Pour atteindre cet objectif l'IFP se propose de former des jeunes pour qu'ils puissent "s'exercer à l'action politique" grâce à des "exercices de prise de parole en public".

Tout cela me convient très bien. Les argumentaires ne s'improvisent pas et face aux activistes d'extrême gauche et à l'hypocrisie du socialisme compassionnel mafieux, il est préférable de bien roder son discours.

Un peu plus loin l'IFP se félicite des résultats obtenus par ses élèves sur le terrain et poursuit :

"Le jour de la fameuse «Gay Pride», le point de ralliement des lobbies homosexuels et des associations de gauche, nos jeunes pousses ont organisé une «life parade» et ont marché pour la défense de nos valeurs familiales".

Alors là ça se gâte sérieusement, car opposer les homosexuels à la vie - Gay opposé à Life - et établir sournoisement un lien entre les orientations sexuelles et les opinions politiques est tout simplement vomitoire.

L'IFP continue à s'auto-féliciter de ses résultats et conclut en invitant le lecteur à donner entre 30 et 150 euros pour "former les jeunes dont la France a besoin".

Que vont penser 90% des jeunes en lisant ce torchon ? Ils vont penser que ceux qui combattent le socialisme sont homophobes. Ils vont constater qu'on s'amuse bien mieux à la Gay Pride que dans un sinistre défilé "pour la défense des valeurs familiales"... et ils vont donc être fortement incités à rejoindre le camp du socialisme.
Donc en donnant 30, 50 ou 150 euros à l'IFP, il est clair que l'on participe activement à la promotion du socialisme en France. Les socialistes peuvent dormir sur leurs deux oreilles, l'IFP travaille pour eux et avec les deniers de la droite en plus !

En fait la littérature de l'IFP apporte la preuve éclatante que la droite conservatrice n'est pas en mesure d'empêcher l'expansion socialiste.

Elle illustre bien l'impasse politique de la France et d'une bonne partie de l'Europe : d'un côté une gauche qui utilise son attrait sur le plan sociétal et sur celui des droits de l'homme pour défendre un système de castes, de privilèges et de protectionnisme, de l'autre une droite conservatrice qui n'est prête à adopter le libre marché que pour en faire l'arène de sa morale et de ses valeurs.

Dans quel but  les think tanks libéraux français alimentent-ils les fichiers des organisations conservatrices et pourquoi les accueillent-ils dans leurs salons et manifestations ?  Espèrent-ils promouvoir le libéralisme en utilisant les réseaux et les ressources financières de la droite, ou bien au contraire veulent-ils, sous couvert de libéralisme économique, promouvoir une morale de droite ?

La première option serait une tragique erreur de stratégie politique, la deuxième un détournement de sens du libéralisme et une tromperie politique.