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  <title>Gauche libérale</title>
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  <description>Blog de l'association politique Gauche Libérale.
La vraie gauche ne peut être dirigiste elle est libérale,
Pour les partisans de la société ouverte.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 04 Feb 2012 21:28:32 +0100</pubDate>
  <copyright>Les textes appartiennent à leurs auteurs.</copyright>
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  <item>
    <title>Irrationalité individuelle et justesse des marchés</title>
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    <pubDate>Mon, 30 Jan 2012 22:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Ligne politique</category>
        <category>marché</category><category>réglementation</category><category>régulation</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;modelisation paysage, janv. 2012&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/wireframe3.jpg&quot; /&gt;L'une des critiques courantes portée à
l'encontre de l'auto régulation des marchés libres tient à la rationalité
supposée de leurs acteurs. Lorsque les économistes libéraux affirment que le
marché fixe le juste prix ou le juste salaire et qu'il fonctionne tout seul
dans l'intérêt de tous, cela voudrait dire que l'homo œconomicus sous tendu par
ce modèle raisonne correctement, qu'il est en quelque sorte infaillible. Les
contempteurs de l'ordre spontané utilisent ce prérequis supposé pour condamner
la théorie dans son ensemble. Ils rappellent que les individus ne sont ni
rationnels ni bien informés, et en déduisent que la science économique libérale
ne tient pas debout puisqu'elle utilise un modèle où les raisonnements des
individus et l'information dont ils disposent doivent être parfaits. Ils
accompagnent généralement cette démonstration d'un couplet sur l'inhumanité de
ce personnage &amp;quot;&lt;em&gt;calculateur, rationnel, égoïste et intéressé&lt;/em&gt;&amp;quot; qui ne
fait &amp;quot;&lt;em&gt;aucune place&lt;/em&gt; [...] &lt;em&gt;à la sensibilité humaine, au civisme, à
l'altruisme&lt;/em&gt;&amp;quot; 1 censé être à la base du modèle libéral mais qui, selon eux,
ne fait que trahir la froideur et l'irréalisme de ses défenseurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En fait il n'est pas du tout nécessaire que chaque individu pris isolément soit
rationnel et bon calculateur pour que le &amp;quot;marché&amp;quot; donne le bon prix, le bon
salaire ou, comme nous allons l'illustrer dans notre exemple, le bon
chemin.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Lorsqu'on essaye de déterminer la trajectoire optimum d'une route ou d'une
autoroute dans un paysage vallonné ou montagneux, on doit effectuer des calculs
complexes. Ces calculs sont effectués par des ordinateurs après relevés
topographiques par satellites et modélisation 3D du paysage. Il faut en effet
déterminer, parmi toutes les options possibles le trajet le plus &amp;quot;lisse&amp;quot;, celui
qui réalise le meilleur compromis entre le chemin le plus court et la
minimisation des dénivelés. Les techniques modernes permettent d'atteindre ce
résultat. Or que constatent les ingénieurs des ponts et chaussées lorsqu'ils
vont reconnaître sur le terrain le trajet déterminé par leurs calculs ? Eh
bien, que le tracé élaboré par l'ordinateur correspond peu ou prou aux chemins
muletiers présents depuis des siècles dans la montagne.&lt;br /&gt;
Cela veut-il dire que les muletiers sont parfaitement rationnels et capables
d'effectuer des calculs inaccessibles au commun des mortels ? non, évidemment.
Le chemin qu'ils choisissent individuellement cherche à se rapprocher du trajet
le plus court et le moins pénible entre deux points. Comme tout le monde, ils
peuvent se tromper et faire de mauvais choix, mais à la longue, à force
d'essais, au fil d'itérations successives opérées par plusieurs générations,
ils trouveront la meilleure voie.&lt;br /&gt;
En dehors des simples erreurs, les muletiers peuvent aussi dévier du chemin
idéal pour d'autres raisons : beauté d'un point de vue, attraits de la bergère
qui travaille en amont ou en aval, désir d'éviter un autre muletier, détour par
un champ propice à la cueillette, etc. A long terme, ces critères irrationnels
en regard du but poursuivi s'annuleront et ne restera que le facteur objectif
d'optimisation du trajet.&lt;br /&gt;
En revanche, si les autorités locales, influencées par le mari de la bergère
(celle qui subit les avances du muletier), décident que &amp;quot;par mesure de
sécurité&amp;quot;, les mules et leurs maîtres devront passer à plus d'un kilomètre des
zones de pâture, alors il est très probable que le nouveau chemin ne pourra
plus &lt;em&gt;jamais&lt;/em&gt; correspondre à celui déterminé par ordinateur.&lt;br /&gt;
Dans l'exemple des muletiers les itérations se font sur une longue période. Le
bon résultat est obtenu au fil du temps. Sur les marchés boursiers l'ajustement
est très rapide puisque ce sont des millions d'opérations qui se font à la
seconde.&lt;br /&gt;
Les acteurs de la vie économique, c'est à dire de la vie tout court, en plus
des erreurs de raisonnement qu'ils peuvent commettre, possèdent une large part
d’irrationalité dans laquelle se mêle la passion, la négligence, l'obstination,
l'amour, l'exaltation ou le découragement, mais cela n'empêche pas un marché
libre de donner la bonne indication sur les prix, les salaires ou sur le
meilleur chemin à suivre dans la montage.&lt;/p&gt;
&lt;h5&gt;(1) Joseph Stigmate - Le triomphe de la cupidité - Chapitre 9 - Page
397.&lt;/h5&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Mariage homosexuel, la gauche aveuglée par l'État</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2012/01/21/Mariage-homosexuel%2C-la-gauche-aveugl%C3%A9e-par-l-%C3%89tat</link>
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    <pubDate>Sat, 21 Jan 2012 17:25:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>mariage</category><category>mariage civil</category><category>mariage homosexuel</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/mariage-yXeLLe___rtBrut_.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;mariage, janv. 2012&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/mariage-yXeLLe___rtBrut_.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il est intéressant de voir
avec quelle passion la gauche socialiste défend le mariage homosexuel. Car tout
de même, pincez moi si je rêve, mais quand on défend le mariage gay on défend
le mariage non ?&lt;br /&gt;
Alors où est passé le &amp;quot;peuple de gauche&amp;quot;, libéré, libertaire, celui qui
dénonçait les conventions petites-bourgeoises et qui voulait se libérer de tous
les carcans imposés par la société, les coutumes, l'histoire 
? &lt;br /&gt;
Eh bien il a tout simplement disparu. La gauche anti-système a été récupérée,
transformée en lobby de petits-bourgeois-fonctionnaires, plus soucieux de
protection et de principe de précaution que de libération des mœurs.&lt;br /&gt;
Cette nouvelle gauche - la deuxième parait-il - s'est récemment sentie investie
d'une mission humanitaire : faire accéder le peuple homosexuel aux bienfaits du
mariage civil. Triste façon de résoudre un problème pourtant bien réel, car
elle est à ce point idolâtre de l'État qu'elle ne peut même plus envisager la
solution la plus simple : supprimer le monopole du mariage.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il faut dire que ce mariage civil, ridicule copie jacobine du mariage
religieux, pose beaucoup de problèmes à la société. Il pose d'abord le problème
du divorce qui a fait l'objet de débats passionnés dans le passé. Puis, comme
l'État accorde des privilèges écrasants aux couples mariés (avantages fiscaux,
réversion de pension au dernier vivant, droits de successions réduits), ce
statut attire la convoitise de tous ceux qui ne peuvent pas en profiter. Tout
le monde, et c'est bien normal, veut pouvoir se marier pour ne pas subir la
spoliation légale qui frappe les célibataires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais pourquoi laisser à l'État le monopole du mariage ? On n'a pas besoin de
l'État pour faire constater publiquement l'union de plusieurs êtres à partir du
moment où cette alliance n'entraîne pas l'octroi de privilèges. Ceux qui ne
sont pas mariés n'ont pas à subir de spoliation légale de la part de ceux qui
le sont. Contrairement à l'Église, l’État ne doit pas inciter à adopter un mode
de vie plutôt qu'un autre. Au nom de quoi l'État devrait-il savoir avec qui
nous couchons et quel est le nombre ou le sexe de nos partenaires ? Que l'État
sache où nous habitons est peut-être un mal nécessaire. Tout le reste est
parfaitement inutile et liberticide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le club des jacobins répond inévitablement à ces arguments : oui mais c'est
horrible, si on laisse faire il va y avoir de la polygamie. Et alors, la belle
affaire ! la polygamie, la polyandrie ou les communautés &amp;quot;libres&amp;quot; ne posaient
pas de problèmes à la gauche en 68 pourquoi en poseraient-elles aujourd'hui ? A
cause de la polygamie musulmane peut-être ? Mais dans ce dernier cas c'est la
contrainte qu'il faut combattre, pas la polygamie en elle même. Pourquoi trois
êtres qui s'aiment sincèrement et qui veulent élever des enfants ensemble
devraient-ils subir les foudres de la gauche ?  C'est le monde à l'envers
!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on met de côté la redistribution totalement injuste que le mariage civil
actuel opère au détriment des célibataires et au profit des couples mariés, en
quoi consiste le mariage ?&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;C'est d'abord la publicité d'une union et d'un engagement. Au temps
d'Internet et du &amp;quot;Cloud&amp;quot;, ce service, déjà accessible à l'aide d'un simple
journal d'annonces officielles, devient excessivement facile à réaliser de
manière privée.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le mariage c'est ensuite un contrat qui fixe les droits et devoirs des
époux en matière : d'éducation des enfants, de répartition des acquis et du
patrimoine de chacun, de protection et d'assistance mutuelle.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ce type de contrat peut parfaitement être rédigé par des sociétés ou
associations privées qui pourront se spécialiser dans certaines formes de
mariages (gay, lesbien, de groupe) ou traiter tous les types de mariage. On
peut deviner par exemple que l'association &amp;quot;Église catholique&amp;quot; ne mariera que
des couples hétérosexuels baptisés et n'autorisera pas le divorce. Mais par
ailleurs, toutes les formes de contrat librement consenties et non contraire au
droit commun seraient possibles. Rien n'empêche d'ailleurs l'État de servir de
guide en conseillant (sans rendre obligatoire) un ou plusieurs contrats par
défaut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s'agit donc pas de supprimer le mariage en soi - beaucoup de monde y est
attaché - mais de le libérer du carcan monopolistique de l'État qui,
poursuivant le modèle clérical, continue à discriminer moralement et
pécuniairement une partie de la population. Ce n'est pas en faisant passer les
couples homosexuels du camp des oppressés au camp des oppresseurs que l'on
résoudra le problème. La deuxième gauche ne l'a pas compris, vivement la
troisième !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Lois mémorielles et droits de l'homme</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2012/01/15/Lois-m%C3%A9morielles-et-droits-de-l-homme</link>
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    <pubDate>Sun, 15 Jan 2012 18:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>Constructivisme</category><category>Droits de l homme</category><category>lois mémorielles</category><category>négationniste</category>    
    <description>&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/memorial_Patcard.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;memorial, janv. 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/.memorial_Patcard_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Les constructivistes sont ceux
qui pensent que l'Homme et la société se modèlent à volonté au moyen du droit
positif. Il s'agit pour eux de fabriquer un monde meilleur comme on
fabriquerait un immeuble. Les briques de ce bâtiment ce sont les lois, le
ciment c'est l'appareil administratif de l'État . Dans cette vision naïve,
presque infantile de la société il suffit de décréter un salaire minimum, pour
augmenter le niveau de vie, de promulguer un droit au logement pour que tout le
monde dispose d'un toit et il suffit d'interdire les licenciements pour que le
chômage diminue.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Les lois mémorielles font partie de cet édifice
de plus en plus brinquebalant. Après avoir réglementé le niveau de vie, le
travail, la santé, le logement, la monnaie, le climat, les constructivistes ont
décidé de réglementer une partie de l'Histoire pour figer une fois pour toutes
son Déroulement Officiel et punir ceux qui le contestent.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le problème c'est que toutes les lois constructivistes échouent à long
terme, &lt;em&gt;toujours&lt;/em&gt;. C'est une mécanique implacable qui se met en branle
dès lors que le droit positif s'oppose aux droits de l'Homme, en l'occurrence
ici, à la liberté d'expression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lois mémorielles initiées par la Loi Gayssot de 1990 ont vingt ans et,
déjà, on peut discerner deux causes dramatiques de leur échec à moyen ou long
terme.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Premièrement elles transforment en victimes ceux qu'on empêche de
s'exprimer. C'est le cas avec les négationnistes de la shoah, dont les théories
imbéciles acquièrent un indéniable prestige parce qu'elles sont interdites.
Comment contester les négationnistes puisque leurs arguments sont inaudibles ?
On aboutit ainsi à ce paradoxe : tout le monde sait qu'il existe des théories
niant l'existence des chambres à gaz. Tout le monde sait par exemple que M.
