Gauche libérale

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Tag - gauche libérale

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mercredi, 2 sept. 2015

Une gauche libérale peut-elle renaître et comment la définir ?

Il n'existe aucune définition de la gauche libérale. Le thème revient pourtant de façon récurrente dans les ouvrages consacrés au libéralisme. On y attache des auteurs tel Yves Guyot, Karl Popper, Luigi Einaudi et bien d'autres, mais sans le moindre fil directeur. La préoccupation sociale semble en être le point de ralliement mais ce serait faire insulte aux autres libéraux de considérer qu'ils ne s'intéressent pas à la question sociale. Il faut donc trouver une méthode plus systématique pour essayer de caractériser ce que serait aujourd'hui une gauche libérale.

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mardi, 26 nov. 2013

Gauche libérale, la grande amnésie

Le fait de situer les libéraux à droite du spectre politique est un curieux accident de l'histoire, pour ne pas dire une anomalie qui n'est pas sans conséquence sur le faible succès des idées libérales et sur leur incompréhension de la part du public.
Car il est clair qu'un mouvement politique ne se définit pas seulement par ses idées, sa doctrine, sa philosophie, mais aussi par celles qu'il combat.

Pendant cent cinquante ans, les libéraux ont occupé les bancs de la gauche en France.  De 1789 à 1930, les libéraux et mouvements affiliés ont majoritairement siégé à gauche. En 1840, les députés libéraux les plus purs occupaient l'extrême gauche de la chambre. Non content de combattre la droite nationaliste, cléricale, corporatiste et protectionniste, ils se démarquaient même d'autres libéraux, plus prêts à des compromissions avec le pouvoir. L'autre gauche, la gauche jacobine, était à cette époque complètement déconsidérée. Le souvenir de ses violences et de ses échecs économiques et financiers était encore vivace.

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vendredi, 6 juil. 2012

Nos bourdes doivent-elles être corrigées par l'État?


Pour comprendre comment fonctionnent les choix humains, les psychologues et neuroscientifiques s'accordent pour distinguer deux sortes de pensée, obéissant à des méthodes très différentes de fonctionnement, au sein du cerveau humain :

  • un système automatique qui est : spontané, sans effort, associatif, rapide, inconscient
  • un système réflectif qui est : contrôlé, pénible, déductif, lent, conscient.

L'exemple caricatural (donné par  Nudge) de celui qui obéit toujours à son système automatique c'est Homer Simpson - l'exemple type de l'ecône, c'est à dire de celui qui utilise toujours son système réflectif, c'est Monsieur Spok.

Nudge aux éditions Pocket - réédition juin 2012

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jeudi, 11 nov. 2010

Proudhon et la gauche libérale

Difficile pour GL de ne pas s'intéresser à Proudhon, célèbre représentant d'une gauche résolument anti-collectiviste, cette gauche que les mouvements anarchistes et libéraux ont maintenue vivante jusqu'au début du XXe siècle avant que le socialisme ne l'étouffe.

Bien sûr, Proudhon se disait socialiste, puisqu'à l'époque le mot n'avait pas pris tout son sens. Le socialisme était en construction et Proudhon en était un artisan. Mais le socialisme de Proudhon n'a que bien peu de rapport avec celui de Saint-Simon ou de Marx. S'il prend la forme d'une critique radicale de la société et se range du côté des ouvriers face au grand capital, il ne contient aucune composante anti-individualiste et ne voit ni le prolétariat ni l'État comme des sources légitimes du pouvoir.
En fait Proudhon nous a légué une critique féroce de toutes les doctrines et postures du socialisme moderne.

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jeudi, 17 sept. 2009

Pourquoi n'y-a-t-il pas de libéralisme de gauche en France ?



Intéressante conférence de la fondation pour l'innovation politique intitulée : Pourquoi n'y-a-t-il pas de libéralisme de gauche en France ?
Intervention de Marc LAZAR, professeur des universités en histoire et sociologie politique à Sciences Po et à la Luiss de Rome.

J'émettrais un bémol sur le passage (premier quart) ou le conférencier décrit le "regain important du libéralisme dans sa dimension économique" tel qu'il fut perçu par la gauche française.
Sachant qu'un libéralisme purement économique ne peut exister que dans l'esprit des adversaires du libéralisme, l'analyse de Marc Lazar me parait beaucoup trop rationaliser ce "néo-libéralisme" qui est, il faut le rappeler, une pure invention de la gauche. Marc Lazar en essayant de nous faire comprendre le ressenti de la gauche française par rapport à un supposé "néo libéralisme objectif" fait involontairement apparaître les contradictions de cette position. Qu'est-ce en effet que ce libéralisme qui "essaye d'imposer des choix par le haut et de manière opaque" ?  On n'a jamais vu ça dans aucune théorie ou philosophie libérale. Enfin tenter d'expliquer le fantasme du néo-libéralisme par un autre fantasme: l'ultra-libéralisme, est un peu limite, même si le conférencier est censé exprimer le point de vue de la vieille gauche dirigiste. Non, il faut bien l'admettre, la gauche française s'est inventée un ennemi. La technique n'est pas nouvelle.

En revanche la conclusion de Marc Lazar est assez brillante : "Ce n'est plus la gauche que se sert du personnel du public, c'est une partie du personnel du public qui se sert de la gauche". Autrement dit la gauche est devenue l'otage de sa cible privilégiée, les fonctionnaires, qui l'empêche d'évoluer. Très bonne analyse !

vendredi, 4 avr. 2008

We are not alone in the universe

Première rencontre avec nos homologues grecs de  Left Liberal Synthesis

Les similitudes entre nos deux mouvements sont assez étonnantes.

