En cette quatrième Journée Mondiale de Lutte contre l'Homophobie, les statistiques sont toujours aussi inacceptables : l'homosexualité reste illégale dans plus de 80 États, et elle est punie de mort en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes unis, en Iran, en Mauritanie, au Nigeria, au Soudan et au Yémen (selon le rapport de l'ILGA).

GL s'associe à la demande de dépénalisation universelle de l'homosexualité : il est inadmissible de condamner des individus qui ne portent à aucun moment atteinte aux droits d'autrui.

Si les choses ont beaucoup évolué dans notre pays, l'égalité des droits n'est toujours pas atteinte. GL, soutenant ainsi le programme d'Alternative Libérale, propose de faire du mariage un engagement privé, religieux ou non, qui n'engage que deux adultes consentants, sans distinction de sexe et sans obligation de passer à la mairie autrement que pour informer l'état civil de l'union. Ce mariage privé  mettra fin aux discriminations d'ordre financières ou autres que l'Etat fait actuellement peser sur ceux qui ne vivent pas selon le modèle "conforme" à la "morale officielle".

Par ailleurs, face aux nombreuses familles homoparentales, dont les enfants vivent dans le risque d'être séparés de l'un de leurs parents en cas de séparation ou de décès de l'autre, GL propose que lorsqu'un enfant ne dispose que d'un seul parent ou tuteur légal, celui-ci puisse le faire adopter par ce qu'il juge être la cellule familiale et partager l'autorité parentale.

GL demande donc que l'Etat perde son Droit de tutelle automatique sur les enfants et que l'accord de gré à gré dans lequel l'enfant, même mineur est partie prenante prédomine sur des "règles" obscures et inhumaines.