Faurisson a produit une thèse universitaire sur le sujet, &lt;em&gt;mais personne ne
peut la lire,&lt;/em&gt; donc &lt;em&gt;personne ne peut y répondre&lt;/em&gt; c'est à dire que
&lt;em&gt;personne ne peut la contester&lt;/em&gt;. Autrement dit en interdisant la liberté
d'expression d'un négationniste on interdit aussi la réponse que l'on peut lui
apporter. Les contre-réactionnaires, comme les appelle P.A. Taguieff,
contribuent donc à pérenniser les mythes qu'il prétendent combattre : la non
existence des chambres à gaz ou l'absence de génocide arménien.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Deuxièmement les lois mémorielles incitent à la surenchère violente des
différentes communautés ou groupes qui s'estiment dépositaires du malheur de
leurs ancêtres. La loi Gayssot, la première, a institué un délit de
&amp;quot;contestation de crimes contre l'humanité commis au cours de la seconde guerre
mondiale&amp;quot; puis ont suivi les lois Taubira (reconnaissance de la traite et de
l'esclavage) ainsi que celles tentant d'établir le rôle positif de la
colonisation et la qualification génocidaire des massacres d'arméniens. La
nouvelle loi vise à pénaliser la contestation de tous les génocides, c'est à
dire tous ceux reconnus par la loi, et non plus le seul génocide juif. On
imagine la suite : le porte parole de Philippe de Villiers a déjà demandé à ce
que soit reconnu le génocide des vendéens pendant la révolution, les rwandais
vont évidemment demander à ce que soit reconnu &amp;quot;leur génocide &amp;quot;, puis suivront
les cambodgiens, et pourquoi pas les allemands, qui ont subi des bombardements
massifs sur leurs populations civiles de la part des alliés, puis les chinois
confrontés aux massacres japonais, et les japonais qui ne voudront pas être en
reste après avoir été exposés au feu atomique. Ce processus ne connaîtra pas de
fin.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Quand on constate le niveau d'instrumentalisation et d'intolérance déjà
atteint par les officines françaises de l'antiracisme on ne peut que
s'inquiéter de ce nouveau foyer de cristallisation communautariste. Au nom de
&amp;quot;l'amitié entre les peuples&amp;quot; on va bientôt nous demander de reconnaître le
génocide des arabes par la Reconquista espagnole du 15e siècle. Et bien sûr,
car cela va toujours de pair, il faudra subventionner chacune des associations
qui prétendent en sauvegarder la mémoire et trouver une date pour célebrer
l'évènement (ce qui risque de devenir fort heureusement impossible). En ces
temps de crise, il est vrai que le clientélisme mémoriel coûte
&lt;em&gt;apparemment&lt;/em&gt; moins cher aux femmes et aux hommes politiques que l'aide
sociale ou les plans industriels qu'ils pratiquent depuis 50 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, une citation trop pessimiste de Philippe Muray :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La liberté de penser (donc, par définition de penser mal) ne peut plus
être protégée; cette liberté disparaîtra de la liste des droits de l'homme le
jour où l'on estimera démontré que toute liberté individuelle a des effets
collectifs nocifs.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour le bêtisier écoutons Mme Valérie Boyer (UMP), rapporteur (sans e) de
la loi : &amp;quot;&lt;em&gt;le sujet n’est ni de droite ni de gauche : c’est un problème
de droits de l’homme sur lequel nous pouvons nous retrouver puisque nous
souhaitons tous que le négationnisme soit pénalisé &amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;western&quot;&gt;Article 19 de la déclaration universelle des droits de
l'homme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui
implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de
chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les
informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne sommes pas très friands de la déclaration universelle des droits de
l'Homme, véritable contresens philosophique des vrais Droits de l'Homme
libéraux de 89, mais il est bon de rappeler que les dirigistes sont incapables
de respecter les droits qu'ils ont eux-mêmes promulgués.&lt;/p&gt;
&lt;h6&gt;Photo flickR licence CC par Patcard&lt;/h6&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les libéraux face à la crise</title>
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    <pubDate>Mon, 09 Jan 2012 00:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Ligne politique</category>
        <category>crise</category><category>dette</category><category>libéraux</category><category>partis</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/2000_milliards_de_dette.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2000 milliards de dettes, janv. 2012&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/.2000_milliards_de_dette_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
La crise de l'Etat providence propulse sur le devant de la scène le discours
libéral, qui seul l'avait prévue. Comme nous le rappelle l'affiche/tract
d'Alternative Libérale qui date de 2006, seuls les libéraux mettaient le public
en garde contre la dette, bien avant la pré-crise de 2008 suivie par
l'éclatement de la bulle étatique. Pourtant ces mêmes libéraux apparaissent
aujourd'hui bien divisés lorsqu'il s'agit de présenter des solutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a les partisans de l'étalon Or. et des monnaies métalliques mais il y a
aussi ceux qui défendent le Free banking ou les monnaies libres.&lt;br /&gt;
Il y a les pro européens représentés par le PLD et par Alternative Libérale et
il y a des anti-européens qui invoquent des strates administratives inutiles et
pesantes.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il y a ceux qui veulent à tout prix sortir de l'Euro qu'ils dénoncent comme
une calamité - Charles Gave en tête.&lt;br /&gt;
Il y a ceux qui nous indiquent qu'il faut monétiser la dette d'urgence avec une
gouvernance européenne renforcée et une relance de l'investissement comme
Nicolas Baverez.&lt;br /&gt;
Il y a Alain Madelin qui considère que l'Euro peut parfaitement servir de
monnaie unique sans gouvernement central, même pour des pays très
différents.&lt;br /&gt;
Il y a la tendance libertarienne qui se fout éperdument du problème; après tout
les étatistes n'ont qu'à se débrouiller avec l'incendie qu'ils ont
allumé.&lt;br /&gt;
Il y a la tendance Lemmenicier, proche de ces derniers qui recommande de ne pas
rembourser la dette. De cette manière personne ne nous prêtera plus à
l'avenir.&lt;br /&gt;
Il y a ceux qui pensent comme Vincent Bénard que nous sommes en faillite avérée
et qu'il faut donc gérer cette faillite de la façon la mieux ordonnée
possible.&lt;br /&gt;
Il y a ceux qui considèrent tout à fait scandaleux que l'on refinance des
banques qui sont virtuellement en faillite. Ceux-là insistent donc pour que les
actionnaires perdent leur mise.&lt;br /&gt;
Mais d'autres soulignent que les banques se sont vu imposer réglementairement
l'achat massif de dettes d’État présentées comme totalement sûres, et sont donc
partisans de leur sauvetage.&lt;br /&gt;
Enfin certains voient dans une forme d'allocation universelle une solution pour
sortir du clientélisme social alors que d'autres qualifient la mesure de
liberticide et n'y voient qu'une illusion vouée à l'échec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour encore compliquer les choses, ces positions ne sont pas toutes
exclusives ce qui fait que les chapelles et sous chapelles libérales sont
encore plus nombreuses que la liste ci-dessus ne le laisse croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les prochaines échéances électorales séparent également les libéraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ceux qui soutiennent envers et contre tout la majorité
présidentielle, vue comme l'ultime barrage de la gauche socialiste.&lt;br /&gt;
Il y ceux qui proposent des alliances avec les partis en place :&lt;br /&gt;
Alternative Libérale devenu club politique soutien Hervé Morin parce qu'il
serait le mieux disant libéral (comprendre le moins illibéral) et qu'il a
clairement exprimé son intention de rallier Sarkozy au second tour.&lt;br /&gt;
Le PLD s'orienterait (au conditionnel) vers Bayrou parce qu'il représente le
meilleur compromis entre mieux disance libérale et chances de l'emporter.&lt;br /&gt;
Enfin il y a les Ron-Paulistes à la française qui prônent une démarche pure,
isolée des grands partis, une sorte &amp;quot;d'avant garde&amp;quot; libérale qui attendrait le
&amp;quot;grand soir&amp;quot; en tenant un discours sans concession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, le petit monde libéral français a été brillant et impressionnant dans
l'analyse, dans la prévision et dans les mises en garde - c'est indéniable - il
l'est beaucoup moins lorsqu'il s'agit de présenter des solutions crédibles ou
de parler d'une voix unie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les différences de stratégie politique sont relativement normales et ne
doivent pas nous alarmer outre mesure, les différences de doctrine révélées par
la crise sont en revanche plus inquiétantes. Il faut bien appeler un chat, un
chat, c'est à une cacophonie libérale que nous assistons.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
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    <title>La spéculation pour les socialistes</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/12/20/La-sp%C3%A9culation-pour-les-socialistes</link>
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    <pubDate>Tue, 20 Dec 2011 10:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>crise</category><category>disques durs</category><category>pénurie</category><category>réglementation</category><category>régulation</category><category>spéculation</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/DD-WDCGm30.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;disques durs WD, déc. 2011&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/.DD-WDCGm30_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Les deux plus grands fabricants
mondiaux de disques durs, Western Digital et Seagate ont subi les inondations
catastrophiques de Thaïlande. Plusieurs sites importants de production ont été
touchés, des usines ont été fermées et même partiellement détruites. On estime
que la production mondiale a été réduite de 25 à 28% ce qui est énorme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment le marché du disque dur réagit-il à cette catastrophe écologique
?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Rappelons tout d'abord que le marché du disque dur est à peu de choses près
libre (si l'on met de côté les lois sur les brevets qui limitent
artificiellement le nombre de ses acteurs). Il n'y a pas ici de quotas de
disques durs réservés par les gouvernements pour leurs peuples, pas de lois
règlementant la production ou les prix des disques durs, pas de permis de
produire des disques durs, pas d'autorité de régulation des disques durs, ni
même de banque centrale des disques durs, enfin pas de prison à perpétuité pour
ceux qui mettraient sur le marché de nouveaux disques durs. Comme le marché des
vélos ou comme celui des poêles à frire, le marché des disques durs obéit donc
à l'impitoyable &amp;quot;dictature des marchés&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Première surprise, contrairement aux sinistres prédictions des
interventionnistes de tous bords, on ne constate dans le passé aucune &amp;quot;bulle
sur les disques durs&amp;quot;, ni d'ailleurs sur les vélos ou les poêles à frire. Voilà
des marchés laissés aux mains des prédateurs capitalistes qui se régulent très
bien tout seuls. Pas de montée cyclique des cours, pas de pénurie, on constate
au contraire une baisse régulière des prix, fonction des progrès technologiques
et du jeu de la concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le même temps, l'immobilier et le crédit, deux secteurs d'activité
caricaturalement contrôlés par les États-nations au moyen d'une armée de
fonctionnaires sont secoués de crises cycliques que les ultra-étatistes tentent
fébrilement d'attribuer à une pseudo &amp;quot;dérèglementation&amp;quot;. Complètement aveugles
au milieu qui les entoure, ils pensent aussi (ou essaient de faire croire) que
leur faillite est due au monde de la finance dont ils ont pourtant
intégralement fixé les règles au moyen de règlementations, lois et traités
d'une complexité kafkaïenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxième surprise, le marché du disque dur, même confronté à une situation
de crise brutale, réagit &amp;quot;intelligemment&amp;quot;. Les grossistes, apprenant l'ampleur
de la catastrophe, augmentent immédiatement les prix de vente de leur stock
sachant que les sources d'approvisionnement vont se tarir. Ce faisant ils
&amp;quot;spéculent&amp;quot;. Quelles sont les conséquences pour eux et pour les autres ? Les
grossistes réalisent une bonne opération puisqu'ils vendent très cher des
disques achetés bon marché. D'un autre côté ils compensent leurs pertes futures
sur la baisse attendue des volumes. Les clients eux, se trouvent confrontés à
une hausse spectaculaire des prix qui sont actuellement deux à trois fois plus
élevés qu'avant les inondations. Cette hausse entraine un arbitrage des clients
: ceux qui ont un besoin urgent vont acheter, les autres moins pressés, vont
retarder leurs acquisitions ou diminuer leur consommation en espérant que les
prix auront baissé entre temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier effet de la spéculation est donc de retarder la pénurie pour ceux
qui ont le plus fort besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre conséquence très bénéfique de la spéculation c'est qu'elle incite
les usines restantes à tourner à plein régime, même à coût marginal plus élevé.
Tous les constructeurs sont incités à augmenter leur production puisque les
prix sont plus hauts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bêtise habituelle des dirigistes consiste à intervenir pour maintenir les
prix bas. C'est une erreur classique qui obéit généralement à des
considérations électoralistes. Pour faire plaisir à une clientèle électorale on
légifère pour &amp;quot;fixer&amp;quot; les prix tout en s'indignant des profits réalisés par les
spéculateurs. De ce fait il n'y a pas de ralentissement de la consommation, le
stock s'épuise, la pénurie arrive donc plus vite, et comme il y a moins
d'incitation à produire puisque les prix restent bas, la pénurie dure plus
longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple le plus célèbre est la fixation des prix du blé par les jacobins
pendant la révolution française. L'instauration du &amp;quot;maximum&amp;quot; (fixation des
prix) pour lutter contre &amp;quot;l'agiotage&amp;quot; (la spéculation) devait provoquer la
chute de la production, le découragement et parfois la fuite des fermiers, avec
pour conséquences une famine épouvantable et des millions de morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mêmes remèdes imbéciles et parfois criminels sont malheureusement
toujours proposés de nos jours dans des domaines variés : énergie, transports,
loyers immobiliers, par une classe politique ultra dirigiste et fière de
l'être.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul doute que si la situation perdure et que les services de l'Etat sont
obligés de payer leurs ordinateurs plus chers, nous n'échapperons pas à un
discours de Nicolas Sarkozy sur la nécessaire &amp;quot;moralisation du marché des
disques durs&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on l'a vu avec l'exemple des vélos, des poêles à frire et des disques
durs, un marché complètement libre ne donne pas lieu spontanément à de la
spéculation. Pour que la spéculation apparaisse, il faut toujours une cause
extérieure imprévisible, un facteur d'incertitude. C'est à cette seule
condition que &amp;quot;ceux qui savent&amp;quot; ou &amp;quot;ceux qui détiennent&amp;quot;, peuvent espérer
&amp;quot;battre le marché&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple des disques durs montre aussi que la spéculation dans un marché
libre a un effet régulateur, donc bénéfique pour tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas des marchés financiers et de la crise actuelle, il y a bien un
phénomène spéculatif. A quoi est-il du ? Quelle est &amp;quot;l'inondation&amp;quot; qui provoque
la spéculation ? Pour la crise récente, il est évident que le &amp;quot;débordement&amp;quot;
provient du déficit chronique et de la dette accumulés par les
sociales-démocraties. D'une manière plus générale, les facteurs d’incertitude
et de dérèglement en matière de monnaie/crédit et d'immobilier résident bien
évidemment dans les politiques publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains hommes politiques n'hésitent pas à soutenir que la spéculation sur
les marchés financiers est la cause de la crise actuelle. C'est comme si l'on
prétendait que la spéculation sur les disques durs a provoqué des inondations
en Thaïlande, c'est le même niveau d'absurdité.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'Express.fr censure une nouvelle fois un commentaire posté sur son site :</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/12/19/L-Express.fr-censure-une-nouvelle-fois-un-commentaire-post%C3%A9-sur-son-site-%3A</link>
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    <pubDate>Mon, 19 Dec 2011 18:53:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>censure</category><category>Christophe Barbier</category><category>editorial</category><category>express</category><category>grotesques</category><category>Mettout</category><category>petits candidats</category>    
    <description>Voici le commentaire posté suite à l'éditorial calamiteux de Christophe Barbier
sur les &amp;quot;petits candidats à l'élection présidentielle&amp;quot;, qualifiés par lui de
&amp;quot;grotesques&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Votre éditorial sur les &amp;quot;petits&amp;quot; candidats que vous avez qualifié de
&amp;quot;grotesques&amp;quot; disqualifie votre carrière de journaliste M.
