Car ceux qui éteignent effectivement les lumières, maires UMP ou PS de nos communes, notables locaux, nationaux ou internationaux, ont tout intérêt à se présenter comme des sauveurs de l’humanité pour mieux asseoir leur pouvoir. Il est désormais clair que les dirigistes perçoivent l’écologisme comme une extraordinaire aubaine. Le contrôle étatique des "ressources" à toutes les échelles géographiques, permet une maîtrise de l’économie, donc des populations.
Tout accident écologique, toute pénurie, toute pollution pourra être imputée au  "marché", c'est à dire à la liberté présentée comme nocive, tandis que les État-nations s’attribueront un rôle bienfaiteur et régulateur. A ce titre il est intéressant de constater que l’écologisme n’emploie jamais le terme de "catastrophe écologique" pour désigner les tremblements de terre ou les tsunamis dévastateurs et meurtriers qui en Indonésie, à Haïti, en Chine,en Nouvelle Zélande et au Japon ont récemment fait plus de 500 000 morts, le terme de "catastrophe écologique" est exclusivement réservé aux sinistres d’origine industrielle et humaine.

L’écologisme vient à point nommé remplacer ou compléter  le social comme justification de l’interventionnisme. Il est vrai que le prétexte social, moteur de toutes les interventions étatiques de droite ou de gauche depuis un siècle, commence à être sérieusement discrédité. Après la débâcle communiste, ce sont aujourd’hui les États-providence bâtis par les sociales-démocraties qui sont en sérieuses difficultés et dont les résultats, autant que le modèle clientéliste, sont remis en cause.
Faisant preuve d’un invraisemblable culot, nos dirigeants ont pourtant réussi avec un certain succès à faire passer la "mondialisation", ou la "crise financière" pour les causes d’une faillite dont ils sont totalement responsables. Mais ils sentent bien que le subterfuge ne durera pas éternellement.
L’écologisme est donc ce nouveau levier dont les dirigistes ont tant besoin. Cerise sur le gâteau il présente l’avantage d’être encore plus incontestable (irréfutable) que le socialisme qu’il complète, puisqu’il ne vise rien moins qu’à "sauver la planète". Le socialisme, promettait une vie meilleure aux pauvres. Au lieu de ça, il les a ruinés, privés de liberté et envoyés se faire tuer à la guerre. Le gros défaut du socialisme, du point de vue dirigiste, c'est que tout le monde a pu constater les dégâts qu'il produit. L'écologisme, lui, promet un monde meilleur aux "générations futures". Il gomme le principal défaut de son grand rival avec la promesse d'un au-delà inatteignable et invérifiable : "entrons dans le monde d'après" nous intime le slogan du Grenelle de l'environnement.