Ecran de fumée


Ceux qui utilisent le plus cette invective à l'égard de la pensée libérale, sont les socialistes qui, au nom de la "justice sociale", utilisent la coercition et le dirigisme comme base de leur système politique.
Or la philosophie libérale en plaçant la liberté, la responsabilité et surtout le consentement individuel au sommet des valeurs politiques est fondamentalement non violente. Les libéraux veulent des échanges pacifiques sans frontières ni contraintes tandis que les étatistes érigent des barrières et cultivent le patriotisme économique, quand ils ne poussent pas les peuples à s'entretuer au nom de la Nation.

Contrairement à ce qu'affirment les socialistes pour justifier leur interventionnisme autoritaire, la concurrence n'est pas la loi du plus fort mais celle du mieux offrant. Le marché n'est pas une arêne mais le lieu d'échanges volontaires dans lesquels chaque partie trouve son compte.

Il est intéressant de constater que dans les démocraties dirigistes l'Etat devient l'objet de toutes les revendications puisqu'il est la source principale des concessions, avantages, privilèges et protections que chaque groupe de pression peut obtenir au détriment des autres.
Mécaniquement, l'Etat providence est amené à distribuer ses faveurs aux plus influents, aux plus rusés ou aux plus violents. Il incite aux blocages et aux réclamations musclées, seuls moyens d'obtenir une amélioration de son sort dans une société qui condamne le contrat et le consentement mutuel.

La description d'un libéralisme "violent" est donc un écran de fumée destiné à dissimuler le rôle essentiel de la brutalité dans la société étatiste.

Photo flickR licence CC par Alexandre Marchand