Barbier.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;La seule raison d'être du journalisme, ce qui en est l'essence même, c'est
de prêter l'oreille aux petits candidats, c'est de donner la parole à ceux qui
bousculent les idées reçues, c'est d'apporter la contradiction et d'aller
chercher l'information.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Il faut disparaître, M. Barbier. Sachez vous retirer.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voici la réponse de l'Express.fr :    &lt;p&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;&amp;quot;Bonjour, Votre message a été modéré. Nous vous ouvrons les pages de notre
site. Merci de ne pas les utiliser pour nous insulter. Bien à vous, Pour plus
d'informations sur notre politique de modération, vous pouvez lire notre charte
des commentaires. Eric Mettout Rédacteur en chef LEXPRESS.fr&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a aucune insulte dans le message reproduit ci-dessus, il s'agit juste
d'une prise à partie vigoureuse justifiée par l'attitude agressive et
méprisante de Christophe Barbier. En revanche le fait de qualifier de
&amp;quot;grotesques&amp;quot; les petits candidats est clairement et juridiquement une
insulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas la première fois que l'Express.fr se comporte ainsi.&lt;br /&gt;
Lors du &lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/post/2010/01/16/Les-manipulations-de-l-Express.fr&quot;&gt;précédent
incident&lt;/a&gt;, un commentaire de protestation avait été effacé et l'article
qu'il critiquait avait été modifié après coup. Elégant, non ? Du grand
journalisme !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Discussion sur l'allocation universelle</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/12/11/Discussion-sur-l-allocation-universelle</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7f3f734c39d6d059256d1f7b58f03f4e</guid>
    <pubDate>Fri, 16 Dec 2011 10:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Ligne politique</category>
        <category>allocation universelle</category><category>libéral</category><category>socialisme</category><category>socialiste</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Surfeur, déc. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/surfeur.jpg&quot; /&gt;L'Allocation Universelle est
recommandée par des socialistes et par des libéraux.  Comment une même
mesure peut-elle naître au sein de philosophies politiques qui s'affrontent
depuis deux cents ans.?  Que cache cette apparente unicité de vue ? Où
sont les divergences de fondement et de fonctionnement entre l'allocation
universelle libérale et la socialiste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons tout d'abord que l'AU est rejetée par certains libéraux et
acceptée par d'autres. Nous avons déjà répondu à l'argument libéral
(libertarien) qui consiste à rejeter l'AU par &lt;em&gt;principe&lt;/em&gt; dans le premier
article paru sur le sujet: &lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/post/2011/01/01/L-allocation-universelle-peut-elle-%C3%AAtre-lib%C3%A9rale&quot;&gt;&lt;em&gt;
L'allocation universelle peut-elle être libérale&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; ?  Nous en avons
conclu qu'on ne peut pas raisonnablement rejeter l'AU par principe mais que
l'on peut tout à fait la juger nocive, inopérante en un mot critiquer ses
bénéfices supposés. Dans &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/post/2011/11/14/L-allocation-universelle-lib%C3%A9rale%2C-un-changement-de-paradigme-social&quot;&gt;
L'allocation universelle libérale&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; nous avons donné une définition
grand public des mécanismes  de son fonctionnement. Nous allons ici
distinguer l'AU libérale de son homonyme socialiste puis répondre à certains
reproches que l'on peut lui faire du point de vue libéral.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L'AU libérale n'est pas un &amp;quot;Droit à&amp;quot;, Droit à la vie, Droit au revenu, Droit
au minimum vital, etc. C'est une ingénierie sociale, c'est à dire une
externalité économique artificielle destinée à résoudre des problèmes de
société. L'AU libérale n'a donc aucune vocation à fournir un &amp;quot;revenu suffisant
pour vivre&amp;quot;. Elle n'a aucune vocation morale &amp;quot;à priori&amp;quot;. Sa moralité ne pourra
naître que de son éventuel succès c'est à dire des progrès &lt;em&gt;effectivement
réalisés&lt;/em&gt; après sa mise en application.&lt;br /&gt;
Gouverner au nom d'une morale est un des grands moteurs du dirigisme. La gauche
et la droite dirigistes ont toutes deux des &amp;quot;recettes&amp;quot; morales censées apporter
l'équilibre et le bonheur.&lt;br /&gt;
Certains libertariens ont une vision parallèle à celle des dirigistes en ce
sens que c'est toujours au nom de la morale qu'ils souhaitent, au contraire de
ceux-ci, une absence d’État. Le respect absolu de la propriété en tant
qu'unique Droit de l'Homme (la liberté et la responsabilité en découlant) ainsi
que le contrat librement et explicitement consenti sont, selon eux, les
principes d'un ordre spontané basé sur leur Morale (qui ne peut être que
téléologique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement aux libertariens, les libéraux ne cherchent pas à supprimer
l'État au nom d'une morale. Ils constatent simplement que l'ordre spontané qui
nait du contrat, de l'échange volontaire, et du travail effectué par chaque
individu pour satisfaire ses besoins a des conséquences très favorables sur le
niveau de vie général. Ils recherchent donc un cadre qui permettra à cet ordre
spontané de mieux prospérer. C'est dans cet esprit que s'inscrit l'AUL. Elle ne
deviendra donc &amp;quot;morale&amp;quot; que si elle réussit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une ingénierie sociale coercitive ou une externalité économique (comme la
limitation de responsabilité des sociétés de capitaux ou l'allocation
universelle) est libérale-compatible si et seulement si elle répond aux
critères suivants : elle doit être &lt;em&gt;nécessaire&lt;/em&gt; - elle doit être
&lt;em&gt;simple et lisible&lt;/em&gt; - elle doit être prévisible - elle doit rester
compatible avec la notion de libre marché, et de concurrence, c'est à dire
&lt;em&gt;ne favoriser aucun groupe&lt;/em&gt; d'individu, corporation, naissance, origine,
par rapport à un autre. Enfin dernier critère important, elle ne doit &lt;em&gt;pas
être constructiviste&lt;/em&gt;. En ce sens l'AU libérale se distingue
philosophiquement de son homonyme socialiste car elle ne cherche pas à
&amp;quot;fabriquer un Homme meilleur&amp;quot; par la force du droit positif. Au contraire, l'AU
libérale essaye de coller au mieux à la Nature Humaine, c'est à dire à l'Homme
tel qu'il est. Nous avons déjà donné comme exemple d'ingénierie sociale
réussie, la responsabilité limitée des sociétés de capitaux qui a permis le
formidable développement de notre monde industriel. La législation sur les SA
et SARL fait payer à ceux qui réussissent les dégâts causés par ceux qui
échouent. Cette ingénierie sociale capitaliste prend en compte une Nature
Humaine complexe qui mêle le goût du risque et le besoin de sécurité, la
responsabilité et l'irresponsabilité.  Rendue possible par son succès,
l'AU libérale explore une voie similaire à destination des individus, Il ne
s'agit pas ici de réparer des dégâts, mais d'établir un offset social qui tient
compte à la fois de l'effet de levier sur les revenus produit par la
mécanisation, de la nécessaire limitation d'accès aux ressources naturelles
(compensation de la privation du droit de cueillette, de chasse, de pêche, et
d'appropriation) et des multiples travaux non salariaux effectués par les
individus pour les autres (activité familiale, associative) ou pour soi
(consommation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AU libérale ne poursuit donc pas les mêmes buts que son homonyme socialiste.
Elle n'est pas destinée à &amp;quot;dépasser la société salariale&amp;quot; (ni d'ailleurs à la
conserver) ou à &amp;quot;sortir de l'économie marchande&amp;quot; comme l'exprime par exemple la
pensée magique d'un André Gorz dans &amp;quot;&lt;em&gt;Misère du présent Richesse du
possible&lt;/em&gt;&amp;quot;. Elle ne poursuit aucun but sociétal. Elle ne cherche pas à
&amp;quot;libérer&amp;quot; l'Homme du travail ou du capitalisme (ni d'ailleurs à l'y maintenir).
Elle ne cherche pas à &amp;quot;rétablir la croissance&amp;quot; ou à &amp;quot;instaurer une
décroissance&amp;quot;. Elle ne cherche pas à optimiser une &amp;quot;liberté réelle&amp;quot; différente
de la liberté formelle. L'AU libérale est un simple décalage (offset)
économique à partir duquel un nouvel ordre spontané doit s'établir et trouver
son équilibre.&lt;br /&gt;
Marxiste, converti sur le tard à l'allocation universelle, André Gorz est un
champion des formules organicistes et du constructivisme. Pour lui le
capitalisme &amp;quot;pense&amp;quot;, &amp;quot;agit&amp;quot;, &amp;quot;s'organise&amp;quot; et la société représentée par l'État
doit &amp;quot;réagir&amp;quot;. Dans la réflexion menée par Gorz l'Allocation Universelle
Socialiste vise clairement à fabriquer un Homme Meilleur, dégagé des
contraintes matérielles, et de ce fait mieux à même de s’intéresser à son
prochain. Inutile de préciser que ce constructivisme naïf est à mille lieues de
l'Allocation Universelle libérale. Cette idée, typiquement socialiste, de
&amp;quot;fabriquer&amp;quot; un Homme Meilleur à l'aide de l'Allocation Universelle se retrouve
dans l'acronyme choisi par les fondateurs du Basic Income European Network
devenu par la suite le Basic Income Earth Network, le B.I.E.N.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'AUL est financée par l'impôt, de préférence par un système de taxe à taux
fixe (improprement dénommée &amp;quot;flat tax&amp;quot; puisque c'est le taux et non l'impôt qui
est &amp;quot;plat&amp;quot;). L'AUL associée à une flat tax réalise de fait un impôt
progressif.&lt;br /&gt;
Le taux de l'imposition individuelle destinée à l'AUL augmente en fonction des
revenus pour tendre asymptotiquement vers le pourcentage du PIB que l'on a
décidé de lui affecter diminué de la quote-part de taxes sur la consommation
payées par les allocataires eux mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous passerons rapidement sur les projets qui consistent à financer
l'allocation universelle par création monétaire. Cette méthode qui
maintiendrait une inflation permanente pénaliserait tous les épargnants. Elle
n'a pas la neutralité sociale de l'AUL et pousse à une croissance insoutenable.
