Gauche libérale

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lundi, 4 nov. 2013

Le manifeste des "343 salauds" déchaîne les prohibitionnistes

La gauche dirigiste face à ses contradictions


La gauche au pouvoir, veut depuis plusieurs années pénaliser la prostitution. Elle a essuyé à ce sujet de nombreuses critiques venant de son propre camp comme de celui des prostituées qu'elle prétend défendre contre leur volonté.

En effet, si l'on considère que le sexe-plaisir n'est pas une activité dégradante ou perverse - position que l'on serait en droit d'attendre d'une vraie gauche progressiste - alors l'argumentaire des prohibitionnistes est totalement inconsistant et incohérent comme j'ai eu l'occasion de le démontrer ici et ici.

Si, en revanche on considère que le sexe est réservé à la procréation, que les jeux sexuels et la multiplicité des partenaires sont en soi moralement condamnables, alors la position de la "gauche" (qu'il faut désormais mettre entre guillemets) devient intelligible et rejoint celle de la droite cléricale et paternaliste. La position des prohibitionnistes "de gauche" n'était donc pas très confortable.

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mardi, 27 août 2013

Le bulletin de vote complet

S'inspirant de la méthode du "bulletin de salaire complet", le "bulletin de vote complet" consiste à révéler une réalité cachée, Il s'agit ici d'attirer l'attention, non plus sur le niveau et l'opacité des charges salariales, mais sur la représentativité réelle des femmes et hommes politiques au regard des pouvoirs dont ils disposent.

Nos "élus" (comme ils se dénomment eux-mêmes sans rire) sont en effet placés sur un piédestal. Propulsés au statut de représentants du peuple (nous), ils prennent des décisions sur des centaines de sujets pour lesquels nous ne leur avons délivré aucun accord.  Leur statut les autorise à utiliser la force publique pour imposer des lois et des règlements an nom d'une "volonté générale" qu'ils sont supposés incarner. Ils légifèrent sur tout, restreignant chaque jour un peu plus notre liberté individuelle. Ils n'ont aucune limite naturelle puisque leur mandat se déroule sans contrôle et qu'ils ne seront jamais tenus pour responsables de leurs erreurs.
Malgré tout cela et en dépit de la défiance dont ils font de plus en plus l'objet, ces femmes et ces hommes politiques continuent de bénéficier de "scores" électoraux dont ils se vantent et qui leur servent à asseoir leur pouvoir.

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lundi, 8 juil. 2013

Interdire l'éclairage nocturne (qui se voit) est un non-sens économique (qui ne se voit pas).

Photo licence cc par Osbern - Paysage désormais interdit, le soleil n'est pas couché.


Depuis le 1er juillet 2013 une nouvelle loi vient réglementer les éclairages nocturnes des bâtiments  et des bureaux. Promulguée dans une indifférence générale - une loi de plus qu'est-ce que ça peut bien faire ? -  la nouvelle réglementation se fixe deux objectifs : diminuer les "nuisances" lumineuses et réaliser des économies d'énergie.
Il s'agit en gros d'interdire d'éclairer des bureaux, des locaux commerciaux lorsqu'ils sont inoccupés et des façades de bâtiments la nuit "pour rien" (suivant l'expression employée par l'ex-ministre de l'écologie et de l'énergie, Delphine Batho). Pour l'instant, l'éclairage public n'est pas concerné.

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lundi, 1 juil. 2013

Clash Patrick Cohen - Marine le Pen : "bolchos" contre "fachos"

Quand les dirigistes s'invectivent, cela donne des situations intéressantes à analyser. L'un de ces mini psychodrames s'est récemment déroulé sur l'antenne de France Inter où le journaliste Patrick Cohen recevait Marine Le Pen.

Une mission de service public : faire déraper Marine Le Pen

Au début, Patrick Cohen pose quelques questions de politique politicienne sur les scores récents du Front National, et sur le scrutin de Villeneuve-sur-Lot. Il essaye de faire réagir Marine Le Pen en employant avec insistance l'expression partisane de "front républicain", sans succès, son interlocutrice ne réagit pas.

Dans un deuxième temps Patrick Cohen semble s'intéresser au programme du FN. La dirigeante du FN se voit offrir l'occasion de présenter rapidement les points de programme qui différencient son parti de l'UMP, à savoir : "tous pourris" et vive la "transparence" (imposée par le chef). Patrick Cohen s'ennuie. Il ponctue chaque phrase de Marine Le Pen de "hum" dubitatifs et méprisants : aucune neutralité journalistique mais peu importe (on est en France et dans le service public), il peut passer à la suite qu'il a soigneusement préparée.

