Gauche libérale

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samedi, 15 avr. 2017

Lettre aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon


Chers dirigistes,

Vous voulez "refaire le monde", réparer les injustices, accroître le bien-être de l'humanité, voilà de louables préoccupations. Mais pourquoi choisir le socialisme et le protectionnisme pour atteindre ces objectifs ?

Par Awkiku — Travail personnel, CC BY-SA 4.0,

Car si le monde est à refaire, depuis la révolution industrielle, c'est bien le capitalisme et l'économie de marché qui le refait. C'est l'organisation capitaliste qui tire de la misère et de la faim, les uns après les autres, les pays qui adoptent ce système, ou plutôt qui acceptent ce système, puisque jamais aucun homme d’État n'a prôné ou "décidé" de "passer au capitalisme".
Le capitalisme est l'ordre spontané qui naît de la reconnaissance par les gouvernements, de la liberté et de la propriété, ces deux droits de l'homme qui figurent en tête de notre constitution. La révolution capitaliste est donc une révolution sans révolutionnaire, ce qui vous désoriente, vous les dirigistes, qui ne pouvez imaginer qu'il n'y ait pas de "dessein humain" à l'ordre du monde.

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lundi, 30 janv. 2012

Irrationalité individuelle et justesse des marchés

L'une des critiques courantes portée à l'encontre de l'auto régulation des marchés libres tient à la rationalité supposée de leurs acteurs. Lorsque les économistes libéraux affirment que le marché fixe le juste prix ou le juste salaire et qu'il fonctionne tout seul dans l'intérêt de tous, cela voudrait dire que l'homo œconomicus sous tendu par ce modèle raisonne correctement, qu'il est en quelque sorte infaillible. Les contempteurs de l'ordre spontané utilisent ce prérequis supposé pour condamner la théorie dans son ensemble. Ils rappellent que les individus ne sont ni rationnels ni bien informés, et en déduisent que la science économique libérale ne tient pas debout puisqu'elle utilise un modèle où les raisonnements des individus et l'information dont ils disposent doivent être parfaits. Ils accompagnent généralement cette démonstration d'un couplet sur l'inhumanité de ce personnage "calculateur, rationnel, égoïste et intéressé" qui ne fait "aucune place [...] à la sensibilité humaine, au civisme, à l'altruisme" 1 censé être à la base du modèle libéral mais qui, selon eux, ne fait que trahir la froideur et l'irréalisme de ses défenseurs.

En fait il n'est pas du tout nécessaire que chaque individu pris isolément soit rationnel et bon calculateur pour que le "marché" donne le bon prix, le bon salaire ou, comme nous allons l'illustrer dans notre exemple, le bon chemin.

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mercredi, 5 oct. 2011

Une histoire d'ânes pour expliquer la crise

Depuis quelque temps circule sur Internet une fable censée expliquer la crise en termes simples et de façon imagée. Cette histoire, qui est diffusée sur les blogs et par courrier électronique, désigne "le marché" comme un coupable doublé d'un escroc. Il s'agit de servir aux "indignés", dont la journée internationale aura lieu le 15 octobre prochain, une version qui les amènera à réclamer un renforcement des pouvoirs publics. Car telle est bien la subtile dialectique de cette parabole, obtenir des victimes, qu'elles réclament elles-mêmes le renforcement des instances qui les ont détroussées.

Voici le texte tel qu'il nous est parvenu :
Photo flickR licence CC par sanctuary-press-images

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vendredi, 22 oct. 2010

Le libéralisme c'est le règne de la violence

Ecran de fumée


Ceux qui utilisent le plus cette invective à l'égard de la pensée libérale, sont les socialistes qui, au nom de la "justice sociale", utilisent la coercition et le dirigisme comme base de leur système politique.
Or la philosophie libérale en plaçant la liberté, la responsabilité et surtout le consentement individuel au sommet des valeurs politiques est fondamentalement non violente. Les libéraux veulent des échanges pacifiques sans frontières ni contraintes tandis que les étatistes érigent des barrières et cultivent le patriotisme économique, quand ils ne poussent pas les peuples à s'entretuer au nom de la Nation.

Contrairement à ce qu'affirment les socialistes pour justifier leur interventionnisme autoritaire, la concurrence n'est pas la loi du plus fort mais celle du mieux offrant. Le marché n'est pas une arêne mais le lieu d'échanges volontaires dans lesquels chaque partie trouve son compte.

Il est intéressant de constater que dans les démocraties dirigistes l'Etat devient l'objet de toutes les revendications puisqu'il est la source principale des concessions, avantages, privilèges et protections que chaque groupe de pression peut obtenir au détriment des autres.
Mécaniquement, l'Etat providence est amené à distribuer ses faveurs aux plus influents, aux plus rusés ou aux plus violents. Il incite aux blocages et aux réclamations musclées, seuls moyens d'obtenir une amélioration de son sort dans une société qui condamne le contrat et le consentement mutuel.

La description d'un libéralisme "violent" est donc un écran de fumée destiné à dissimuler le rôle essentiel de la brutalité dans la société étatiste.

Photo flickR licence CC par Alexandre Marchand