La Gauche libérale ne peut rester
indifférente à l'interdiction des minarets suisses.
Nous avons choisi d'aborder ce sujet en commentant les prises de position de
Daniel Cohn-Bendit dans l'interview qu'il a donné au quotidien Le Temps et que
l'on peut consulter
ici.
Cohn-Bendit énonce un principe fondamental auquel nous adhérons totalement
lorsqu'il dit :
"Je suis pour une démocratie directe "encadrée" par une Constitution qui
ne permette pas de voter sur n'importe quoi."
Alors que l'erreur d'arbitrage du match
France-Irlande prend les proportions d'une affaire d'Etat, la question est
évoquée de rejouer le match.
Si l'on se réfère aux règles du football, acceptées par les deux protagonistes,
ce match ne doit pas être rejoué. La prééminence de la décision arbitrale fait
en effet partie des règles du football. La décision, humaine de l'arbitre et de
ses assistants vaut sentence irrévocable. L'erreur humaine est donc admise par
les règles du football. Cela est confirmé par la FIFA qui précise que :
"l'arbitre ne peut revenir sur une décision que sous réserve que le jeu
n'ait pas repris ou que le match ne soit pas terminé". Faire rejouer le
match reviendrait donc à admettre que les règles sont faites pour être
transgressées et n'engagent que ceux qui leur obéissent.
Pourtant un groupe de députés, menés par le Vice président de l'assemblée
nationale, M. Marc Laffineur s'est mis en tête de faire rejouer ce match.
Malgré un travail acharné, malgré la mobilisation de militants motivés qui
n'ont pas compté leur temps et leur énergie pour qu'émerge enfin en France une
société de liberté, basée sur le Droit et la raison, que nous appelons tous de
nos vœux, nous avons connu des résultats électoraux décevants et une baisse du
nombre de nos adhérents.
C'est que nos idées, que nous savons fortes et profondément humanistes, ne
suffisent pas à mobiliser l'opinion, ni même à maintenir une dynamique de
croissance interne.
Les passages médias réussis de notre présidente attirent de nombreux militants,
mais nous ne savons pas les fidéliser. Nous débordons de propositions dans tous
les domaines, mais nous ne savons pas mettre en avant celles qui répondent le
mieux aux inquiétudes des Français. Nous sommes parvenus à organiser une
campagne européenne difficile pour un petit parti, mais les résultats sont
décevants.
Par ailleurs, Alternative Libérale a su créer une véritable marque, connue du
public et des médias, ce qui n'est pas si aisé face à un appareil dirigiste qui
se complaît à déformer tout message favorable au libéralisme.
Face à ce constat mitigé, et nourris par l'expérience de nos premières années
d'existence, nous pensons que le modèle actuel d'Alternative Libérale doit être
remis en question.
Ces deux mots, ont toujours autant de
succès parmi les dirigeants de la gauche. Jean Luc Mélenchon, Ségolène Royale,
Martine Aubry et même Bertrand Delanoë les invoquent, tel un mantra mille fois
répété. Ils sont ainsi cités quatorze fois dans le dernier livre de Bertrand
Delanoë, Leur emploi abondant n'a d'ailleurs pas pu empêcher la
déconvenue du maire de Paris aux élections internes du PS. L'infortuné avait eu
la malchance de se revendiquer du libéralisme (politique) juste avant la crise.
Les quatorze citations de la "justice sociale" n'ont donc pas réussi à
compenser sa malheureuse évocation du libéralisme.
Mais qu'est-ce que cette justice sociale dont se gargarisent tous les
dirigeants de la gauche rose verte et rouge et qui plaît tant à leurs électeurs
?
Intéressante conférence de la
fondation pour l'innovation politique intitulée : Pourquoi
n'y-a-t-il pas de libéralisme de gauche en France ?
Intervention de Marc LAZAR, professeur des universités en histoire et
sociologie politique à Sciences Po et à la Luiss de Rome.
J'émettrais un bémol sur le passage (premier quart) ou le conférencier décrit
le "regain important du libéralisme dans sa dimension économique" tel qu'il fut
perçu par la gauche française.
Sachant qu'un libéralisme purement économique ne peut exister que dans l'esprit
des adversaires du libéralisme, l'analyse de Marc Lazar me parait beaucoup trop
rationaliser ce "néo-libéralisme" qui est, il faut le rappeler, une pure
invention de la gauche. Marc Lazar en essayant de nous faire comprendre le
ressenti de la gauche française par rapport à un supposé "néo libéralisme
objectif" fait involontairement apparaître les contradictions de cette
position. Qu'est-ce en effet que ce libéralisme qui "essaye d'imposer des choix
par le haut et de manière opaque" ? On n'a jamais vu ça dans aucune
théorie ou philosophie libérale. Enfin tenter d'expliquer le fantasme du
néo-libéralisme par un autre fantasme: l'ultra-libéralisme, est un peu limite,
même si le conférencier est censé exprimer le point de vue de la vieille gauche
dirigiste. Non, il faut bien l'admettre, la gauche française s'est inventée un
ennemi. La technique n'est pas nouvelle.
