Gauche libérale

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vendredi, 6 juil. 2012

Nos bourdes doivent-elles être corrigées par l'État?


Pour comprendre comment fonctionnent les choix humains, les psychologues et neuroscientifiques s'accordent pour distinguer deux sortes de pensée, obéissant à des méthodes très différentes de fonctionnement, au sein du cerveau humain :

  • un système automatique qui est : spontané, sans effort, associatif, rapide, inconscient
  • un système réflectif qui est : contrôlé, pénible, déductif, lent, conscient.

L'exemple caricatural (donné par  Nudge) de celui qui obéit toujours à son système automatique c'est Homer Simpson - l'exemple type de l'ecône, c'est à dire de celui qui utilise toujours son système réflectif, c'est Monsieur Spok.

Nudge aux éditions Pocket - réédition juin 2012

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vendredi, 16 déc. 2011

Discussion sur l'allocation universelle

L'Allocation Universelle est recommandée par des socialistes et par des libéraux.  Comment une même mesure peut-elle naître au sein de philosophies politiques qui s'affrontent depuis deux cents ans.?  Que cache cette apparente unicité de vue ? Où sont les divergences de fondement et de fonctionnement entre l'allocation universelle libérale et la socialiste ?

Rappelons tout d'abord que l'AU est rejetée par certains libéraux et acceptée par d'autres. Nous avons déjà répondu à l'argument libéral (libertarien) qui consiste à rejeter l'AU par principe dans le premier article paru sur le sujet: L'allocation universelle peut-elle être libérale ?  Nous en avons conclu qu'on ne peut pas raisonnablement rejeter l'AU par principe mais que l'on peut tout à fait la juger nocive, inopérante en un mot critiquer ses bénéfices supposés. Dans L'allocation universelle libérale nous avons donné une définition grand public des mécanismes  de son fonctionnement. Nous allons ici distinguer l'AU libérale de son homonyme socialiste puis répondre à certains reproches que l'on peut lui faire du point de vue libéral.

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lundi, 14 nov. 2011

L'allocation universelle libérale


Tous les analystes économiques et politiques le disent, les marchés ont besoin, pour retrouver confiance, non pas de recettes techniques de réduction des dépenses ou d'augmentation des impôts, mais d'une vraie vision à long terme de l'organisation des finances publiques. Au delà des rustines financières et des grandes déclarations rassurantes, ce n'est rien moins qu'une autre méthode de fonctionnement de notre sociale-démocratie qu'il faut envisager. Le mécanisme de l'Allocation universelle, s'il est accompagné de réformes institutionnelles, fournit une réponse intéressante car il permet de faire sortir le social du champ politique. Il s'agit de rendre l'aide sociale aussi indépendante du gouvernement que la justice ou la monnaie devraient l'être.

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jeudi, 30 sept. 2010

Les Droits de l'Homme de 1789 et ceux de 1948

Le discours politique actuel, tel qu'il émane des partis ou des médias, utilise les termes "Droits de l'Homme" en agrégeant dans un même concept les Droits de l'Homme de 1789 et les Droits de l'Homme de 1948. Pour le spectateur politique contemporain, peu averti de l'histoire des idées, la déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 apparait comme une amélioration et un enrichissement de celle de 1789.  On pense généralement que des idées communes y sont exposées de façon plus détaillée et réparties dans des articles plus nombreux. Aux yeux du public il s'agit donc de la même déclaration, rendue "universelle" par l'engagement des grandes puissances, tel qu'il figure dans son préambule, "d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives".

Comme nous allons le voir, tout ceci est erroné et les deux Déclarations des Droits de l'Homme sont extrêmement différentes dans leur forme et dans leur esprit, même si la similitude de leur présentation laisse croire le contraire

Commençons par examiner la DDH de 1789 dans tout ce qu'elle a d'inédit et de subversif.

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samedi, 20 mar. 2010

Les libéraux sont les partisans du laisser-faire donc du laxisme


Contre sens


La formule libérale est : laissez faire! (avec un z) c'est une injonction. Elle date de l'époque du commerce du grain où les ancêtres des libéraux, pour promouvoir la liberté du commerce et combattre les privilèges et les corporations fermées, s'écriaient : laissez nous faire, laissez nous passer !
Le laissez faire des libéraux est donc le contraire du laisser-faire ou du laisser-aller. Il exprime une requête, celle de pouvoir entreprendre, créer, travailler, inventer, prendre des risques, toutes activités qui étaient fortement régulées et bridées sous l'ancien régime.
Il est la revendication d'une société ouverte ou chacun peut circuler et commercer librement. C'est une demande pour plus de tolérance et plus de responsabilité, donc exactement le contraire du laxisme.

mardi, 7 juil. 2009

Yves Guyot - la Tyrannie collectiviste

Yves Guyot 1843 - 1928

Libéral, Républicain, économiste et journaliste, il fut député de Paris de 1885 à 1893 et ministre des travaux publics de 1889 à 1893.

Dreyfusard de la première heure, antiboulangiste, anticlérical et laïque, Yves Guyot fait partie des libéraux "de gauche" qui s'opposaient farouchement au socialisme.

Libéral militant, il fut à la fin de sa vie et pendant vingt ans le rédacteur en chef de la célèbre revue des économistes.

Les belles lettres ont ressorti de l'oubli en 2005 des extraits de deux ouvrages : "la tyrannie collectiviste" (qui sert de titre au recueil) et "les principes de 89 et le socialisme".

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