Les récoltes notamment celles des viticulteurs "bio", ont donc été sérieusement endommagées quand elles ne sont pas complètement détruites avec de surcroît le risque de séquelles à plus long terme sur les récoltes futures. Certains viticulteurs en sont même venus à traiter leurs vignes avec des produits "chimiques" interdits par la Loi bio. Ces déviants (au demeurant fort sympathiques) seront excommuniés pendant trois ans par l'organisme certificateur : Ecocert (agréé par l'Etat - donc sérieux).

Les autres, les vrais pratiquants, ont préféré perdre leur récolte plutôt que de traiter avec les produits interdits issus de la diabolique chimie de synthèse.

Il sera intéressant d'observer dans les mois à venir les éventuelles demandes d'indemnisation des producteurs Bio pour cause de "catastrophe naturelle". L'Etat se retrouverait alors dans la situation d'indemniser un sinistre qui pouvait parfaitement être évité. Bien entendu si l'Etat indemnisait l'irresponsabilité des producteurs bio, pourquoi n'indemniserait-il pas aussi ceux qui contractent une maladie après avoir refusé de se vacciner, ou ceux qui refusent de se faire opérer ?

Certains trouveront cette analogie médicale exagérée. Laisser mourir sa récolte par refus de la chimie ou laisser mourir son enfant par refus des transfusions sanguines ce n'est pas la même chose... Et pourtant ! les chantres de la "décroissance" réclament une agriculture bio "planétaire". L'organisme de contrôle et de certification bio Ecocert proclame ainsi fièrement sous le titre pompeux, "bio et développement durable" :

"La bio : volet agricole du développement durable. L’agriculture biologique est une réponse à la crise environnementale, dans son volet agricole et alimentaire. Ecocert souhaite agir par le biais de la certification au niveau des enjeux écologiques planétaires et donc favoriser le développement durable."

Eh bien pour l'instant Ecocert a surtout favorisé le sous-développement des récoltes et le mildiou durable.

Fort heureusement tout le monde peut encore aller acheter des patates issues de l'agriculture intensive et du vin non bio au supermarché du coin. Mais qu'arriverait-il si la totalité de la production était bio ?

Les surfaces cultivées seraient trois fois supérieures à celles nécessaires à l'agriculture intensive ce qui provoquerait une déforestation massive.
Le refus dogmatique de traiter les récoltes avec des techniques sures et reconnues entrainerait des pénuries à l'échelle d'un continent, donc la nécessité d'accroître les transports, des flambées de prix et peut-être des famines.