État "en profondeur".

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dimanche, 16 mai 2010

Le mythe climatique

Voici un ouvrage qui aborde la question de la nouvelle science climatique sous l'angle des mathématiques, de la logique et de l'épistémologie. Le propos est toujours intéressant au fil des chapitres malgré une étonnante faute de raisonnement à caractère passionnel qui constitue en fait le principal sujet de cet article. Heureusement ce dérapage n'a pas d'impact sur le reste de l'ouvrage dont on trouvera un résumé ci-dessous.

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mercredi, 12 mai 2010

Comment financer les dépenses d'assurance maladie, par Alain Minc



Un petit mot pour saluer le coup de génie d'Alain Minc qui a enfin trouvé une solution originale pour renflouer les caisses de la fonction publique hospitalière. L'impôt sur la fortune c'est du pipi de chat à côté de ça. L'idée est pourtant simple mais personne ne l'avait eue avant lui : il s'agit de ne plus rembourser les soins des plus vieux lorsqu'ils sont capables de les payer (donc qu'ils sont riches). Il suffit de puiser dans leur patrimoine ou dans celui de leurs ayants droits.

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vendredi, 30 avr. 2010

Les dirigeants grecs iront-ils en prison ?

Pour une société commerciale, la faillite se définit comme l’impossibilité à un moment donné d’honorer ses créances. Il y a défaut de trésorerie donc cessation de paiement.
C’est une situation très improbable pour les États-nations puisqu’ils peuvent, soit directement ponctionner le peuple en levant plus d’impôts et de taxes, soit emprunter sur les marchés avec la caution que représente ce pouvoir coercitif de création de nouveaux impôts. Les comptes de l’État français sont ainsi en déficit depuis 35 ans sans faillite, ce qui est impossible pour une société privée. Bien entendu cette mécanique a ses limites qui sont de trois ordres :

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vendredi, 23 avr. 2010

Mille et une façons de faire les enfants

Quand le libéral moyen tombe sur un ouvrage traitant des nouvelles méthodes de procréation offertes par la science, écrit par un universitaire, français, sociologue, et chercheur à "l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux", il s'attend bien évidemment au pire, à savoir, une énième dissertation sur la nécessité du principe de précaution, sur l'horreur de la "marchandisation" du corps humain, sur la nécessaire protection de l'enfant à naître, sur le spectre eugéniste, sur le respect du au fœtus, voire sur l'effondrement des valeurs familiales.
C'est que notre pays présente la particularité de réunir une extraordinaire palette de moralistes professionnels, dont la tâche consiste à imaginer les inconvénients et les dangers de toutes les nouvelles technologies : OGM, nano technologies, ou assistance médicale à la procréation (AMP), les interdictions pleuvent parfois même avant que les techniques aient pu voir le jour. L'épithète "réactionnaire" que l'on croyait réservé au peuple de droite s'applique désormais parfaitement aux ligues de vertu socialistes ou au culte écologique. D'ailleurs les gouvernants de la bonne vieille droite gaulliste n'hésitent pas à nommer des personnalités "de gauche" à la tête des multiples comités d'éthique, convaincus qu'ils se comporteront en auxiliaires zélés de la morale chrétienne conservatrice.

Et c'est là qu'intervient la surprise, car Mille et une façons de faire les enfants est à cent lieues de ce marécage franchouillard.

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lundi, 12 avr. 2010

Il existe deux libéralismes bien distincts : le libéralisme politique et le libéralisme économique


Vue de l'esprit



Le libéralisme est une philosophie cohérente qui déclare l'individu souverain et lui reconnait des Droits égaux associés à des responsabilités. Le libéralisme économique et le libéralisme politique découlent de cette philosophie et n'ont jamais été opposés entre eux ni par les penseurs politiques ni par les économistes libéraux.
La dissociation du libéralisme en une facette politique (noble) et une facette économique (méprisable) est une invention des anti-libéraux. Les libéraux ne la reprennent jamais à leur compte puisqu'ils considèrent la liberté dans son ensemble. Ce sont les dirigistes qui parlent des libertés au pluriel.
Au delà de son aspect philosophique on comprend mieux la position libérale en inversant les propositions : la perte de la liberté politique conduit inéluctablement au dirigisme économique et réciproquement le dirigisme économique requiert toujours un régime autoritaire. Si ces deux axes de liberté ne sont pas toujours concomitants (exemple de la Chine contemporaine), ils finissent toujours par se rejoindre. A long terme on n'a jamais vu de perestroïka sans glasnost.