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vendredi, 21 juin 2013

« Patent Pools » les trolls du brevet menacent l'innovation



Le sujet fait couler beaucoup d’encre aux États Unis, les « Patent Pools », qualifiés de trolls par certains médias américains, constituent-ils une menace pour l’innovation et pour le porte-monnaie des consommateurs ?

Les Patent Pools sont des consortium de brevets, c’est à dire des entités à but lucratif qui se chargent de regrouper et de gérer des brevets venant de plusieurs sociétés. C’est une sur-couche au modèle des brevets qui, au départ, devait favoriser l’innovation et faire baisser les prix pour les consommateurs. Il s’agit pour des sociétés de confier leurs brevets, gravitant autour d’une technologie donnée, à une entité spécialisée chargée de les gérer, c’est à dire de récolter les royalties, d’organiser la veille technologique, et de mutualiser les éventuelles actions en justice. En faisant baisser les coûts extrêmement élevés de la gestion individuelle des brevets, les organisateurs de ces ententes prétendaient favoriser le consommateur et permettre à de nouveaux entrants d’accéder à leurs services donc, favoriser la valorisation de la recherche.

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lundi, 10 juin 2013

Au secours, les dirigistes veulent réglementer le mot "restaurant" !

Photo ss licence CC par Lilina

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Le député UMP Daniel Fasquelle a déposé une proposition de loi visant à interdire l'utilisation du mot "restaurant" aux établissements qui ne "fabriquent" pas eux-mêmes leurs plats. M. Fasquelle annonce sur son blog qu'il va déposer un amendement au projet de loi sur la consommation qui reprendra sa (le possessif singulier figure bien dans le texte) proposition de loi de novembre 2012 :

Art. L. 121-97. – Ne peuvent utiliser l'appellation de “ restaurateur” ou “restaurant” que les professionnels qui assurent la fabrication de leurs plats sur place à base majoritairement de produits bruts.

« Tout professionnel ne satisfaisant pas à ces critères se voit interdire l’utilisation de l’appellation de “restaurant” et “restaurateur” sur n’importe quel support.


La proposition de loi de M. Fasquelle prévoit deux ans de prison et 37 500 € d'amende "au plus" pour les contrevenants.

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mercredi, 19 déc. 2012

L'idéologie de la prison fiscale


Photo FlickR licence CC par jon.t

En désignant comme des coupables ceux qui choisissent l'exil pour des raisons fiscales, la gauche socialiste et la droite gaulliste tiennent un curieux raisonnement qui trouve son origine dans leur idéologie commune. Les dirigistes considèrent en effet que ce n'est pas  parce qu'on a payé ses impôts qu'on est dégagé de ses obligations financières avec l'État. Parfaitement compréhensible s'agissant de la droite nationale, cette idéologie doit-elle faire l'unanimité à gauche ? Nous ne le croyons pas.

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mercredi, 21 nov. 2012

Nutella : besoin de nouvelles recettes

Photo FlickR licence cc par oneVillage Initiative

Le débat sur la taxation de l'huile de palme fournit une bonne image de la façon dont sont prises les décisions dans la société étatiste du spectacle et des lobbies où chaque groupe de pression essaie de d'influencer l’État tout puissant.

Examinons les arguments des parties en présence.

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vendredi, 9 nov. 2012

Anticor fête ses dix ans

Anticor, qui fête son dixième anniversaire, se présente comme une "association d’élus et de citoyens contre la corruption". La formule figure en préambule de ses statuts. On la retrouve schématisée dans sa dénomination et dans son logo qui représente un médicament censé guérir de la corruption. Tout cela semble parfaitement clair au premier abord. Pourtant si l'on s'intéresse à ce qu'Anticor défend au lieu de se laisser bercer par ce qu'elle combat, les choses sont un peu moins limpides.

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lundi, 22 oct. 2012

A quoi sert le MEDEF ?