En revanche la conclusion de Marc Lazar est assez brillante : "Ce n'est
plus la gauche que se sert du personnel du public, c'est une partie du
personnel du public qui se sert de la gauche". Autrement dit la gauche est
devenue l'otage de sa cible privilégiée, les fonctionnaires, qui l'empêche
d'évoluer. Très bonne analyse !
GL suit Manuel Valls depuis déjà quelque
temps.
Après le ralliement de Jean-Marie Bockel au gouvernement et la disparition,
avec son dirigeant, de la mouvance des socialistes libéraux, voici un nouvel
espoir de renouveau de la gauche française.
En rupture avec la direction du parti, Manuel Valls prône une refondation
complète du PS, incluant un changement d'objectifs, de dénomination et
l'abandon du mot socialiste.
On peut trouver dans son discours du théâtre Michel et dans son dernier
livre quelques sujets d'inquiétude et quelques sujets
d'espoir...
La classe politique française lance donc un
"débat" sur l'opportunité d'interdire la Burqa, c'est à dire le voile intégral
porté par certaines musulmanes. En réalité pour M. Copé, la cause est déjà
entendue, il faut légiférer !
Après les prouesses législatives de M. Jean Claude Gayssot, dont la loi éponyme
a établi un délit de contestation de crime contre l'humanité, voici une autre
initiative communiste, celle de M. Gerin portant sur l'interdiction du voile
intégral.
Libéral, Républicain, économiste et journaliste,
il fut député de Paris de 1885 à 1893 et ministre des travaux publics de 1889 à
1893.
Dreyfusard de la première heure,
antiboulangiste, anticlérical et laïque, Yves Guyot fait partie des libéraux
"de gauche" qui s'opposaient farouchement au socialisme.
Libéral militant, il fut à la fin de sa vie et
pendant vingt ans le rédacteur en chef de la célèbre revue des économistes.
Les belles lettres ont ressorti de l'oubli en
2005 des extraits de deux ouvrages : "la tyrannie collectiviste" (qui
sert de titre au recueil) et "les principes de 89 et le
socialisme".
En cette quatrième Journée Mondiale de Lutte contre
l'Homophobie, les statistiques sont toujours aussi inacceptables :
l'homosexualité reste illégale dans plus de 80 États, et elle est punie de mort
en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes unis, en Iran, en Mauritanie, au
Nigeria, au Soudan et au Yémen (selon lerapport de l'ILGA).
Si les choses ont beaucoup évolué dans notre
pays, l'égalité des droits n'est toujours pas atteinte. GL, soutenant ainsi le
programme d'Alternative Libérale, propose de faire du mariage un engagement
privé, religieux ou non, qui n'engage que deux adultes consentants, sans
distinction de sexe et sans obligation de passer à la mairie autrement que pour
informer l'état civil de l'union. Ce mariage privé mettra fin aux
discriminations d'ordre financières ou autres que l'Etat fait actuellement
peser sur ceux qui ne vivent pas selon le modèle "conforme" à la "morale
officielle".
Par ailleurs, face aux nombreuses familles
homoparentales, dont les enfants vivent dans le risque d'être séparés de l'un
de leurs parents en cas de séparation ou de décès de l'autre, GL propose que
lorsqu'un enfant ne dispose que d'un seul parent ou tuteur légal, celui-ci
puisse le faire adopter par ce qu'il juge être la cellule familiale et partager
l'autorité parentale.
GL demande donc que l'Etat perde son Droit de
tutelle automatique sur les enfants et que l'accord de gré à gré dans lequel
l'enfant, même mineur est partie prenante prédomine sur des "règles" obscures
et inhumaines.
Par Alain Cohen-Dumouchel le vendredi, 15 mai 2009, 21:28 - Actualité
La nouvelle tombe le 6 janvier 2009 : les israéliens ont bombardé une école
de l'ONU près du "camp" de Jabiliya à Gaza. Aussitôt débute un véritable
déchainement médiatique. La nouvelle est reprise partout, certains médias
publient cinq ou six articles sur le sujet,.des "témoins" oculaires se
manifestent. Des photos circulent. On parle d'une "boucherie" dans l'école
Les Droits de l'Homme découverts par le
siècle des lumières sont les droits naturels imprescriptibles attachés à
chaque individu, qu'aucune collectivité ni groupe constitué ne peuvent lui
retirer. Ces Droits furent reconnus par l'assemblée nationale française en 1789
dans un texte lumineux, véritable manifeste libéral de la première révolution
française.