La séparation entre le politique/sociétal et l'économique est donc une vue de l'esprit dont le "diagramme de Nolan" est une très maladroite et contreproductive illustration car elle tend à faire croire que l'on peut librement se déplacer sur ses deux axes. Hayek proposait quand à lui, une représentation en triangle, bien plus conforme à la réalité ... et proche de celle choisie par GL.

samedi, 20 mar. 2010

Les libéraux sont les partisans du laisser-faire donc du laxisme


Contre sens


La formule libérale est : laissez faire! (avec un z) c'est une injonction. Elle date de l'époque du commerce du grain où les ancêtres des libéraux, pour promouvoir la liberté du commerce et combattre les privilèges et les corporations fermées, s'écriaient : laissez nous faire, laissez nous passer !
Le laissez faire des libéraux est donc le contraire du laisser-faire ou du laisser-aller. Il exprime une requête, celle de pouvoir entreprendre, créer, travailler, inventer, prendre des risques, toutes activités qui étaient fortement régulées et bridées sous l'ancien régime.
Il est la revendication d'une société ouverte ou chacun peut circuler et commercer librement. C'est une demande pour plus de tolérance et plus de responsabilité.

Le libéralisme c'est chacun pour soi


Faux


Le libéralisme est une forme d'organisation politique qui laisse à l'individu le libre choix de ses associations et de ses soutiens. Les libéraux pensent que le régime de liberté instaure des formes d'entraide bien plus fortes et bien plus efficaces que ceux des systèmes dirigistes qui, outre le fait d'imposer de fausses solidarités pour acheter le vote des plus faibles, les trompent en paupérisant l'ensemble de la société. L'expérience montre que lorsque l'Etat providence prétend s'occuper de tout, l'indifférence devient la règle.
En fait cette formule nous en apprend bien plus sur la profonde misanthropie des dirigistes que sur les libéraux.

vendredi, 12 mar. 2010

Le libéralisme c'est le renard libre dans le poulailler libre


Contre sens


Cette phrase attribuée à Jean Jaurès méconnait l'un des grands principe du libéralisme qui est le consentement des parties et le refus de la coercition.


Or le renard ne demande pas son avis à la poule pour la dévorer.

En fait, on peut retourner la formule et dire que le renard c'est l'Etat et que le poulailler c'est le peuple qu'il taxe, réglemente, embrigade, et envoie se faire tuer à la guerre sans lui demander son avis.  L'étatisme c'est le renard dans le poulailler.

mercredi, 10 mar. 2010

Elections régionales : liste "moins de pouvoir à la région"

Elections régionales des 14 et 21 mars 2010


Liste : moins de pouvoir à la région

Conduite par

Frédéric Bastiat

(1801-1850)

  • Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements,
  • Considérant que l’Etat français, devenu incontrôlable, se sert du peuple plus qu’il ne le sert.
  • Considérant que la région appartient au millefeuille administratif destiné à placer les français sous tutelle étatique.
  • Considérant que, contrairement à la société civile, l’administration n’a jamais créé de richesse, ni d’emplois, sauf fictifs.
  • Considérant que les monopoles, oligopoles, numérus clausus, concessions, subventions et protections, organisés ou accordés par le pouvoir étatiste de droite ou de gauche ont, de fait, rétabli les privilèges.
  • Considérant qu’aucune des listes disposant du financement nécessaire pour se présenter, aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010 ne propose de réduire le pouvoir de la région.
  • Et parce qu’ii vaut mieux voter pour un mort que les faire voter,..


Gauche libérale appelle à rejoindre l’initiative du Collectif Antigone et à voter blanc pour manifester notre opposition à la politique des ultra-étatistes.
.

Vous pouvez télécharger votre bulletin de vote au format pdf (qui n'a aucune valeur légale mais vous permet d'opter pour un vote blanc "personnalisé").

mercredi, 3 mar. 2010

Le libéralisme c'est la Loi de la jungle.

Absurde


Le libéralisme prône la liberté de faire tout ce qui ne nuit pas à la liberté d'autrui associée à la responsabilité de ses actes. les Libéraux privilégient toujours le consentement, l'accord contractuel de gré à gré et ils sont résolument opposés à l'emploi de la force. Le libéralisme concerne donc par essence des individus doués de raison et capables d'assumer une responsabilité.

Or les animaux et les plantes de la jungle ne raisonnent pas et ne connaissent pas de limite autre que la satisfaction de leur besoins. Il n'y a ni droit, ni contrat, ni responsabilité dans la jungle. La comparaison est donc absurde.