De plus, mais c'est une autre discussion, la création monétaire
&lt;em&gt;automatique&lt;/em&gt; totalement décorrélée des besoins réels de l'économie est
une vraie cathédrale constructiviste bien éloignée de la subsidiarité
ascendante qui doit servir de modèle à une société libérale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dissipons également le malentendu qui pourrait laisser penser que l'AUL résulte
d'un &amp;quot;contrat social&amp;quot;. Une loi ne peut être confondue avec un contrat. Nous
laissons ce type d'escroquerie intellectuelle à ceux qui cherchent à justifier
leurs rapines ou à faire plaisir aux gouvernants. Les libéraux reconnaîtront
tous que l'AU est un mécanisme violent comme l'est tout dispositif qui est basé
sur l'impôt. Pour les mêmes raisons, l'AU libérale n'est pas une forme de
&amp;quot;solidarité&amp;quot;, ce terme dont se gargarisent les socialistes ne pouvant décemment
pas être employé pour désigner une contribution forcée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des principaux arguments en défaveur de l'Allocation Universelle est son
instabilité politique. Mise entre les mains des femmes et des hommes
politiques, l'AU ne pourrait que croitre au fil des promesses électorales pour
finir par ruiner la société. Il suffit de constater l'emballement des dépenses
inhérentes au mode de fonctionnement des sociales-démocraties pour redouter un
débat sur &amp;quot;ce qui est nécessaire ou pas pour vivre&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Philippe Van-Parijs - Photo flickR licence CC par Bibliotheek-Kortijk, janv. 2011&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 1em 1em; width: 195px; height: 146px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/.Van-Parijs-Bibliotheek-Kortijk_s.jpg&quot; /&gt;Cette objection
fondamentale n'est pas évoquée par Yannick Vanderborght et  Philippe Van
Parijs dans leur ouvrage de référence : &lt;em&gt;L'allocation universelle&lt;/em&gt;,
censé pourtant exposer  le cœur de cette théorie, ses variantes, et la
discussion qui l'entoure. Cet &amp;quot;oubli&amp;quot; est vraiment saisissant.&lt;br /&gt;
Quoi qu'il en soit, l'indépendance de l'AUL vis à vis du pouvoir politique est
un point de distinction majeur avec l'AUS, le second étant la disparition des
aides sociales traditionnelles que l'AUL remplace au lieu de les
compléter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les libéraux les plus hostiles à toute forme d'Allocation venant de l'État,
objecteront que l'AUL est de toutes façons instable puisque le pouvoir
politique a bien, in fine, le pouvoir de changer son fonctionnement. Est ce si
vrai que cela ?  L'AUL se distingue des aides clientélistes
sociales-démocrates par sa visibilité et sa clarté. Il n'y a pas ici de &amp;quot;grande
fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout
le monde&amp;quot;, car personne ne peut espérer gruger le voisin, l'AU est distribuée à
tous.&lt;br /&gt;
Celui qui plaide pour une majoration de l'AU plaide &lt;em&gt;automatiquement&lt;/em&gt;
pour un taux d'imposition plus élevé. Il est donc beaucoup moins facile pour un
politique d'augmenter l'AU que de distribuer des aides clientélistes financées
par &amp;quot;les autres&amp;quot; ou par le déficit.&lt;br /&gt;
Promulguer un &amp;quot;Droit au logement&amp;quot; dont on ne comptabilise pas les effets ou
instaurer un RSA  financé par de la dette et administré par une armée de
fonctionnaires sont des artefacts typiques des sociales-démocraties. Rien de
tel avec l'AUL dont l'effet coercitif est aussi visible que son bénéfice
supposé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reste l'argument ultime de la prime à la fainéantise. C'est le fameux exemple
du &amp;quot;surfeur&amp;quot;, &amp;quot;&lt;em&gt;parfaitement apte à exercer une activité professionnelle
normale&amp;quot; qui consacrerait son temps &amp;quot;à la pratique du surf, sans manifester la
moindre velléité de travailler&lt;/em&gt;&amp;quot; comme ne craint pas de l'écrire Alain
Wolfesperger. Ainsi le surfeur qui sélectionne une planche, l'achète,
l'entretient, qui se nourrit, s'habille et pratique le surf toute l'année n'est
qu'un &amp;quot;&lt;em&gt;jouisseur impénitent des plaisirs du surf&lt;/em&gt;&amp;quot; (sic). Ceux qui,
assis sur la plage le regardent (gratuitement) doivent-ils être considérés
comme des voyeurs-jouisseurs-resquilleurs ? Où est la frontière entre un
travail et une activité ? La femme ou l'homme au foyer doivent ils être
qualifiés de &amp;quot;jouisseurs impénitents des plaisirs domestiques&amp;quot; ?&lt;br /&gt;
Mais l'argument principal d'Alain Wolfesperger n'est pas là. Il réside, comme
chez les libertariens, dans une source morale &amp;quot;à priori&amp;quot; baptisée pour la
circonstance &amp;quot;morale naturelle&amp;quot;. L'AU ne serait pas conforme à cette morale car
contraire au principe de réciprocité : &amp;quot;&lt;em&gt;J'entends par là les actions que
nous décidons au profit d'autrui sans contrepartie immédiate ou formellement
promise comme dans une relation marchande classique mais dont tout le monde
pense qu'elle doit inciter le bénéficiaire à adopter un jour un comportement de
même nature en notre faveur si l'occasion s'en présente.&lt;/em&gt; &amp;quot;&lt;br /&gt;
Le raisonnement est très curieux et tortueux. Alain Wolfesperger prend un
exemple théorique caricatural (le surfeur) dont rien ne prouve qu'il sera la
règle après l'instauration de l'AU.  Il indique par ailleurs que le
principe de réciprocité possède des fondements biologiques, c'est à dire qu'il
est inhérent à la Nature Humaine. Il déduit ensuite que l'AU est immorale parce
que cet exemple (complètement théorique) du surfeur est en contradiction avec
le principe de réciprocité.&lt;br /&gt;
Mais si le principe de réciprocité est effectivement ancré dans la Nature
Humaine, l'AU n'y changera rien ! donc le surfeur se sentira redevable vis à
vis de la société qui lui fournit des ressources. Les filles et fils &amp;quot;de
famille&amp;quot; qui sont largement aidés par leurs parents et qui sont assurés d'un
héritage confortable, travaillent-ils moins que les autres ? Certains le font,
mais on ne peut pas dire que ce soit la règle, loin de là. Les enfants qui
héritent d'une entreprise ont à cœur de la faire fructifier et travaillent
beaucoup, parfois plus que de raison, pour cela. L'assurance d'un revenu et
d'une situation confortable n'a pas d' influence négative systématique sur le
&amp;quot;travail&amp;quot; qu'un individu fournira. Il n'y a aucune raison que cet état de fait
soit bouleversé par l'AU. En fait l'argument d'Alain Wolfesperger est presque
constructiviste. Il ne s'agit pas ici de supposer que le droit positif va
fabriquer un Homme Meilleur, mais de craindre qu'il en fabrique un moins bon.
Cela fonctionne en sens inverse mais c'est &lt;em&gt;exactement&lt;/em&gt; la même
logique.&lt;/p&gt;
&lt;h6&gt;Philippe Van-Parijs - Photo flickR licence CC par Bibliotheek-Kortijk&lt;br /&gt;
Surfeur : photo Alain Cohen-Dumouchel&lt;/h6&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/12/11/Discussion-sur-l-allocation-universelle#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Non, la prohibition de la prostitution n'est pas l'abolition d'un esclavage.</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/12/09/Non%2C-la-prohibition-de-la-prostitution-n-est-pas-l-abolition-d-un-esclavage.</link>
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    <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 10:43:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>droits de l homme</category><category>esclavage</category><category>prohibition</category><category>prostitution</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;signalisation de bordel à Pompei, déc. 2011&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/penis-pompei-mararie.jpg&quot; /&gt;Une proposition de loi visant à
pénaliser les clients des prostituées a été déposée à l'assemblée nationale.
Cette proposition fait suite au rapport publié en avril dernier par la la
mission d’information parlementaire sur la prostitution. La député socialiste
Danielle Bousquet en était la présidente et Guy Geoffroy, UMP, le rapporteur.
Avant que cette proposition de loi soit soumise au vote, une résolution
symbolique a déjà été votée à l'unanimité par l'assemblée le 6 décembre. Elle
&amp;quot;&lt;em&gt;réaffirme la position abolitionniste de la France dont l'objectif est, à
terme, une société sans prostitution&lt;/em&gt;&amp;quot; et juge &amp;quot;&lt;em&gt;primordial que les
politiques publiques offrent des alternatives crédibles à la prostitution et
garantissent les droits fondamentaux des personnes prostituées&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dire de cette résolution et de la proposition de loi qui l'accompagne
?&lt;/p&gt;
&lt;h6&gt;Photo flickR licence CC par mararie&lt;/h6&gt;    &lt;p&gt;Tout d'abord, la méthode. Confier une mission parlementaire à un socialiste
sur un &amp;quot;sujet de société&amp;quot; est une martingale particulièrement payante pour la
droite. Depuis que la gauche, sous l'influence du rocardisme, est devenue un
bastion de puritains hygiénistes, le procédé marche pratiquement à tous les
coups. L'épithète &amp;quot;réactionnaire&amp;quot; que l'on croyait réservé au peuple de droite
s'applique désormais parfaitement aux ligues de vertu socialistes ou au culte
écologique. Les chefs de file de notre bonne vieille droite gaulliste
n'hésitent donc plus à nommer des personnalités de gauche à la tête des
multiples &amp;quot;comités d'éthique&amp;quot; ou &amp;quot;missions parlementaires&amp;quot; convaincus qu'ils se
comporteront en auxiliaires zélés de la morale chrétienne conservatrice. Faire
bâtir par la gauche une loi rêvée par la droite c'est le plus sûr moyen de la
faire aboutir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite, sur le fond, on pourrait disserter sur les préférences opérées par la
commission parlementaire présidée par Danielle Bousquet qui, sur deux cents
auditions, n'a entendu que quinze prostituées dont sept en activité, le reste
étant réservé aux &amp;quot;experts&amp;quot;.&lt;br /&gt;
On pourrait rappeler pour la énième fois que l'Etat, qui ne rechigne pas à
fiscaliser la prostitution (les prostituées doivent cocher la case &amp;quot;bénéfices
non commerciaux&amp;quot; sur leur déclaration de revenus), se place de fait en position
de proxénète.&lt;br /&gt;
On pourrait mieux écouter Morgane Merteuil, secrétaire générale du syndicat du
travail sexuel, lorsqu'elle dit que les travailleuses du sexe ne sont pas
forcément des victimes et que, parlant des clients elle affirme : &amp;quot;&lt;em&gt;ils sont
bien plus respectueux envers nous que les féministes
abolitionnistes&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;br /&gt;
On pourrait souligner, comme Elisabeth Badinter, que la seule question c'est
que la femme &amp;quot;&lt;em&gt;ne soit pas contrainte&lt;/em&gt;&amp;quot; ce que confirme intelligemment
Morgane Merteuil en distinguant le proxénétisme de soutien du proxénétisme de
contrainte.&lt;br /&gt;
On pourrait redire que la &amp;quot;protection des femmes&amp;quot; sert souvent de prétexte pour
les maintenir dans la soumission.  Le voile, l'interdiction du divorce ou
des rapports avant le mariage, le chaperonnage,  c'est toujours pour
&amp;quot;protéger&amp;quot; les femmes.&lt;br /&gt;
On pourrait enfin évoquer le fait que le tourisme sexuel (que l'on pourrait
aussi dénommer exode sexuel) permettra toujours à ceux qui en ont les moyens
d'échapper à l'interdiction du sexe tarifé dans leur pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais tout cela ne sert à &lt;em&gt;rien&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aucune des expériences du passé ne peut servir de leçon à cette famille
politique désastreuse qui s'entête dans un dirigisme obtus.&lt;br /&gt;
L'emploi va mal ? ils légifèrent pour pénaliser les licenciements et provoquent
une recrudescence du chômage.&lt;br /&gt;
Le niveau de vie ne progresse plus ? ils décrètent le salaire minimum le plus
élevé du monde et condamnent à l'exclusion tous ceux dont le travail vaut moins
que ce seuil artificiel.&lt;br /&gt;
Les locataires ont des fins de mois difficiles ? ils empêchent le recouvrement
des loyers impayés et provoquent une pénurie de logements locatifs et une
hausse des tarifs.&lt;br /&gt;
Les drogues sont contraires à leur morale ? ils les interdisent et provoquent
un gigantesque trafic international, le financement du terrorisme et la
diffusion des produits à la sortie des écoles.&lt;br /&gt;
L'économie n'est pas assez dynamique ? Il maintiennent un déficit permanent
pendant quarante ans pour satisfaire leur clientèle électorale et mettent leur
pays en faillite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut facilement imaginer la nouvelle catastrophe qu'une loi pénalisant la
prostitution provoquera au bout de quelques années : trafic exclusivement aux
mains de la mafia, violence et clandestinité pour les femmes, exode sexuel pour
les riches, moins de rentrées fiscales et plus de frais liés à la répression
pour l'Etat. Un désastre de plus à l'actif des constructivistes !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais nous avons gardé le plus scandaleux de cette affaire pour la fin car
l'expression &amp;quot;&lt;em&gt;La position abolitionniste de la France&lt;/em&gt;&amp;quot;, employée dans
la résolution votée par l'assemblée, cherche clairement à établir un parallèle
entre la future loi et rien moins que &lt;em&gt;l'abolition de
l'esclavage&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir mis le pays en  faillite, nos députés prétendent donc se
comparer à ceux qui ont aboli l'esclavage. Pas de chance pour eux, ce sont les
ancêtres des libéraux qui par deux fois, avant et après Napoléon, ont aboli
l'esclavage &lt;em&gt;au nom des Droits de l'Homme de 1789 qui posent comme principe
inaliénable la liberté et la propriété de chaque individu sur son corps et sur
les fruits de son travail&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Il est donc évident qu'au nom de ces mêmes principes, la pratique de la
prostitution entre adultes libres et consentant, donc sans coercition, doit
être possible sans pénalisation du prestataire de service (c'est à dire du ou
de la prostituée) ni du consommateur.&lt;br /&gt;
A l'inverse, la pénalisation de la prostitution est très clairement &lt;em&gt;une
forme d'esclavage&lt;/em&gt; puisqu'elle revient à ne &lt;em&gt;pas&lt;/em&gt; reconnaître la
propriété des individus sur leurs corps et sur les fruits de leur
travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceux qui veulent faire passer aux yeux de l'opinion la prohibition de la
prostitution pour l'abolition d'un esclavage sont donc, au choix, des
usurpateurs ou des incultes. En tout cas il faut qu'ils partent, vite !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/12/09/Non%2C-la-prohibition-de-la-prostitution-n-est-pas-l-abolition-d-un-esclavage.#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'allocation universelle libérale</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/11/14/L-allocation-universelle-lib%C3%A9rale%2C-un-changement-de-paradigme-social</link>
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    <pubDate>Mon, 14 Nov 2011 23:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Ligne politique</category>
        <category>allocation universelle</category><category>finances publiques</category><category>libéral</category><category>pouvoir</category><category>social</category><category>séparation</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img title=&quot;jetons, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/jetons-damien_Phototrend.fr_.jpg&quot; /&gt;Tous les analystes
économiques et politiques le disent, les marchés ont besoin, pour retrouver
confiance, non pas de recettes techniques de réduction des dépenses ou
d'augmentation des impôts, mais d'une vraie vision à long terme de
l'organisation des finances publiques. Au delà des rustines financières et des
grandes déclarations rassurantes, ce n'est rien moins qu'une autre
&lt;em&gt;méthode&lt;/em&gt; de fonctionnement de notre sociale-démocratie qu'il faut
