Gauche libérale

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi, 18 avr. 2012

Propriété intellectuelle et téléchargement

Dans sa préface  au "Plaidoyer pour la propriété intellectuelle" de Lysander Spooner, Alain Laurent commet quelques raccourcis assez étonnants et une confusion systématique entre droit d'auteur, droits de l'auteur, droits de propriété intellectuelle et copyright.
Le ton est donné dès les premières lignes de cette préface qui affirme : "l’air du temps est à la stigmatisation du droit de propriété intellectuelle et, dans la foulée, du droit d’auteur – ou du «copyright» dans sa version anglo-saxonne. "

Alain Laurent évoque tout au long de sa préface les revendications des internautes à ne pas être poursuivi par l'industrie du disque, du cinéma, de l'édition ou par l'État pour avoir téléchargé un morceau de musique, un film, ou une œuvre littéraire et il les assimile à une négation des droits de propriété intellectuelle à caractère collectiviste.

Première erreur, personne, en téléchargeant une œuvre, ne prétend contester ou s'attribuer la propriété intellectuelle de son auteur. Quand on télécharge un morceau de musique ou un film on ne prive personne de sa propriété intellectuelle.
Le téléchargement ou le "photocopillage"n'est donc absolument pas une contestation des droits de propriété intellectuelle et encore moins des droits moraux de l'auteur qui, eux, sont par définition incessibles et intransmissibles.

Lire la suite...

lundi, 9 mar. 2009

Un instant de recueillement pour l'industrie du disque


  • Pendant 60 ans l’industrie du disque nous a obligé à payer pour dix titres de musique même s’il n’y en avait qu’un seul qui nous plaisait.
  • Pendant 60 ans l’industrie du disque nous a obligé à repayer les droits d’auteur dont nous nous étions déjà acquités pour un disque abimé ou rayé.
  • Pendant 60 ans l’industrie du disque nous a gonflé en sélectionnant puis en faisant la promotion des mêmes artistes du "box office" et en jetant les autres aux oubliettes.
  • Pendant 60 ans l’industrie du disque n’a rendu disponible que quelques milliers de titres au même moment dans les bacs des disquaires, soit des miettes de la production musicale.
  • Pendant 60 ans l’industrie du disque nous a forcé à acheter avant d’écouter.
  • Pendant 60 ans l'industrie du disque a produit des compilations mélées de quelques titres inédits pour forcer la revente de morceaux déjà acquis.


Ces malfaisants prétendent maintenant nous donner des leçons de morale sur le "piratage" ? Non mais on rêve !

Puisque l'industrie de la musique bling bling et de la vente forcée veut jouer avec le web, la réponse à ce kidnapping de l'Internet doit être proportionnée à la menace

N'achetez plus JAMAIS de CD. Comme les mines de charbon et les machines à écrire, l'industrie du disque doit disparaitre... Maintenant !  

Mais eux, personne ne les regrettera.

En ce qui concerne les droits d'auteurs, les revenus de la SACEM n'ont jamais baissés depuis l'avènement d'Internet. La soi-disant défense des artistes est donc une vaste escroquerie.