Erreur
commune
Dans cette formule, issue de l'imagerie marxiste, le "grand capital" désigne
une supposée classe de possédants qui détiendraient le capital des grandes
sociétés et dont les libéraux seraient les "alliés".
Or si les libéraux sont bien partisans de l'économie de marché, de la libre
entreprise et de la concurrence, en revanche ils s'opposent fermement à toute
collusion entre le pouvoir politique et les entreprises. Pourtant dans notre
société dirigiste et étatiste, les grandes entreprises doivent généralement
leur réussite à des concessions, aides, règlementations, protections, marchés
ou financements accordés directement ou indirectement par les pouvoirs
publics.
Donc si par "grand capital" on désigne les dirigeants et actionnaires de ces
grandes entreprises proches du pouvoir, assurées de ne jamais faire faillite,
toujours renflouées par l'Etat au détriment de leurs concurrents mieux gérés,
alors les libéraux sont clairement les ennemis du "grand capital".

En ces temps de tensions
sociales et de grèves sur fond de crise, il est bon de rappeler que les
libéraux ne peuvent tolérer la notion de service minimum que tentent d'imposer
les étatistes de droite un peu partout en Europe.