envisager. Le mécanisme de l'Allocation universelle, s'il est accompagné de
réformes institutionnelles, fournit une réponse intéressante car il permet de
faire &lt;em&gt;sortir le social du champ politique&lt;/em&gt;. Il s'agit de rendre l'aide
sociale aussi indépendante du gouvernement que la justice ou la monnaie
devraient l'être.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Notre pays consacre près de 60% des dépenses publiques à la protection
sociale. La nébuleuse sociale comprenant les retraites, l'assurance-maladie,
les allocations chômage, les allocations familiales, les aides au logement et
les multiples aides locales est comme partout, mais peut-être plus qu'ailleurs,
d'une incroyable complexité et mobilise une administration toujours plus
importante. Mis en place dans ses grandes lignes, au début des trente
glorieuses, le système ne parvient pas à lutter contre la pauvreté et n'a aucun
effet sur le chômage endémique qui ronge la société française.&lt;br /&gt;
Plus grave, cette redistribution à prestations définies est financée en bonne
partie par un irréductible déficit public - 119 Mds d'euros pour l'État et 28
Mds d'euros pour la sécurité sociale en 2010 - au lieu de découler des
richesses produites et ce, avant même la mise en place de la nouvelle
prestation dépendance annoncée par le chef de l'État. Selon les analystes et
suivant les postes pris en compte le montant des prestations sociales va de 550
Mds à près de 600 Mds d'€. Malgré un emballement récent des dépenses (+50% en
dix ans), la protection sociale ne parvient pas à rassurer les français qui
éprouvent un fort sentiment d'insécurité et qui, notamment pour les jeunes, ne
pensent pas que leur avenir est prometteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce constat doit être replacé dans le contexte politique du fonctionnement des
sociales-démocraties où le bipartisme provoque une surenchère de dépenses et
d'engagements intenables. En sociale-démocratie, les dépenses croissent
inexorablement car c'est le camp qui promet d'allouer plus de ressources à sa
clientèle électorale qui gagne les élections. L'effet cliquet de la dépense est
institutionnel et structurel. La crise, que les tenants du système imputent à
la &amp;quot;mondialisation libérale&amp;quot; est en fait un débordement de l'Etat, une bulle
étatique provoquée par des institutions qui la rendent inéluctable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mise en place d'une Allocation Universelle peut permettre de sortir de cette
spirale infernale du dirigisme bien-intentionné en séparant le pouvoir social -
devenu incontrôlable - de l'exécutif et du législatif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L'allocation universelle&lt;/strong&gt; consiste à verser à une population de
référence &lt;em&gt;toute entière&lt;/em&gt; (les français) un revenu de base,
inconditionnel, insaisissable, et cumulable avec tous les autres revenus.&lt;br /&gt;
L'allocation universelle est un concept dont les fondements ont deux siècles
d'existence. Elle existe à gauche comme à droite. C'est une idée qui fait
lentement son chemin et qui apparaît de plus en plus réaliste compte tenu des
montants atteints par les aides sociales. L'allocation universelle peut prendre
plusieurs formes dans lesquelles varient le montant distribué, la périodicité,
l'échelle de distribution (régionale, nationale, continentale ou mondiale), le
cumul ou la suppression des autres aides. Préconisée par une partie des
libéraux, par des mouvements chrétiens et par des socialistes alternatifs,
l'allocation universelle se présente sous différentes dénominations, sous
différentes formes et obéit à différentes motivations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L'allocation universelle libérale (AUL) : fonctionnement, financement
et conséquences attendues&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Organisme de tutelle&lt;/strong&gt; : l'AUL doit impérativement être extraite
du champ politique pour ne pas faire l'objet des surenchères électorales
évoquées plus haut. L'assiette et le montant de l'impôt consacré à l'AUL ne
devraient être modifiables que par référendum, et les règles de son attribution
par le congrès. Un organisme spécialisé, indépendant du gouvernement, serait
chargé de son fonctionnement. Les pouvoirs publics auraient l'interdiction
constitutionnelle de distribuer des faveurs sociales, et ce à tous les niveaux
administratifs, locaux ou nationaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Montant : pas de fixe et une garantie d'équilibre&lt;/strong&gt;. Les
chiffres les plus couramment retenus vont de 500 € à 750 € par mois pour une
personne adulte et la moitié, versée aux parents, par enfant de moins de 18
ans. Dans sa version haute de 750 €/mois l'AU couterait 510 Mds d'euros à la
collectivité nationale.  Si l'une des ces sommes peut servir de point de
départ, l'AUL ne doit surtout &lt;em&gt;pas être fixe&lt;/em&gt;. Elle sera ajustée aux
rentrées fiscales prévues pour son financement. Sont exclues toutes formes
d'indexation ou de revalorisation automatiques. Ne seront reversées que les
sommes &lt;em&gt;effectivement perçues&lt;/em&gt; les années précédentes, selon une règle à
définir.  On peut envisager que L'allocation universelle libérale soit
basée sur un pourcentage du PIB. Si il baisse, l'AUL baisse. Si l'AUL favorise
la fainéantise, comme le craignent ses détracteurs, alors elle diminue. Si au
contraire elle remet au travail des millions d'individus et redonne du souffle
à la société civile, alors le PIB augmente et l'AUL fait de même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Aides remplacées par l'AUL&lt;/strong&gt; : retraites (hors
complémentaires),  allocations chômage, RSA, emplois aidés, allocations
familiales, aides au logement (y compris logement social), formation
professionnelle, bourses étudiantes, aides locales (hors associatives). Ne sont
pas concernées l'assurance maladie et les aides spécifiques aux
handicapés.&lt;br /&gt;
Pour les retraites, un système de capitalisation associé à l'AUL sera beaucoup
plus efficace et équitable que l'actuel système de répartition qui permet avant
tout aux français qui vivent vieux, généralement les plus riches, de faire
financer leur retraite par ceux qui meurent jeunes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cumulable avec tout salaire&lt;/strong&gt;, l'AUL permettra d'éviter tous les
effets de seuil actuels que le RSA tente de gommer de façon complexe et
incomplète. Elle mettra fin à un système ou travailler à temps plein au salaire
minimum est à peine plus rémunérateur (parfois moins) que de cumuler toutes les
aides disponibles. L'AUL, en remotivant les classes moyennes inférieures,
particulièrement découragées par la logique actuelle, les rendra moins
sensibles au discours de l'extrême droite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Accompagnée d'une baisse du SMIC&lt;/strong&gt;, par exemple à hauteur de 50%
du montant de l'AUL, elle permettrait de rendre notre économie plus
compétitive, de stopper une part des délocalisations et de faire baisser le
coût de la vie, notamment pour les plus démunis. Le salaire minimum actuel trop
élevé (20 000 € chargés annuels), sorte de &amp;quot;niveau de vie décrété&amp;quot;,
maintient une part croissante de la population dans la &amp;quot;trappe de la pauvreté&amp;quot;.
Ceux dont le travail et la qualification valent moins que le SMIC sur le marché
sont, de fait, interdits à vie de travail par notre système social. Cette
population échappe aux statistiques du chômage puisqu'elle est constituée
majoritairement de personnes qui ont renoncé à trouver un emploi. L'AUL se
propose donc de resocialiser les exclus en leur donnant à nouveau accès au
marché du travail, ce faisant elle entrainera une augmentation du PIB donc des
recettes supplémentaires de TVA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Inconditionnalité de l'AU&lt;/strong&gt;. Certains lui opposeront la
nécessité &amp;quot;morale&amp;quot; de demander une contrepartie sous forme de services rendus
ou l'inutilité de la verser aux riches. Pourtant un système qui attribue un
revenu à tous, même aux riches et aux fainéants aura, à efficacité donnée, un
coût de mise en œuvre minimum pour lutter contre la pauvreté. Le labeur forcé
que l'on exigerait des personnes les plus inaptes au travail risque de coûter
plus cher en formation, structures, contrôles et contentieux que la somme
allouée par l'AU. De plus la frontière entre la fainéantise et l'inadaptation
maladive au travail est assez difficile à évaluer. L'AU étant versée à tous
les  membres de la société sans conditions ni formalités, il n'y a plus
rien d'humiliant à la percevoir. Son taux de non recours sera minime, au
contraire des aides actuelles qui ne sont  versées qu'à ceux qui peuvent
et savent les réclamer. De surcroit, dispositif central connu de tous, son coût
d'information sera très faible. Enfin verser l'AU aux riches ne signifie pas
qu'on leur fait un cadeau puisqu'il paieront sous forme d'impôts plus que la
part reçue.  En revanche cette inconditionnalité de l'AU permet à la
société de manifester sa solidarité et sa reconnaissance envers ses bons
élèves, à l'exact opposé de la &amp;quot;justice sociale&amp;quot; qui désigne les entrepreneurs
et les créateurs de richesse comme des coupables qu'il faut punir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Insaisissable&lt;/strong&gt;, l'AUL ne doit pas pouvoir servir de caution à
l'endettement pour éviter que certains de ses bénéficiaires ne se retrouvent
dans une condition précaire. Elle a donc aussi une utilité pour les classes
moyennes et supérieures qui y trouveront une garantie en cas de revers de
fortune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Distribuée sur une base Nationale&lt;/strong&gt; l'AUL serait une prime au
repeuplement des régions où la vie est la moins chère. Accordée aux personnes
de nationalité française, l'AUL faciliterait l'intégration des immigrés qui
devraient devenir français pour en bénéficier, donc adhérer explicitement aux
valeurs de liberté du pays qui les accueille. L'AUL octroyée aux seuls français
marquerait la fin du système actuel des aides prétendument ouvertes à tous mais
qui s'accompagnent de miradors aux frontières pour éviter que tout le monde en
profite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;. L'allocation universelle est une prime aux emplois
mal payés et au travail domestique. Elle rémunère le travail que nous faisons
tous en consommant, en éduquant nos enfants, en tenant notre maison, en
participant à la vie sociale. Elle favorise la mobilité et donne du pouvoir aux
salariés face aux employeurs. Associée à une révision en profondeur du droit du
travail elle constitue une forme de flexsécurité. Elle permet aussi aux
millions de français exclus par le système social actuel de sortir de la trappe
de la pauvreté avec de vraies perspectives.&lt;br /&gt;
L'allocation universelle entraine une réduction drastique des coûts
administratifs, elle permet de passer d'un système complexe à prestations
définies, à un système simple, respectueux de la liberté individuelle et basé
uniquement sur les richesses produites.&lt;br /&gt;
Elle permet d'extraire le fonctionnement de l'aide sociale du champ politique
et lui confère une vraie stabilité.  L'AUL inaugure un système social
&lt;em&gt;mécaniquement&lt;/em&gt; sans déficit duquel les politiques ne tirent ni prestige
ni reconnaissance.&lt;br /&gt;
L'allocation universelle devrait donc redonner aux  français le goût
d'entreprendre, de prendre des risques, en un mot les réconcilier avec
l'économie de marché, créatrice des richesses et de la mécanisation &lt;em&gt;qui
seule la rend possible&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notes :&lt;br /&gt;
Ce texte est précédé de : &lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/post/2011/01/01/L-allocation-universelle-peut-elle-%C3%AAtre-lib%C3%A9rale&quot;&gt;L'allocation
universelle peut-elle être libérale ?&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
A paraître : &lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/post/2011/12/11/Discussion-sur-l-allocation-universelle&quot;&gt;discussion sur
l'allocation universelle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/11/14/L-allocation-universelle-lib%C3%A9rale%2C-un-changement-de-paradigme-social#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Carte 2D du Paysage Politique Français (PPF) - mise à jour novembre 2011</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/11/04/Carte-2D-du-Paysage-Politique-Fran%C3%A7ais-%28PPF%29-mise-%C3%A0-jour-novembre-2011</link>
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    <pubDate>Fri, 04 Nov 2011 22:56:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Ligne politique</category>
        <category>carte 2D</category><category>dirigisme</category><category>droite</category><category>france</category><category>gauche</category><category>libéralisme</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/ppf-11-11.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;carte 2D du paysage politique, nov. 2011&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/.ppf-11-11_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/ppf-11-11.jpg&quot;&gt;  Cliquez
sur la carte du ppf pour l'agrandir&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/ppf-11-11-grd-partis.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;carte 2d du ppf nov 2011 - grands partis&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/.ppf-11-11-grd-partis_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/ppf-11-11-grd-partis.jpg&quot;&gt;Grands partis uniquement&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/ppf-11-11-grd-ideo.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;carte 2d du ppf nov 2011 - grandes idéologies&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/.ppf-11-11-grd-ideo_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;  &lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/ppf-11-11-grd-ideo.jpg&quot;&gt;Grandes idéologies avec leurs partis
représentatifs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;
Code de lectures et changements intervenus depuis la dernière édition :&lt;/h3&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Codes de lecture :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette carte prétend dessiner le paysage politique français sur deux axes
:&lt;br /&gt;
- en abscisse, le traditionnel droite-gauche, incontournable curseur médiatique
du positionnement politique.&lt;br /&gt;
- en ordonnée le degré de libéralisme des partis politiques, à savoir
l'importance qu'ils accordent à la liberté individuelle ou au dirigisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette représentation,  montre donc le libéralisme comme une deuxième
dimension de la vie politique. Le contraire du libéralisme ce n'est ni la
gauche, ni la droite, c'est l'étatisme, le dirigisme et le constructivisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu les idées politiques ne se limitent pas non plus, à cette
cartographie en deux dimensions, mais cette représentation s'avère nettement
plus précise que le traditionnel positionnement linéaire droite - gauche.&lt;br /&gt;
Les positionnements décrits ici sont français. Les verts ou les libéraux
allemands par exemple occuperaient une place sensiblement différente de leurs
homologues français.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains partis n'existent plus. Ils sont représentés pour leur
positionnement original ou spécifique : c'est le cas de démocratie libérale,
des gaullistes de gauche ou d'Alternative Libérale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les surfaces représentant les partis ne sont pas proportionnelles à leur
poids électoral ou au nombre de leur adhérents mais uniquement à leur champ
d'action idéologique sur les deux axes droite - gauche et libéralisme -
dirigisme.&lt;br /&gt;
La présence d'une zone d'exclusion théorique tient au fait qu'une société
hautement libérale ne peut être &amp;quot;pilotée&amp;quot; ni vers la droite, ni vers la gauche.
