Les obstacles dressés prennent les vieux prétextes français de la sécurité des citoyens et du mercantilisme pouvant résulter de l’exploitation des données mises à disposition. On n’est pas étonné non plus de voir les collectivités publiques réclamer rémunération pour ces données qui appartiennent pourtant aux citoyens qui les ont par ailleurs déjà financées par leurs impôts. C’est la double peine du contribuable français.

L’exploitation des bases de données publiques contribuera sans aucun doute à des avancées scientifiques importantes, à une meilleure gestion des biens publics et de l’environnement. A cette occasion, des outils informatiques nouveaux seront créés. Des entreprises à forte valeur ajoutée émergeront. Des métiers nouveaux seront proposés.

Mais au-delà ces considérations importantes, les freins à la mise à disposition de tous, des données publiques est le dernier avatar d’un état liberticide qui joue contre ses propres citoyens, d’un état dépassé par la modernité et qui a peur de ses propres ressortissants, d’un Etat obsolète et incompétent qui comme un petit chef se cramponne aux derniers vestiges de son pouvoir.

La totalité des données publiques doit être rendue accessible immédiatement, gratuitement et sans contrôle autre que la sécurité nationale ou le respect de la vie privée. Un état qui n’agit pas ainsi se délégitime.

Note :  Etalab Décret n° 2011-194 du 21 février 2011 portant création d'une mission « Etalab » chargée de la création d'un portail unique interministériel des données publiques