Left Liberal synthesis est adossé à un petit parti de libéraux authentiques dénommé Liberal Alliance, ayant de grandes similitudes avec Alternative Libérale : parti récent, population jeune, positionnement "ni à gauche ni à droite" qui entraine une confusion vis à vis des médias et de certains militants.

C'est dans ce cadre qu'est né left liberal Synthesis qui veut attirer et former tous ceux qui pensent que la gauche devrait être libérale - ou que le libéralisme c'est la gauche - le débat est ouvert...

La situation politique grecque ressemble à celle de la France, Etat omniprésent, peur panique de la mondialisation, gauche clientéliste, droite inutile.

Bref, nous ne sommes plus seuls dans l'univers.

Après ce premier contact à Paris, l'un de nos objectifs est d'identifier les autres mouvements apparentés, en Europe et dans le monde.

A vos radiotéléscope !


ευχαριστω john σας δουμε συντομα

vendredi, 26 oct. 2007

David Poryngier votera « Gauche Libérale »

Pourquoi je soutiens « Gauche Libérale »

Quand Edouard m’a proposé il y a deux ans de fonder à ses côtés Alternative Libérale et de prendre en main la communication du parti, il était clair que nous n’allions pas créer un nouveau parti de droite sur le modèle de Démocratie Libérale. Au contraire, il s’agissait de tirer les leçons des impasses du passé et de fonder un mouvement d’un type nouveau, déterminé à transformer l’image que les Français se font du libéralisme.

J’avais adhéré un an plus tôt à Liberté Chérie, après avoir entendu Sabine sur une radio refuser le qualificatif de droite, saluer Bernard Kouchner et revendiquer la présence dans l’association de libéraux de gauche. C’est la première fois que j’entendais cette expression en France. Ayant un temps pensé m’engager, sans trop d’illusion, auprès des radicaux de gauche, c’est avec enthousiasme que je pris ma carte à LC et fit la connaissance de ce couple incroyable.

Mais cet enthousiasme devait être bientôt mis en difficulté. Ma déception fut grande devant le poujadisme et le simplisme de nombreux adhérents de Liberté Chérie, plus soucieux de casser du syndicaliste et de supprimer l’ISF que de libertés individuelles et de démocratie. Participant à une campagne téléphonique pour inviter les militants à participer à une manifestation anticastriste, je compris qu’il ne devait pas y avoir beaucoup de libéraux authentiques dans les fichiers de l’association, en tout cas fort peu qui se souciaient de la liberté des cubains. Enfin, la rencontre de plusieurs militants du FN lors de manifestations de Liberté Chérie vint à bout de ce qu’il restait de mon enthousiasme initial.

Je n’ai jamais tu mon étonnement et ma réprobation devant ces dérives, appelant sans relâche à une évolution du positionnement de l’association afin qu’elle revienne à ses principes fondateurs. C’est sur cette base qu’Edouard me proposa de participer à l’aventure AL et que je rendis ma carte à LC.

Deux ans de travail et un échec électoral plus tard, la tentation est forte pour certains de remettre en cause l’approche originale imaginée par les fondateurs, quitte à jeter le bébé avec l’eau du bain.

Ainsi, nous nous serions trop éloignés de la ligne « historique » du madelinisme, défendue par les associations libérales « historiques », nous aurions déstabilisé notre « électorat naturel » en prenant des positions radicales sur les libertés individuelles, nous aurions cédé à la social-démocratie en préférant Bayrou à Sarkozy, ou en ne succombant pas à l’anti-syndicalisme pavlovien.

Et tout ça, nous l’aurions fait dans l’espoir vain de parler à des électeurs fantômes, dont il serait acquit qu’ils ne sont pas libéraux, j’ai nommé les jeunes urbains.

Pourtant, la nouvelle génération des villes, qu’on appelle un peu vite bobos, est pétrie de valeurs humanistes, d’antiracisme, d’internationalisme, des lumières démocratiques de 1789 et de l’esprit libertaire hérité de mai 68. S’ils votent à gauche, c’est par générosité ou au nom de leurs libertés, certainement pas pour nationaliser les entreprises ou contester le libre-échange.

Ils savent l’impasse du socialisme, sont nés avec Internet et l’Europe sans frontières, n’ont jamais été syndiqués et ne connaissent du marxisme que l’effigie pop du « Che ». Leur boulot, c’est les stages payés au lance-pierre et un CDI au SMIC pour meilleur horizon. Ils ne misent pas un kopek sur leurs chances de toucher une retraite, sont lassés des contrôles d’identité à répétition et réfléchissent à s’exiler à Londres, Prague ou Barcelone, quelque part où « ça bouge ».

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samedi, 19 mai 2007

Alternative Libérale, la fin du ghetto pour les libéraux.

La récente prise de position d'Alternative Libérale en faveur de François Bayrou pour le premier tour de l'élection présidentielle et le déchaînement de passions qui s'en est ensuivi de la part de certains libéraux appelle quelques réflexions.

Rappelons les faits : Alternative Libérale n'a pu recueillir les cinq cents signatures nécessaires pour présenter son candidat à l'élection présidentielle de 2007. Suite à cela le parti, par la voie de son président et après décision du comité de direction, a décidé de soutenir François Bayrou au premier tour.

Cette décision a surpris et même faché certains libéraux (dont curieusement beaucoup situés en dehors du parti) qui estimaient que Nicolas Sarkozy était incontestablement le candidat le plus représentatif des libéraux.

Comment expliquer la violence de ces réactions ? Pourquoi, alors qu'une grande majorité de libéraux s'accordait à trouver Bayrou et Sarkozy bien peu libéraux, aurait-il fallu forcément choisir le second ?

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