Une société libérale d'extrême droite ou d'extrême gauche est par définition
impossible. En revanche une société ultra dirigiste peut gouverner au nom des
valeurs de la droite ou de celles de la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'axe droite gauche essaye de respecter le positionnement que se donnent
&lt;em&gt;eux mêmes&lt;/em&gt; les partis politiques. Nous ne faisons aucune interprétation
ou reclassement sur cet axe,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques personnalités étrangères emblématiques ont été situées par rapport
à cette carte du ppf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains partis microscopiques ou simplement inconnus du public
n'apparaissent pas. Il faut passer par l'épreuve des urnes (ou par la prise de
la bastille) pour être représenté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La légende des deux axes principaux rappelle que le libéralisme a été la
première définition de la gauche fin XVIII, et une de ses composantes au XIXe
avant que le socialisme ne le submerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les philosophes politiques sont classés sur l'axe droite - gauche &lt;em&gt;suivant
les critères modernes de cet axe&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche libérale (en construction) n'est pas un parti. Elle dessine les
frontières de ce que pourrait être une gauche non dirigiste, capable de renouer
avec les principes de 89.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mise au point : &lt;/strong&gt; cette carte n'est PAS un diagramme de
Nolan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La carte 2D du ppf n'a qu'un seul axe représentant la liberté. Elle se
distingue donc nettement du diagramme de Nolan qui, avec ses deux axes de
liberté, est un contresens libéral.  Le diagramme de Nolan fait le jeu des
étatistes car il entérine l’idée qu’il y a plusieurs « sortes » de
libertés.&lt;br /&gt;
Or toute la doctrine libérale et le simple bon sens prouvent le contraire. Il y
a unicité entre les libertés politiques, sociétales et économiques. Quand on
supprime l’une on supprime forcément les autres. Il peut y avoir un décalage
temporel, mais toute libération de l’économie entraine une libération sociétale
et, réciproquement, les contraintes morales ont des conséquences économiques.
En d'autres termes il n'y a pas solution de continuité entre le politique, le
sociétal et l'économique. Seul un schéma en triangle (ou approchant) avec
&lt;ins&gt;un seul&lt;/ins&gt; axe de liberté peut exprimer la pensée libérale. C’est
d’ailleurs la forme recommandée par Hayek.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les nouveautés de novembre 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Modification des positionnements des F/H politiques
français&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
- L'autoritarisme sociétal de Manuel Valls le fait (encore) descendre vers le
dirigisme et la droite&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apparition de F/H politiques français non représentés sur la
précédente carte&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
François Hollande (enfin) - Jean Michel Baylet - Eva Joly&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apparition de partis non représentés sur la précédente
carte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu de changements depuis la carte de novembre 2010. Apparition du PLD
(Parti Libéral Démocrate) et disparition d'Alternative libérale qui perd le
statut de parti politique. Feu Alternative Libérale a été représenté dans son
positionnement initial. Le PLD a un positionnement sensiblement différent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajout du Parti Radical de Gauche (PRG) qui était injustement oublié sur les
précédentes cartes&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le flic au carrefour</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/10/21/Le-flic-au-carrefour</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1c6070ddc6a1d96bb63da204661f7329</guid>
    <pubDate>Fri, 21 Oct 2011 23:57:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Ligne politique</category>
        <category>autorité</category><category>carrefour</category><category>flic</category><category>réglementation</category><category>régulation</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;police jam, oct. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/police-trafic-georgeogoodman-ptit.jpg&quot; /&gt;Tous les
conducteurs ont fait à un moment ou à un autre, la douloureuse expérience d'une
circulation réglementée par un ou plusieurs agents de la force publique. Cette
aventure peut advenir lorsque des feux de circulation  sont en défaut,
lors d'une panne électrique de quartier, ou à l'occasion du passage d'un convoi
officiel. Il est à noter que cette dernière éventualité prend de plus en plus
le pas sur les deux premières : la probabilité de croiser une Citroën C6 noire
(le pouvoir c'est sérieux) et diesel (pour faire des économies) accompagnée
d'un convoi de gendarmes (de toutes façons ils sont payés, autant les utiliser)
étant devenue nettement plus élevée que celle d'une panne électronique ou
électrique.&lt;br /&gt;
Bref, nous l'avons tous constaté, la présence d'agents &amp;quot;régulateurs&amp;quot; au milieu
d'une intersection ou nous passons tous les jours provoque une invraisemblable
pagaille.&lt;/p&gt;
&lt;h6&gt;Photo flickR licence CC par georgeogoodman&lt;/h6&gt;    &lt;p&gt;Les temps de traversée sont considérablement accrus par rapport à l'habitude
et les files plus longues. Le phénomène est parfaitement connu de
l'automobiliste moyen qui après une attente interminable peut enfin s'exclamer
à l'approche du carrefour « &lt;em&gt;c'est normal y a des
flics !&lt;/em&gt;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors pourquoi l'administration du carrefour fait-elle systématiquement moins
bien que les feux automatiques ? Tout simplement parce que les feux sont
réguliers, donc &lt;em&gt;prévisibles&lt;/em&gt;. Tout le monde peut adapter sa conduite,
accélérations, freinages, trajectoire, choix de l'itinéraire, à une topologie
et à une chronologie connues. Au contraire, lorsque le carrefour est gouverné,
il l'est uniquement en fonction de ce que le policier peut voir et apprécier.
Or il ne voit pas les files de voiture dans toute leur longueur ni l'impact
d'un arrêt trop prolongé sur les intersections précédentes ou suivantes. En
&lt;em&gt;gouvernant&lt;/em&gt; il &lt;em&gt;dérègle&lt;/em&gt; tout car il annihile les centaines
d'habitudes et d'anticipations des automobilistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement du carrefour a d'autres conséquences néfastes. Chaque occupant
d'une file, exaspéré par la lenteur de la circulation croit pouvoir influencer
le policier administrateur. Il s'ensuit des concerts de klaxon destinés à
obtenir par intimidation le blocage de la file &amp;quot;adverse&amp;quot; et le maintien de la
circulation sur sur sa propre file. Bien entendu les automobilistes de l'autre
file font la même chose, ce qui annule tout effet positif tout en créant des
nuisances sonores pour les riverains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'accord, nous diront les adorateurs de l'Etat (qui commencent à voir où nous
voulons en venir) mais le policier fait quand même mieux que si il n'y avait
personne au carrefour.&lt;br /&gt;
L'ordre croissant de la régulation serait donc : 1 régulation sans
signalisation automatique  - 2 régulation par autorité - 3 régulation avec
feux.&lt;br /&gt;
Or, là aussi, l'expérience contredit cette hiérarchie. Lorsque des feux de
circulation sont en panne, ils passent dans un mode dégradé, orange clignotant.
Et dans ce cas, on constate souvent que le carrefour est nettement plus fluide
que d'habitude. La réglementation prévisible, mais assez grossière, des feux de
circulation est remplacée par des centaines de négociations de gré à gré entre
automobilistes. A la priorité à droite vient se substituer un accord tacite de
passage alterné entre les véhicules. Bien entendu un mauvais coucheur vient
parfois troubler cette entente et exige l'application de sa priorité en forçant
le passage, mais dans l'ensemble, ça marche ! Au point que les pouvoirs publics
emploient de plus en plus des &amp;quot;carrefours giratoires&amp;quot;, qui à l'aide de règles
simples et sans signalisation automatique réussissent à rendre la circulation
plus fluide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordre croissant de la régulation du carrefour est donc en fait :  1
régulation par autorité - 2 régulation par feux - 3 régulation sans
signalisation automatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu cette expérience a des limites. Si le carrefour est dangereux et
sans visibilité il vaut mieux utiliser des feux. C'est parce que le rond point
est dégagé et doté d'une bonne visibilité, donc que le conducteur est bien
informé, que la solution est efficace.  De même, en cas d'embouteillage
monstre avec des voitures imbriquées dans tous les sens, un policier
(l'autorité) peut arriver à désengorger le carrefour, ce que les feux de
circulation n'arriveraient même pas à faire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différentes méthodes de gestion de la circulation permettent de définir un
curseur grossier  sur lequel on peut tenter de placer quelques grands
sujets de société par exemple la justice, l'aide  sociale et enfin le
crédit et la monnaie.&lt;br /&gt;
A gauche se trouve l'autorité coercitive (le flic du carrefour) au centre se
trouve la réglementation (les feux) à droite le gré à gré contractuel (le
giratoire).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/regulation.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;régulations, oct. 2011&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/.regulation_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas de la justice la représentation de notre société sur le curseur est
assez large. La justice de Saint Louis sous son chêne (autorité coercitive)
n'existe plus. Mais il existe toujours un ministère public et un procureur qui
ont vocation à défendre un &amp;quot;intérêt collectif&amp;quot; même en l'absence de victime. Le
droit codifié (au centre) est prépondérant mais il n'est pas rigide, il peut
laisser place à des négociations ou à des débats (les condamnations ne sont pas
fixes) Il y a donc une part de gré à gré dans la façon dont est rendue la
justice. L'extrême droite du curseur a été défendue par Proudhon qui nie la
légitimité de toute institution juridique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui concerne l'aide sociale la gauche du curseur représente les
redistributions coercitives décidées arbitrairement par le pouvoir royal,
ecclésiastique ou républicain. Le centre du curseur représente les mêmes
redistributions violentes lorsqu'elles obéissent à des règles établies et
prévisibles. Plus les règles changent souvent et plus on se déplace vers la
gauche du curseur.  A la droite du curseur se trouve la redistribution
volontaire c'est à dire la vraie charité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cas du crédit et de la monnaie est d'actualité. De tout temps la création
monétaire a été un privilège d’État (c'est la gauche du curseur) et de tout
temps il y a eu des crises monétaires graves.  L'apparition d'une
réglementation pléthorique est plus moderne. Elle est née lorsque les États ont
délégué aux banques privées la création monétaire sans vouloir leur laisser la
moindre marge de manœuvre. Les nations ou les entités supranationales comme
l'Europe veulent contrôler la masse monétaire pour &amp;quot;piloter&amp;quot; l'économie. C'est
la situation actuelle qui va de la gauche du curseur jusqu'à son centre. La
droite du curseur consisterait en une création monétaire effectuée par des
banques libres, intégralement responsables de leurs prêts, susceptibles de
faillite en cas de mauvaise gestion, donc attachées à vérifier la solvabilité
des emprunteurs. Nous n'y sommes pas et dans le cas de la monnaie, les bouchons
se produisent régulièrement depuis 4000 ans.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/10/21/Le-flic-au-carrefour#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le cerveau des traders manipulé par leurs hormones</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/10/15/Le-cerveau-des-traders-manipul%C3%A9-par-leurs-hormones</link>
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    <pubDate>Sat, 15 Oct 2011 01:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>cerveau</category><category>Etat</category><category>hormones</category><category>Le Monde</category><category>risque</category><category>traders</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;img title=&quot;Pipettes, oct. 2011&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/pipettes-par-_O.jpg&quot; /&gt;Le cerveau des traders manipulé par
leurs hormones&lt;/em&gt; est le titre d'un intéressant article que le journal &lt;em&gt;Le
Monde&lt;/em&gt; a publié dans ses cahiers sciences &amp;amp; technos, n˚ 20750 daté du
Samedi 8 octobre 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un papier remettant en cause l'équilibre mental des traders aurait fait un peu
trop &amp;quot;&lt;em&gt;Marianne&lt;/em&gt;&amp;quot; dans l'édition principale du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt;. C'est
donc dans un cahier scientifique que le journal nous démontre, preuves
hormonales à l'appui, que les opérateurs boursiers sont chimiquement hors de
contrôle. L'article est signé d'une certaine &lt;em&gt;Angela Sirigu&lt;/em&gt; -
Neuroscientifique - CNRS université Lyon I - qui cite des études réalisées par
certains de ses confrères.&lt;br /&gt;
La &amp;quot;méthode&amp;quot; &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;, est toujours aussi prévisible et reconnaissable
: dissimuler un article polémique et engagé sous l'apparence d'une &amp;quot;étude&amp;quot;
sereine et objective. C'est devenu tellement lassant que cela ne mérite plus
d'être relevé, sauf que cette fois le serpent se mord la queue de façon assez
plaisante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je vous laisse vous délecter avec ce court extrait du début de l'article :&lt;/p&gt;
&lt;h6&gt;Photo flickR licence CC par 'O&lt;/h6&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Les pertes d’argent importantes qu’ont subies des banques comme la
Société générale ou récemment UBS posent la question de savoir comment le
cerveau d’un trader prend une décision économique.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Les psychologues de l’économie, qui ont étudié les facteurs affectant nos
décisions monétaires, pourraient faire remarquer que le problème vient
essentiellement de ce qu’un trader décide et parie sur l’argent des autres. Le
fait de décider sur un objet qui ne leur appartient pas diminue fortement
l’aversion à la perte, ce qui à son tour augmente la propension au risque.