La plus médiatique des organisations patronales a récemment du céder le devant de la scène à un mouvement spontané, les pigeons, supposé émaner de jeunes entrepreneurs.
Sans qu'elles soient parfaitement exprimées dans leur dimension philosophique, les motivations des pigeons sont claires : il s'agit de revendiquer pour soi-même un principe de créativité et de risque, il s'agit de refuser les mesures visant à brider l'innovation, l'inventivité, l'intrépidité, l'audace, la témérité. Le meilleur moyen de tuer ces valeurs déjà officiellement bannies de notre pays par le "principe de précaution" c'est d'empêcher leur juste rémunération. Le mouvement des pigeons est donc une réaction spontanée face à des mesures législatives qui, bien au delà des entrepreneurs, ont été ressenties par un large public comme des menaces pour l'accomplissement personnel et la liberté individuelle.

Face à cette fronde, la réaction tardive du Medef et des organisations patronales traditionnelles pose la question de leur rôle dans notre société. Les patrons, avec leur communiqué "état d'urgence entrepreneurial" et l'UMP en embuscade, sont-ils sur la même longueur d'onde que les pigeons ? Sur quels fondements repose l'action du Medef et plus généralement des organisations patronales ?

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samedi, 11 août 2012

La main invisible de la plage



En écrivant un article ayant pour thème le déployé de serviette sur la plage, j'ai bien conscience d'offrir un angle d'attaque inespéré à tous ceux qui ponctuent mes posts de commentaires aussi imaginatifs que peu amènes.
Camarades, c'est vrai, je l'avoue, je suis déjà parti en vacances au bord de la mer, et même plusieurs fois de suite. Je complète cet outing en précisant que les faits se sont produits dans plusieurs pays différents et notamment, mais pas seulement, tout autour du bassin méditerranéen. Cet aveu devrait entrainer pour certains, une bourdivine excommunication : 

« d'où parles-tu ? Es tu ouvrier, travailleur social, chômeur en fin de droits, immigré en situation irrégulière ? » 
Non, je suis à la plage, mais je vais quand même vous soumettre cette courte réflexion sur la façon dont les vacanciers disposent leurs serviettes sur ces étendues sableuses que l'administration n'a toujours pas songé à strictement réglementer.

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lundi, 30 juil. 2012

Moins de pain mais toujours des jeux

Fantastique foire du chauvinisme et du nationalisme le plus débridé, les jeux Olympiques viennent d’ouvrir leurs portes dans l’extase générale.
Même si, comme d’habitude, les dépenses et le flicage démentiels des jeux font l’objet ici ou là de quelques critiques, tous les médias relayent l’évènement avec une complaisance qu’un mauvais esprit (libéral de gauche) ne peut s’empêcher de trouver étonnante.


Photo FlickR licence CC par shimelle


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samedi, 28 juil. 2012

Prohibition de la prostitution, les dérives totalitaires de la démocratie

Photo flickR, licence CC non commerciale par Philippe Leroyer.

La volonté affichée par la gauche socialiste d'emboiter le pas à la droite pour instaurer un régime de prohibition de la prostitution en France est une bonne occasion pour réfléchir sur la notion de totalitarisme.

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vendredi, 6 juil. 2012

Nos bourdes doivent-elles être corrigées par l'État?


Pour comprendre comment fonctionnent les choix humains, les psychologues et neuroscientifiques s'accordent pour distinguer deux sortes de pensée, obéissant à des méthodes très différentes de fonctionnement, au sein du cerveau humain :

  • un système automatique qui est : spontané, sans effort, associatif, rapide, inconscient
  • un système réflectif qui est : contrôlé, pénible, déductif, lent, conscient.

L'exemple caricatural (donné par  Nudge) de celui qui obéit toujours à son système automatique c'est Homer Simpson - l'exemple type de l'ecône, c'est à dire de celui qui utilise toujours son système réflectif, c'est Monsieur Spok.

Nudge aux éditions Pocket - réédition juin 2012

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mercredi, 27 juin 2012

Nudge

Nudge (coup de coude)

Un livre important qui sort des sentiers battus

Nudge est un livre important qui a eu un fort retentissement dans son pays d'origine. L'édition originale de l'ouvrage est parue aux États-Unis en 2008. Il a connu un succès grandissant, aussi bien auprès des milieux démocrates que conservateurs. Il a été traduit en français en 2010.
Disons le tout net, Nudge n'est pas un ouvrage libéral, mais il contient la matière à de réelles avancées pour la philosophie libérale. Contrairement à la quasi totalité des essais économiques, politiques ou sociétaux, Nudge présente la particularité de ne pas ignorer les problèmes soulevés par les libéraux et d'y répondre avec franchise et même avec une certaine bienveillance, sans tenter de déformer la philosophie libérale.