En 1948, au lendemain de la guerre, les représentants de 58 nations
adoptaient un document de nature très différente qui proclamait (au lieu de
reconnaître) une nouvelle série de Droits de l'Homme dans lesquels se
retrouvaient quelques principes de droit naturel mêlés à des droits sociaux, à
des considérations sur la nationalité, et à des déclarations d'intention sur
des sujets aussi variés que "le niveau de vie", "les exigences de la morale",
l'ordre public", la protection des droits d'auteur, la vie culturelle, ou
même "le développement de relations amicales entre Nations". Ce que Jeane
Kirkpatrick allait appeler la "lettre au père noël" fût pompeusement dénommée
Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et placée sous la tutelle de
l'ONU.
Alors que l'avant projet de loi du gouvernement prévoit de faire figurer la
formule : "un crédit vous engage et doit être remboursé", sur toutes
les publicités relatives à un crédit, Alternative Libérale demande que cette
sage formule soit gravée de façon bien visible à l'entrée du ministère des
finances et sur tous les conseils généraux et régionaux de France.
Pendant 60 ans l’industrie du disque nous a obligé à payer pour dix titres
de musique même s’il n’y en avait qu’un seul qui nous plaisait.
Pendant 60 ans l’industrie du disque nous a obligé à repayer les droits
d’auteur dont nous nous étions déjà acquités pour un disque abimé ou rayé.
Pendant 60 ans l’industrie du disque nous a gonflé en sélectionnant puis en
faisant la promotion des mêmes artistes du "box office" et en jetant les autres
aux oubliettes.
Pendant 60 ans l’industrie du disque n’a rendu disponible que quelques
milliers de titres au même moment dans les bacs des disquaires, soit des
miettes de la production musicale.
Pendant 60 ans l’industrie du disque nous a forcé à acheter avant
d’écouter.
Pendant 60 ans l'industrie du disque a produit des compilations mélées de
quelques titres inédits pour forcer la revente de morceaux déjà acquis.
Ces malfaisants prétendent maintenant nous donner des leçons
de morale sur le "piratage" ? Non mais on rêve !
Puisque l'industrie de la musique bling bling et de la vente forcée veut
jouer avec le web, la réponse à ce kidnapping de l'Internet doit être
proportionnée à la menace
N'achetez plus JAMAIS de CD. Comme les mines de charbon et
les machines à écrire, l'industrie du disque doit disparaitre...
Maintenant !
Mais eux, personne ne les regrettera.
En ce qui concerne les droits d'auteurs, les revenus de la SACEM n'ont
jamais baissés depuis l'avènement d'Internet. La soi-disant défense des
artistes est donc une vaste escroquerie.
Le
dialogue entamé ce mercredi 18 février entre les partenaires sociaux et le
gouvernement peut-il aboutir ?
On peut bien sûr, douter de la représentativité des organisations syndicales et
souligner, une fois de plus, qu’elles sont financées par l’État, que leurs
comptes sont opaques, qu’elles bénéficient d’un monopole de représentativité
parfaitement scandaleux, que seulement 8% des salariés français sont syndiqués
et que les chômeurs sont laissés pour compte.
En ces temps de tensions
sociales et de grèves sur fond de crise, il est bon de rappeler que les
libéraux ne peuvent tolérer la notion de service minimum que tentent d'imposer
les étatistes de droite un peu partout en Europe.
Acceptée dans de nombreux pays, l'institution du service minimum est la
conséquence logique des dérèglements qu'engendrent le droit de grève
moderne conjugué avec l'existence des monopoles publics et du capitalisme de
connivence.
Rappelons la position des libéraux sur la grève.
Avec l'affaire Dieudonné
invitant Faurisson, la classe politique constructiviste qui gouverne notre pays
depuis 60 ans vient de connaître l'un de ses échecs les plus cuisants et les
plus médiatiques.
Les constructivistes sont ceux qui pensent que la société se modèle à
volonté et que l'on peut la piloter comme un véhicule ou la construire comme un
bâtiment. Les briques de ce bâtiment ce sont les lois, le ciment c'est
l'appareil administratif de l'Etat et des collectivités locales. Dans ce modèle
les individus doivent se plier à l'intérêt général défini par une élite
gouvernementale. En démocratie cette élite est élue par le peuple qui est
consulté à l'occasion des élections.
Les socialistes et les gaullistes sont de fervents adeptes de cette
politique.
Après avoir légiféré sur le niveau de vie, sur le travail, sur la santé, sur
le logement, sur la monnaie, les constructivistes ont décidé de réglementer une
partie de l'Histoire dont ils veulent figer une fois pour toutes le Déroulement
Officiel avec les lois Gayssot (contestation de crime contre l'humanité),
Taubira (reconnaissance de la traite et de l'esclavage) ainsi que celles
tentant d'établir le rôle positif de la colonisation ou la qualification
génocidaire des massacres d'arméniens.
La classe politique, notre ministre de l'intérieur, et les autorités
religieuses s'indignent de la tentative d'incendie perpétrée contre une mosquée
à Lyon. Mais dans cette nouvelle affaire d'agression inter-religieuse les
incendiaires sont-ils seulement ceux qui ont matériellement mis le feu à une
porte ?