Lorsque le risque augmente, des modifications hormonales se produisent qui
affectent de manière dramatique notre cerveau&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Décider sur l'argent des autres ?  Mais qui, bien plus que les traders
&amp;quot;décide et parie sur l'argent des autres&amp;quot; ?  Les hommes de l'État bien sûr
!&lt;br /&gt;
Nous sommes donc ravis d'apprendre par Le Monde lui-même, que : &lt;em&gt;le
fait&lt;/em&gt; [pour les hommes de l'État] &lt;em&gt;de décider sur un objet qui ne leur
appartient pas diminue fortement l’aversion à la perte, ce qui à son tour
augmente la propension au risque&lt;/em&gt;. Remarquez, on s'en doutait un peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suivent des considérations hormonales qui tendent à prouver que les traders et
les Hommes de l'État feraient bien de se faire soigner. Sauf que les premiers
ont quand même un intéressement sur les gains, donc intègrent une notion de
risque pour eux même, alors que les seconds pas du tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu plus loin  Angela Sirigu achève de nous convaincre :&lt;br /&gt;
[...] &lt;em&gt;l’action des stéroïdes dans le cerveau des traders&lt;/em&gt; [Hommes de
l'État] &lt;em&gt;pourrait expliquer leurs actions excessives, qui, parfois, se
transforment en catastrophe économique&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
Merci &lt;em&gt;Angela&lt;/em&gt;, merci &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;, nous avons enfin la preuve
&lt;em&gt;scientifique&lt;/em&gt; de ce que nous pressentions depuis deux cents ans : Le
cerveau des Hommes de l'État est manipulé par leurs hormones.&lt;/p&gt;
&lt;h6&gt;L'article du Monde peut (momentanément) être consulté &lt;a href=&quot;http://www.google.fr/url?sa=t&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=2&amp;amp;ved=0CCYQFjAB&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.e-media.ch%2Fdyn%2Fbin%2F1168-10855-1-20111008_tv_nuit.pdf&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=Les%20pertes%20d%E2%80%99argent%20importantes%20qu%E2%80%99ont%20subies%20des%20banques%20comme%20la%20Soci%C3%A9t%C3%A9%20g%C3%A9n%C3%A9rale%20ou%20r%C3%A9cemment%20UBS%20posent%20la%20question%20de%20savoir%20comment%20le%20cerveau%20d%E2%80%99un%20trader%20prend%20une%20d%C3%A9cision%20%C3%A9conomique&amp;amp;ei=Q8yaTs_PEsuN-wacq8HdBQ&amp;amp;usg=AFQjCNEQWrvXKbxqYdpg2Sjs5Fbj&quot;&gt;
ici&lt;/a&gt;&lt;/h6&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/10/15/Le-cerveau-des-traders-manipul%C3%A9-par-leurs-hormones#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Une histoire d'ânes pour expliquer la crise</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/10/05/Une-histoire-d-%C3%A2nes-pour-expliquer-la-crise</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e7f0a90d1556194e4d69913a6e793e47</guid>
    <pubDate>Wed, 05 Oct 2011 00:48:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>crise</category><category>fable</category><category>indignés</category><category>marché</category><category>ânes</category>    
    <description>&lt;img title=&quot;ânes, oct. 2011&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/anes-donkey-sanctuary-press-images-md.jpg&quot; /&gt;Depuis quelque
temps circule sur Internet une fable censée expliquer la crise en termes
simples et de façon imagée. Cette histoire, qui est diffusée sur les blogs et
par courrier électronique, désigne &amp;quot;le marché&amp;quot; comme un coupable doublé d'un
escroc. Il s'agit de servir aux &amp;quot;indignés&amp;quot;, dont la journée internationale aura
lieu le 15 octobre prochain, une version qui les amènera à réclamer un
renforcement des pouvoirs publics. Car telle est bien la subtile dialectique de
cette parabole, obtenir des victimes, qu'elles réclament elles-mêmes le
renforcement des instances qui les ont détroussées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici le texte tel qu'il nous est parvenu :&lt;br /&gt;
&lt;h6&gt;Photo flickR licence CC par sanctuary-press-images&lt;/h6&gt;    &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une
caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros
l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient un peu
étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui
repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et
offrit cette fois 150 € par tête, et là encore une grande partie des habitants
lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne
l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant
qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter
500 € dans huit jours et il quitta le village.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et
l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 € l’unité.
Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante,
tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient
vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent
prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se
retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur
emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à
leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla
pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds,
il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous
les prêts accordés à la commune.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux
habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami
intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir
rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des
villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du
surendettement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les taux
d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières
lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient
connu les mêmes infortunes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de
réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes
sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l’âge de départ à la
retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires
et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on
promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le
banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des
Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères
Marchés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des
maires sortants.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les
villageois. Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour nous retrouver tous sur la place du village samedi 15 octobre 2011
(journée internationale des indignés), faites déjà passer cette histoire à
votre voisin...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
Maintenant examinons ce qui ne colle pas dans cette histoire. Le marché y est
décrit comme un être vivant et pensant qui a des &lt;em&gt;intentions&lt;/em&gt;. Il agit
comme le feraient deux frères qui se sont mis d'accord entre eux pour rouler
les pauvres villageois. Or le marché n'est pas un être vivant. Il est la
résultante de millions de décisions individuelles. Le marché ne peut rien
&amp;quot;&lt;em&gt;promettre&lt;/em&gt;&amp;quot;. Deux individus peuvent &lt;em&gt;promettre&lt;/em&gt;, les hommes de
l'Etat, peuvent &lt;em&gt;promettre&lt;/em&gt;, mais certainement pas le marché !  Cet
organicisme, courant chez les étatistes, leur fait commettre ici une énorme
erreur de raisonnement.&lt;br /&gt;
Car puisque le marché ne peut pas &lt;em&gt;promettre&lt;/em&gt;, toute la fable des ânes
tombe à l'eau.&lt;br /&gt;
Mais alors pourquoi les paysans se sont-ils endettés pour acheter des ânes
toujours plus chers ?  Car si des millions de tractations ont été
réalisées en croyant que le prix des ânes allait continuer de monter cela veut
dire qu'il y avait une cause extérieure, un signal ou une incitation forte
capable de  tromper tout ce monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici donc la version libérale de la fable des ânes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le Maire d'un village et une partie de son conseil municipal s'étaient mis
en tête de réguler la possession des ânes sur leur commune. La mairie s'était
donc octroyée le monopole de l'élevage d'ânes et vendait les bêtes aux paysans
à un prix fixé par ses soins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains paysans étant trop pauvres pour acquérir leur âne, le Maire, qui
pensait à sa réélection, décida qu'il fallait les aider. Il pria donc avec
insistance son ami banquier d'accorder des prêts avantageux aux paysans les
plus pauvres. Sachant que l'argent de la commune et des impôts transitait par
sa banque, le directeur ne pouvait pas refuser. Il accorda donc, des prêts de
100 € aux paysans les moins capables de les rembourser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le banquier était un peu inquiet des risques que le Maire lui faisait prendre
car il n'avait que les ânes pour garantie. Mais constatant le succès de cette
première opération, le Maire se dit que les réticences du banquier
disparaîtraient si le prix des ânes augmentait. Comme il détenait le monopole
de l'élevage il maintint le nombre de nouveaux ânes proposés à la vente en
dessous de la demande. Le prix des ânes se mit à grimper, d'abord à 150 €, puis
à 200 €. Même s'ils n'arrivaient plus à payer leurs échéances, les paysans
pauvres pouvaient toujours revendre leur âne pour rembourser leur prêt en
faisant une plus-value confortable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde au conseil municipal était convaincu de la sage politique du
Maire  Un nombre croissant de paysans pauvres accédaient à la propriété
des ânes. La banque reçut des félicitations officielles pour sa politique non
discriminante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le cours de l'âne atteignit 500 €, le nombre de défaut de paiement
devint trop important et de nombreux ânes, saisis par le banquier, se
retrouvèrent sur le marché, provoquant la chute des prix de l'animal. Après
quelques mois l'âne valut 80 € . Les paysans préférèrent voir leur âne
saisi plutôt que de continuer à payer trois ou quatre fois son prix, ce qui mit
la banque au bord de la faillite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Maire et le conseil municipal décrétèrent que la banque avait été imprudente
et cupide. Ils publièrent un communiqué dans lequel ils affirmaient que la
bulle ânière était due à la spéculation, conséquence d'une dérèglementation
bancaire.  Une faillite de la banque aurait eu des conséquences
dramatiques pour toute l'économie locale, le Maire fut donc obligé de la
renflouer précipitamment. Soucieux de paraître contrôler la situation,  il
décida aussi de relancer l'économie du village en prêtant de l'argent à
certains riches artisans de la commune, lesquels devinrent ses fervents
supporters.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malheureusement la commune était déjà extrêmement endettée. Les Maires
successifs avaient dépensé sans compter pour acquérir le vote des villageois.
Cette dernière et énorme dépense fit déborder le vase. Les villageois
travailleurs et économes qui avaient prêté à la commune commencèrent à douter
de sa capacité à les rembourser. Pour rassurer de nouveaux prêteurs et éviter
de payer des intérêts plus élevés, le Maire dut s'engager, la mort dans l'âme,
à réduire les dépenses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour protester contre cette situation des villageois se déclarèrent &amp;quot;indignés&amp;quot;
et organisèrent des manifestations au nom des paysans pauvres qui avaient perdu
leur argent, leur âne et leur travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que ces indignés
sont en fait des employés municipaux qui tirent l'intégralité de leurs revenus
du déficit communal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très généreusement l'opposition municipale a promis d'augmenter leurs effectifs
et leurs salaires en taxant les artisans et fermiers les plus prospères ainsi
que la banque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les
villageois pauvres et les villageois industrieux. Et vous, que feriez vous à
leur place ? Que ferez-vous le samedi 15 octobre 2011 ? (journée internationale
des indignés)  Faites déjà passer cette histoire à votre voisin...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/10/05/Une-histoire-d-%C3%A2nes-pour-expliquer-la-crise#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Nous, ce sera Valls</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/10/02/Nous%2C-ce-sera-Valls</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0d019b5fa861856e6f668ead7d66e23e</guid>
    <pubDate>Sun, 02 Oct 2011 21:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>gauche</category><category>primaires</category><category>valls</category>    
    <description>&lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Gauche Libérale appelle à voter pour Manuel Valls aux primaires de
la gauche.&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Primaires à gauche, oct. 2011&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/primaires.jpg&quot; /&gt;Il est clair que manuel Valls est  le
moins réactionnaire des candidats de la vieille gauche étatiste à la présidence
de la république. Gauche Libérale appelle donc ses sympathisants à voter pour
lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous appelons à désigner Manuel Valls comme le candidat de la gauche, ce
n'est pas parce qu'il est présenté par certains comme le candidat le plus à
droite du PS. Bien au contraire, nous pensons que c'est le candidat le plus à
gauche du PS. C'est celui qui respecte le plus l'égalité en droit, l'esprit
d'ouverture, donc de tolérance, le réalisme économique qui profite avant tout
aux plus pauvres. C'est celui qui s'éloigne le plus du socialisme autoritaire
et borné dont les dégâts économiques, politiques et sociétaux ne se comptent
plus.&lt;br /&gt;
Le titre de son livre : &amp;quot;&lt;em&gt;Pour en finir avec le socialisme et être enfin de
gauche&lt;/em&gt;&amp;quot; suffit à le désigner comme notre candidat naturel par défaut, dans
ces primaires.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Manuel Valls est l'un des rares hommes politiques qui, sans l'adopter,
essaye de comprendre la pensée libérale.  Il ne fuit pas le mot libéral
:&lt;br /&gt;
&amp;quot;&lt;em&gt;Les entreprises, le marché, la concurrence, aucun problème. Le côté clan
des patrons sarkozystes, tel qu'on le voit parfois, c'est autre chose, et les
libéraux, les vrais libéraux, ne devraient pas apprécier&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Nous, on apprécie. De même lorsqu'il écrit :&lt;br /&gt;
&amp;quot;&lt;em&gt;les sociétés anglo saxonnes sont plus ouvertes donc plus à gauche que
notre vieille république verrouillée, où les élites se reproduisent entre
elles...&lt;/em&gt;&amp;quot;&lt;br /&gt;
Manuel Valls rompt définitivement avec le marxisme anti droit de l'hommiste et
avec la fascination de la gauche pour ses extrêmes.trotskistes ou
alter-mondialistes, ouf, il était temps !&lt;br /&gt;
On trouve même dans ses propositions quelques avancées libérales telle que
l'autonomie réelle des universités ou le paiement des études supérieures,
différé au cours de la vie professionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il doit bien entendu être précisé que ce vote de soutien n'est pas un vote
d'adhésion puisque Manuel Valls défend certaines thèses autoritaires en matière
de sécurité, d'environnement, ou même d'économie qui sont à l'exact opposé de
nos valeurs. Grand admirateur de l'escroc Al Gore, il est également persuadé
que le capitalisme financier doit être &amp;quot;moralisé&amp;quot;, reprenant ainsi cette tarte
à la crème de tous les dirigistes, responsables de la crise. Il se gargarise de
l'expression &amp;quot;justice sociale&amp;quot; qui est en soi un contresens. Il se prononce
pour la discrimination positive qui est une horreur idéologique. Il n'hésite
pas à parler de &amp;quot;chèque&amp;quot; et de &amp;quot;cadeau&amp;quot; quand certains impôts baissent,
entérinant cette vieille idée socialiste que tout appartient à l'Etat. Il
défend enfin le système de retraite par répartition au nom de la sempiternelle
&amp;quot;solidarité&amp;quot;, renommage politiquement correct de la redistribution coercitive
dirigiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais surtout, surtout, Manuel Valls a raté l'occasion de se démarquer de tous
les hommes politiques, de tous bords en avouant &lt;em&gt;enfin&lt;/em&gt; publiquement que
la crise a pour unique origine le dirigisme économique et sociétal qui
caractérise les sociales-démocraties. Manuel Valls ne sera donc pas
l'Homme-qui-entrera-dans-l'Histoire en affirmant haut et fort que la
mondialisation, les marchés financiers, la spéculation, et les chinois ne sont
pour rien dans notre déconfiture.&lt;br /&gt;
A défaut, il est le premier dirigeant du PS à proposer d'abandonner le mot
socialiste, c'est déjà beaucoup et cela suffit à emporter notre décision.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/10/02/Nous%2C-ce-sera-Valls#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Règle d'or budgétaire et sociale-démocratie</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/09/29/R%C3%A8gle-d-or-budg%C3%A9taire-et-sociale-d%C3%A9mocratie</link>
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    <pubDate>Thu, 29 Sep 2011 23:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>budget</category><category>déficit</category><category>règle d or</category><category>sociale-démocratie</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;sociale-démocratie-droite, sept. 2011&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/foule-dte-40.jpg&quot; /&gt;Le basculement du sénat à gauche vient
définitivement d'enterrer la règle d'or voulue par Nicolas Sarkozy. Ce
dispositif, adopté dans plusieurs pays européens, mérite pourtant un
décryptage.&lt;br /&gt;
Il s'agit de rendre constitutionnelles certaines règles censées garantir un
équilibre budgétaire.&lt;br /&gt;
Un projet de loi de révision constitutionnelle a déjà été voté le 13 juillet
dernier par l'UMP et le N.C. Ce texte prévoyait l'instauration de &amp;quot;lois-cadres
d'équilibre des finances publiques&amp;quot; destinées à fixer un &amp;quot;rythme du retour à
l'équilibre&amp;quot; budgétaire. La loi ne prévoit donc pas d'imposer l'équilibre et
elle ne contient pas d'indications chiffrées. Ce seraient ces &amp;quot;lois-cadres
d’équilibre des finances publiques&amp;quot;  (terme qui fleure bon la
planification gaulliste) qui, une fois  inscrites dans la constitution,
permettraient &amp;quot;d'encadrer la trajectoire budgétaire&amp;quot; en incluant le budget de
l'Etat et celui de la Sécurité sociale. Il s'agirait donc de définir des
recettes minimum et des dépenses maximum à respecter dans
l'&lt;em&gt;avenir&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or c'est bien ce dernier terme, l'&lt;em&gt;avenir&lt;/em&gt;, qui fournit la clef du
dispositif. Tous les gouvernements sont libres de limiter ou de diminuer les
dépenses publiques et de fixer un niveau d'imposition qui garantit l'équilibre
budgétaire. &lt;em&gt;Ils peuvent le faire&lt;/em&gt; et pourtant, depuis 35 ans, &lt;em&gt;ils
ne le font pas&lt;/em&gt;. Pourquoi ? Nous touchons là au mode de fonctionnement des
sociales-démocraties en général et de la notre en particulier.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans notre système, l'État ne &lt;em&gt;peut pas&lt;/em&gt; faire baisser ses dépenses.
