Il faut "redonner du lustre à Paris" nous dit Mme Fressenel : "Il est incroyable que si peu soit fait pour attirer durablement en résidence les grands créateurs, penseurs, savants ou entrepreneurs internationaux, dans le cadre de grands projets."

Car les héritiers du gaullisme, dirigistes dans l'âme, ont compris ce qui n'allait pas : "Force est de constater que la municipalité n’a pas de politique coordonnée d’envergure pour susciter de nouvelles formes de proximité, de vraies dynamiques de quartier et favoriser la mixité sociale."

Mais oui, c'est évident, Françoise de Panafieu et Philippe Goujon vont réussir là où ce pauvre Bertrand Delanoë a échoué. Eux ils savent comment faire !

Le vieux démon du planisme se porte à merveille. Mme Fressenel nous promet des "projets d'ensemble" qui vont changer des "actions symboliques" de Bertrand Delanoë. On va voir ce qu'on va voir... et Mme de Fressenel d'ajouter : "Nous devons tourner la page de cette politique au coup par coup, pour porter avec cohérence une vision ambitieuse : c’est la condition de la renaissance de Paris, ..."

Ce que les gaullistes et les socialistes, au pouvoir depuis cinquante ans dans ce pays n'ont pas compris, c'est que le lustre et le rayonnement d'une ville ne se décrètent pas. Une ville brille lorsque des talents s'y établissent spontanément. Paris au 13e siècle était renommée dans toute l'Europe pour son Université libre. La ville possédait des quartiers entiers d'étudiants étrangers. Le pouvoir royal prenait conseil auprès de l'Université. et il était impensable à l'époque qu'il l'investisse ou la subordonne. C'est de la liberté d'enseigner, confisquée aux français et remplacée aujourd'hui par un monopole d'Etat, que Paris a tiré une partie de son "lustre". Si des industriels, des artistes, des financiers se sont établis à Paris tout au long de son histoire, c'est parce qu'ils y ont trouvé la liberté et la sécurité, et certainement pas parce que des hauts fonctionnaires les y ont "incités".
Mieux, certains courants qui ont fait la renommée de notre capitale comme les impressionnistes, se sont bâtis contre le pouvoir et la reconnaissance officiels.

En marge du planisme socialo-gaulliste, Alternative Libérale propose un non-programme simple : restituer aux parisiens une partie de la la liberté et des droits qui leur ont été confisqués par les dirigistes qui s'échangent complaisamment le pouvoir depuis cinquante ans dans ce pays. Paris 24/24, c'est simple et libérateur : transports et commerces libres de fonctionner 24 heures sur 24 et sept jours sur sept comme dans toutes les grandes villes du monde.
Ce non-programme n'est que la première pierre que nous proposons de retirer aux murs, chicanes et barrages érigés par les étatistes. Ils en faudra bien d'autres et les élections municipales ne sont malheureusement pas les plus propices à la mise en oeuvre de nos idées, tant le carcan législatif national pèse sur les décisions locales.

Diriger, planifier, préserver, voilà précisément ce qui transforme Paris en musée et en Parc d'attraction. Car l'ordre, la beauté et la dynamique engendrés par l'ajustement mutuel de la foule des économies individuelles tend à disparaître au profit d'une organisation rationnelle et terne imposée par le pouvoir. Mme Fressenel nous montre bien que la méthode gaulliste est au fond exactement la même que la méthode socialiste, il n'y a que la clientèle qui change.