Nous ne nous faisions pas d'illusion sur le "libéralisme" du personnage, mais nous espérions tout de même qu'à l'occasion d'une élection sans ambiguïté, il mettrait à profit l'état de grâce pour faire les réformes indispensables dont nous avons besoin, à commencer par cesser de voter des budgets en déficit en tablant sur des taux de croissance irréalistes. Or, tout nous laisse penser que le nouveau gouvernement va persévérer dans l'erreur. Notre croissance est à la traîne de la zone euro, elle risque de le rester longtemps.

Nous ne pouvons pas relancer l'économie en nous contentant de distribuer des oboles pour que les Français les dépensent.

Simplement parce que ces oboles, ce sont ces mêmes Français qui les ont financées. Ce n'est que de l'argent recyclé, avec une perte au passage puisqu'il a bien fallu distribuer et contrôler. Pire, lorsque c'est le déficit public qui finance, c'est notre dette qui grimpe et nous demandons d'avance à nos enfants de payer ces oboles.

S'il n'y a pas création de richesses, il ne peut y avoir de relance.

Pour que se créent des richesses il faut que les entreprises investissent.

Pour que les entreprises investissent il faut qu'elles génèrent du profit
. Que cela plaise ou non aux adorateurs de Karl ne change rien à la dure réalité.

Pour qu'elles génèrent du profit il faut que l'état leur en laisse suffisamment : on parle beaucoup de l'impôt sur les sociétés, mais moins des taxes de toutes sortes que subissent les entreprises, des effets de seuil entraînant nouvelles taxes et obligations supplémentaires dès que le chiffre d'affaires dépasse de 1 euro un certain montant ou que l'entreprise grandit. C'est aussi un véritable frein à l'emploi. Qui a 9 salariés n'a aucune envie de passer à 10, qui en a 49 fera tout pour éviter d'en avoir 50. Au delà d'un chiffre d'affaires de 750 000 euros annuels, seuil permettant d'engager et de payer convenablement un salarié à temps plein dans une société de services par exemple, une CSG supplémentaire est réclamée par le fisc. Ce n'est qu'un exemple, il y en a à foison.

Voulons nous, oui ou non, une relance économique? Alors commençons par simplifier la réglementation et la fiscalité des entreprises et supprimons ces taxes idiotes. Alors seulement les entreprises, qui représentent un vrai gisement d'emplois, pourront financer leur croissance, donc embaucher. 

Embaucher, cela veut vraiment dire diminuer le chômage, donc améliorer les comptes sociaux, et donner du pouvoir d'achat qui sera réinjecté dans l'économie.

CQFD à l'attention des énarques et des socialo-démagogues.


Christianne Chavanne   Candidate AL dans la 8e circonscription de Paris

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