Tout d'abord les pays riches achètent ces matières premières avec l'accord des gouvernements des pays pauvres. Ils ne les volent pas. Il s'agit d'un échange libre et consenti entre états. La question de savoir si ces états détiennent un réel mandat de la part des populations pour exploiter les réserves naturelles d'un territoire donné est une autre affaire.
Certe le pillage, c'est à dire l'appropriation par un état des ressources naturelles d'une région étrangère sans qu'il en ait reçu le moindre mandat de la part de la population locale, a bien existé jusqu'à un passé récent. Les "mauvaises manières" des pays européens, France et Royaume Uni en tête, ne sont pas si lointaines. Mais depuis que les Etats Unis sont devenus la première puissance de la planète,.un nouvel ordre mondial interdit le pillage colonialiste auquelles se sont livrées toutes les grandes puissances avant eux.

En deuxième lieu, et c'est bien là le plus intéressant, la notion de matière première n'est pas si simple qu'il y parait. Au moyen âge le pétrole n'était pas une matière première. En revanche le bois, donc les forêts, le minerai de fer, le cuivre étaient des matières premières. Le pétrole et l'uranium ne sont devenues des matières premières que grace à l'emploi que les sciences et techniques leur ont trouvé. Le silicium est devenu une matière première - surabondante - grace au développement des semi-conducteurs. Si cette nouvelle matière première est à la disposition de tous, dans tous les pays, c'est grace au développement de l'industrie informatique des pays riches. On peut donc dire que, contrairement à ce qu'affirment les écologistes, ce sont les pays riches et développés qui ont créés les matières premières dont certains pays tirent leur revenus. Il n'y a aucun mérite à posséder du pétrole sur son territoire. C'est le résultat d'un hasard géologique. Il y a en revanche un mérite certain à avoir permis que le pétrole devienne une matière première. C'est le résultat du travail de plusieurs générations laborieuses et inventives.

Si demain,  la fusion nucléaire devient une réalité, l'eau de mer deviendra une matière première pour tous les habitants de la planète. Si ce grand espoir se réalise, les pays riches auront donné une réserve quasiment inépuisable de "matière première" à l'humanité toute entière, donc aussi aux pays pauvres. Bien sûr les écologistes sont fermement opposés aux recherches portant sur la fusion nucléaire puisque celà va à l'encontre de leur dogme sur la raréfaction des ressources. La fusion nucléaire ne produit pas de radioactivité donc pas de déchets, elle ne produit pas de gaz à effet de serre, son combustible, l'eau, est inépuisable mais elle présente l'inconvénient majeur de couper l'herbe sous le pied des écologistes. Comment faire peur et mobiliser les foules avec une énergie inépuisable ? Tous les mouvements écologistes sont donc opposés à la recherche sur l'énergie de Fusion nucléaire (projet Iter).