Il est en revanche un mouvement politique qui prône la suprématie de l'ordre naturel sur l'ordre humain : c'est l'écologie. Les écologistes admirent beaucoup la Loi de la jungle et les équilibres "naturels" qui en résultent.

mardi, 2 mar. 2010

Vingt et une idées reçues sur les libéraux et le libéralisme.

Le libéralisme c'est la Loi de la jungle.

Le libéralisme c'est le renard libre dans le poulailler libre.

Le libéralisme c'est chacun pour soi.

Les libéraux sont les partisans du laisser-faire donc du laxisme.

Il existe deux libéralismes bien distincts : le libéralisme politique et le libéralisme économique.

Les libéraux sont opposés au collectivisme.

La suite dans son contexte ...

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lundi, 25 janv. 2010

Les corporations, maîtrises et jurandes et la liberté du travail

Un saisissant chapitre de "La tyrannie collectiviste" d'Yves Guyot dont Gauche Libérale vous recommande chaudement la lecture. On n'a plus idée de ce qu'était le système économique mis à bas par la première révolution française. Les manuels d'histoire et d'économie de nos écoles préfèrent sensibiliser les élèves aux bienfaits de la "régulation".

Aujourd'hui le pouvoir socialo-gaulliste continue à règlementer à tour de bras en accusant le libre échange et les "dérégulations" d'être responsables de nos malheurs économiques.

Et pourtant l'histoire nous apprend que la régulation c'était justement la méthode de l'ancien régime, celle qui empêchait tout développement, toute créativité, toute initiative.

Les dégâts considérables que produisent sur notre économie les protections, privilèges, subventions, passe-droits, oligopoles, concessions ou dégrèvements dont bénéficient de plus de plus de professions et de secteurs d'activité sont toujours difficile à prouver aux intéressés. Chacun n'y voit que ses avantages immédiats sans bien mesurer les dommages indirects.

Le tableau dressé par Yves Guyot devrait peut être leur ouvrir les yeux.

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samedi, 16 janv. 2010

Les dérapages écologistes sur le "négationnisme climatique" - La réaction des médias - Gauche Libérale en campagne

Depuis quelques mois, le lobby écologiste emploie régulièrement  l'expression "négationnisme climatique" pour désigner l'opposition scientifique et publique croissante aux thèses du GIEC sur le réchauffement global.  Cette attaque des écologistes intervient en plein climate gate, le scandale qui a permis d'établir que les mesures de températures qui servent de base à la théorie du GIEC ont été falsifiées par l'organisme chargé de les présenter.

L'utilisation de cette expression, qui établit un parallèle entre les climato-sceptiques et ceux qui nient l'existence des chambres à gaz répond à un triple objectif.

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vendredi, 15 janv. 2010

Les manipulations de l'Express.fr - mise à jour du 19/01/2010 - et mise à jour du 30/01/2010

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Extrait de l'article paru le 11/01/2010 sur l'Express.fr
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Vous l'avez sûrement pensé...où entendu autour de vous. "On nous bassine avec le réchauffement climatique alors qu'il a rarement fait aussi froid!" Trois questions à Etienne Kapikian, météorologue à Météo-France. Que répondre à ceux qui trouvent ici un argument pour nier l'existence du réchauffement climatique ?

Le réchauffement climatique ne se fait pas du jour au lendemain, mais de manière progressive. Les températures moyennes augmentent sensiblement chaque année, c'est un fait. Il existe encore ce que l'on appelle une douceur hivernale, comme il existe des vagues de froid. Par ailleurs, il est indéniable qu'il fait moins froid, comparé aux hivers 54 où 85 entre autres, où l'on frôlait les -25°C dans le nord-est de l'hexagone. On peut toujours parler de réchauffement climatique dans le sens où les probabilités de revenir à des températures aussi basses sont très faibles. Ce serait d'ailleurs catastrophique à notre époque. Le pays serait paralysé et beaucoup de sans-abri mourraient. Les négationnistes climatiques doivent relativiser en pensant au fait que l'on bat de plus en plus souvent des records de chaleur en été. C'est une réalité qu'ils ne peuvent pas nier.

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Commentaire de Gauche Libérale (publié sur le site de l'Express le 11/01/2010 au soir)
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Le propre d'une proposition scientifique est d'être réfutable. Lorsque Etienne Kapikian (1) traite de "négationnistes" ceux qui contestent la thèse d'un réchauffement climatique et/ou son origine humaine, il ôte tout caractère scientifique aux théories du GIEC.

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