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vendredi, 25 mai 2012

Le Droit Naturel pour les socialistes - II -

Dès que l’on évoque la nature humaine ou le droit naturel, la gauche actuelle fait une grimace de dégout en croyant avoir affaire à une croyance religieuse ou à une espèce de mysticisme. Examinons les trois principales critiques instinctives qui émanent de la gauche socialiste lorsqu’on évoque la notion de nature humaine.

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jeudi, 17 mai 2012

Le Droit Naturel pour les socialistes - I -

La philosophie libérale repose sur trois facettes d'une même notion qui est très mal comprise du public et de notre classe politique. Il s'agit du Droit Naturel, de la Nature Humaine et des Droits de l'Homme. Nous n'avons pas vocation à éduquer la classe politique actuelle qui est manifestement irrécupérable, mais il est dommage que le public ne puisse avoir accès aux bases de la philosophie libérale qui découle directement de celle des lumières. Nous donnerons donc ici une description, la plus simple et la plus claire possible du droit naturel moderne puis nous nous interrogerons sur les raisons de sa désaffection, notamment dans les rangs de la gauche socialiste.

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vendredi, 4 mai 2012

Collage d'affiches et ordre spontané

Évidemment, quand on tombe là-dessus on se pose des questions :



Nous sommes à quelques heures du scrutin, la bataille du collage fait rage sur les "panneaux d'affichage libre.", le ton monte entre les deux candidats et leurs états-majors de campagne,
Et pourtant, l'une des deux équipes de collage a épargné l'autre. Nous l'avons d'ailleurs constaté sur plusieurs panneaux aux alentours.
Ça veut dire quoi ?

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mercredi, 18 avr. 2012

Propriété intellectuelle et téléchargement

Dans sa préface  au "Plaidoyer pour la propriété intellectuelle" de Lysander Spooner, Alain Laurent commet quelques raccourcis assez étonnants et une confusion systématique entre droit d'auteur, droits de l'auteur, droits de propriété intellectuelle et copyright.
Le ton est donné dès les premières lignes de cette préface qui affirme : "l’air du temps est à la stigmatisation du droit de propriété intellectuelle et, dans la foulée, du droit d’auteur – ou du «copyright» dans sa version anglo-saxonne. "

Alain Laurent évoque tout au long de sa préface les revendications des internautes à ne pas être poursuivi par l'industrie du disque, du cinéma, de l'édition ou par l'État pour avoir téléchargé un morceau de musique, un film, ou une œuvre littéraire et il les assimile à une négation des droits de propriété intellectuelle à caractère collectiviste.

Première erreur, personne, en téléchargeant une œuvre, ne prétend contester ou s'attribuer la propriété intellectuelle de son auteur. Quand on télécharge un morceau de musique ou un film on ne prive personne de sa propriété intellectuelle.
Le téléchargement ou le "photocopillage"n'est donc absolument pas une contestation des droits de propriété intellectuelle et encore moins des droits moraux de l'auteur qui, eux, sont par définition incessibles et intransmissibles.

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lundi, 16 avr. 2012

Remplacer la justice sociale par la justesse sociale


La "justice sociale" c'est l'idée que les hommes de l'Etat doivent réparer des "injustices" qui naissent spontanément dans la société. Initialement employée par la gauche socialiste, la formule a été largement reprise puis adoptée par la droite néo-gaulliste. Ce mantra dirigiste suggère que la réglementation étatique est plus juste que la régulation qui naît de l'offre, de la demande et de la concurrence.
Les étatistes pourraient, de façon plus neutre, utiliser les termes d'ingénierie sociale ou même de redistribution sociale pour décrire leur action mais ils préfèrent se présenter comme des "justiciers" redresseurs de tort. On comprend bien l'intérêt qu'ils en retirent.
Le mot justice suppose qu'il y a des victimes et des coupables dans la société. Le concept de "justice sociale" implique donc que les hauts revenus et la réussite sont une forme de criminalité. Autrement dit si les services ou les produits que vous proposez deviennent très appréciés du public, vous serez poursuivi par les "justiciers sociaux".
Inutile de s'appesantir sur cette expression ; sauf à adhérer à la vieille théorie de la survaleur marxiste, la "justice sociale" est une véritable horreur idéologique.

Et pourtant, l'idée qu'il faut définitivement abandonner le concept de "justice sociale" suscite incompréhension et réticence jusque dans le camp des libéraux.

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