En effet, un gouvernement qui le ferait s'attirerait les foudres de sa
clientèle électorale, qui à tort ou à raison, croit vivre aux dépens de la
clientèle électorale du parti adverse. De plus, et c'est le point crucial, en
baissant ses dépenses un parti au pouvoir offre au parti adverse la possibilité
de les rétablir. Toute somme économisée devient une arme pour l'opposition
puisque cette dernière peut promettre de la dépenser à nouveau en faveur de sa
propre clientèle électorale. Cela signifie que le parti qui déciderait vraiment
de réduire les dépenses publiques se sacrifierait pour au moins deux
mandatures. D'abord il perdrait le pouvoir sous le double effet du
mécontentement de sa propre clientèle et de l'accroissement de la capacité de
dépense offerte à l'adversaire. Puis, pendant sa première mandature, la
nouvelle majorité rétablirait ou dépasserait le niveau de dépense de son
adversaire trop vertueux, ce qui aurait pour conséquence de satisfaire sa base
électorale. Donc cette  majorité serait probablement réélue pour une
deuxième mandature.&lt;br /&gt;
Inutile de préciser que ce type de scénario est impossible - il ne s'est
d'ailleurs jamais produit au cours de la Ve république - pour la simple raison
qu'un parti qui tenterait cette manœuvre suicidaire perdrait très rapidement le
soutien de ses élus, lesquels apprécient en général moyennement les mesures de
gouvernement de nature à leur faire perdre leur mandat local.&lt;br /&gt;
&lt;img title=&quot;sociale-démocratie-gauche, sept. 2011&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/foule-gche40.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Pour bien se convaincre de cette mécanique électorale, on peut d'ailleurs
observer que la  surenchère a commencé. Martine Aubry a amorcé les
hostilités en annonçant qu'elle allait doubler le budget de la culture, puis, à
l'occasion de l'émoi provoqué par l'insécurité marseillaise, elle a promis de
rétablir dix mille policiers supprimés selon elle par la RGPP (Révision
Générale des Politiques Publiques). Comme le phénomène décrit plus haut
fonctionne également pour une primaire, François Hollande a promis vendredi 9
septembre de &amp;quot;restituer&amp;quot; les postes d'enseignants &amp;quot;coupés&amp;quot; par la droite depuis
2007 (date d'instauration de la RGPP). Il s'agit là de 66 000 postes. Il
est à noter que ce phénomène intervient alors que les gouvernements de Nicolas
Sarkozy n'ont pas fait baisser les dépenses. Bien au contraire, les &amp;quot;plans de
relance&amp;quot; ont copieusement arrosé les banques et les sociétés du CAC 40 tandis
que les dépenses sociales augmentaient de 50% au cours des dix dernières
années. Résultat : les dépenses publiques sont passées de 54 % à 56,2 % du PIB
pendant le seul dernier quinquennat. Que serait la surenchère socialiste si les
dépenses avaient effectivement baissé ? On n'ose l'imaginer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un marché libre et bien informé, la concurrence entre les entreprises fait
&lt;em&gt;baisser&lt;/em&gt; les prix et seules les &lt;em&gt;ententes&lt;/em&gt; peuvent maintenir des
prix hauts. Mais dans le marché politique d'une sociale démocratie, c'est le
contraire : la concurrence entre les partis ne fait pas baisser les dépenses,
elle les fait &lt;em&gt;monter&lt;/em&gt;. Il faut donc une &lt;em&gt;entente&lt;/em&gt; entre les
partenaires de l'oligopole politique pour tenter de juguler cette hausse
inexorable. La règle d'or est un essai de mise en place d'une telle
entente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La règle d'or oblige donc les adversaires politiques d'aujourd'hui à &lt;em&gt;ne
pas&lt;/em&gt; profiter d'une baisse des dépenses initiées par l'un d'entre eux pour
surenchérir afin de conquérir le pouvoir. La &amp;quot;trajectoire budgétaire&amp;quot; (on peut
penser dans les circonstances actuelles qu'elle veut être descendante) doit
donc obligatoirement dépasser les échéances électorales pour être efficace. On
comprend la manœuvre de Nicolas Sarkozy qui est habile :  si les
socialistes avaient signé le pacte, ils auraient donné l'impression de se plier
à une règle initiée par la majorité et restreint leur capacité de faire des
cadeaux à leur clientèle. De l'autre côté, en refusant la règle d'or, ils
exposent la France à un déclassement de la part des agences de notation, ce qui
serait une vraie catastrophe pour les finances publiques, perspective qui sera
bien entendu exploitée électoralement par le camp de la majorité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On l'aura compris cette règle d'or est un espèce de bricolage destiné à sauver
un système social-démocrate en bout de course. C'est une règle de connivence
forte et antidémocratique entre les principaux partis. Elle a été mise en place
en Allemagne, et tout récemment en Espagne. Elle fonctionne tacitement dans les
pays du nord ou les débordements de la fonction publique sont plus étroitement
surveillés par les citoyens&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les dépenses de toutes les sociales-démocraties mondiales croissent
inexorablement depuis le début du siècle précédent. On est passé d'une
fourchette de dépenses de 8 à 14% du PIB en 1913 pour les pays de l'OCDE à 35 -
56% aujourd'hui. Quelques rares pays, Suède, Canada ont réussi à inverser la
tendance pour quelques années mais la moindre instabilité politique, le moindre
ressentiment d'un parti trop longtemps écarté du pouvoir peut provoquer une
rechute. La France, de son côté, a atteint un niveau de dépenses publiques
record, en décalage de 10% avec l'Allemagne et qui continue à croître, tandis
que le niveau de prélèvements est devenu insupportable pour les classes
moyennes.&lt;br /&gt;
Ce sont bien les &amp;quot;contradictions internes&amp;quot; du système social-démocrate qui sont
la cause de cette dérive.&lt;br /&gt;
Dans cette organisation, les politiques ont une emprise extravagante sur
l'économie, quelques hommes peuvent très simplement décider de prélever des
sommes colossales par la voie de l'impôt coercitif pour les affecter à quoi bon
leur semble. L’État social-démocrate n'est pas le jardinier qui prépare le
terrain pour que l'économie puisse croitre dans les meilleures conditions, il
est aussi l'architecte industriel et le redistributeur présumé des richesses
produites - avec le succès que l'on connait - et il s'est érigé en objet
central de toutes les revendications. C'est ce système  totalement
déresponsabilisant où les hommes politiques ne risquent rien, où les erreurs ne
sont pas sanctionnées, où l'on peut faire carrière sans avoir jamais mis un
pied dans l'économie réelle, où l'exercice du pouvoir consiste à satisfaire les
revendications des plus violents ou des plus influents qui est en cause
aujourd'hui. La règle d'or budgétaire n'est rien d'autre qu'une entente
antidémocratique destinée à faire perdurer un système structurellement
malsain.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/09/29/R%C3%A8gle-d-or-budg%C3%A9taire-et-sociale-d%C3%A9mocratie#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Riches : &quot;Taxez nous&quot;</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/09/06/nouveau-billet</link>
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    <pubDate>Tue, 06 Sep 2011 23:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Participation à l'émission  &amp;quot;Le débat&amp;quot; de Vanessa Burggraf
sur  France 24&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.france24.com/fr/20110831-debat-france-pauvret%C3%A9&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Le debat - Vanessa Burggraf, sept. 2011&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/.ledebat-VB_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Chantal BRUNEL, Députée UMP de Seine-et-Marne&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Noam LEANDRI, Secrétaire général de l’Observatoire des inégalités&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Vincent DREZET, Coauteur de &amp;quot;Il faut faire payer les riches&amp;quot;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Alain COHEN DUMOUCHEL, d'Alternative libérale&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.france24.com/fr/20110831-debat-france-pauvret%C3%A9&quot;&gt;Première
partie intervention à 11' 50&amp;quot;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.france24.com/fr/20110831-debat-france-pauvrete-partie2&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Le débat - France24, sept. 2011&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/.ledebat-acd_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.france24.com/fr/20110831-debat-france-pauvrete-partie2&quot;&gt;Deuxième
partie intervention à 3' 10&amp;quot;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/09/06/nouveau-billet#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'oligarchie soutient la taxation des riches</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/08/26/L-oligarchie-soutient-la-taxation-des-riches</link>
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    <pubDate>Fri, 26 Aug 2011 18:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>oligarchie</category><category>riches</category><category>taxes</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;billet, août 2011&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/billet-muscapix.jpg&quot; /&gt;Le projet de taxation des
très hauts revenus semble faire consensus. Il démontre, une fois de plus,
l'unicité de vue et de réaction d'une classe politique tristement prévisible.
Alors que l'opposition est prise de court, l'UMP et le Centre, initiateurs de
la mesure, voient même certains riches leur apporter leur soutien.&lt;br /&gt;
Si nous ne contestons pas l'opportunité d'un débat sur les écarts de revenus et
sur les difficultés que rencontrent une part croissante de nos concitoyens,
nous refusons en revanche fermement la logique socialiste-dirigiste qui prévaut
dans les partis de gouvernement. Dans une société ouverte, il existe bien
d'autres moyens de répartition et de circulation des richesses que la
sempiternelle redistribution coercitive par l'impôt qui a largement prouvé son
inefficacité.&lt;/p&gt;
&lt;h6&gt;Photo flickR licence CC par muscapix&lt;/h6&gt;    &lt;p&gt;Nos dépenses publiques atteignent aujourd'hui 56% du PIB. La première
question à se poser concerne le niveau astronomique de ces dépenses. Sont-elles
utiles ? Ont-elles résorbé le chômage ? Ont-elles fourni de l'emploi aux jeunes
et aux plus de cinquante ans ? Ont-elles contribué à intégrer les populations
issues de l'immigration ? Ont-elles permis de voir naître un tissus de PME
dynamiques ? Assurent-elles le paiement de nos retraites et le remboursement de
nos soins ? Toutes les réponses sont malheureusement négatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or dans le contexte d'une économie mondialisée il est extrêmement important que
notre pays reste attractif pour les talents d'exception. Ce sont ceux qui
veulent entreprendre, prendre des risques, créer des emplois, financer des
entreprises, qui au final feront redémarrer l'économie. Ils doivent avoir des
perspectives à la mesure des services qu'ils rendent. C'est cela que l'on va
tuer en taxant &amp;quot;les riches&amp;quot;, c'est à dire tous les riches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car la loi ne peut faire la différence entre les vrais créateurs de richesse,
ceux dont la fortune provient d'une logique de marché et les autres, nombreux
en France, dont le succès est étroitement lié aux faveurs de l'État. C'est de
cette confusion, soigneusement entretenue par la classe politique que nait le
ressentiment des français à l'encontre des très hauts revenus. Ce sentiment
nous parait plus révélateur du rejet de ce qu'il faut bien appeler notre
&amp;quot;oligarchie&amp;quot; nationale plutôt que d'une volonté d'interdire ou de décourager la
richesse. Les français refusent les fortunes acquises sans risque, en
connivence avec le pouvoir, celles qui s'établissent à l'abri de la
concurrence. Ils rejettent les empires industriels et financiers inamovibles
les rentes de situation, et l'administration qui les rendent possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plutôt que de taxer les hauts revenus, Il faut supprimer les niches fiscales
mais aussi rétablir les conditions d'une vraie concurrence qui se chargera,
bien mieux que la fiscalité, de renverser les fortunes pour le bien du plus
grand nombre. Pour cela il existe plusieurs chantiers qu'il faut ouvrir
d'urgence : la lutte contre les monopoles et les oligopoles, la suppression
totale des aides publiques aux entreprises y compris les montants prévus par le
&amp;quot;grand emprunt&amp;quot; dont on peut mesurer aujourd'hui l'inanité, la mise en place
d'actions de groupe (class actions) pour renforcer le pouvoir des
consommateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le marché libre et transparent récompense les mieux offrants. Taxer ceux qui
réussissent dans ce contexte revient à limiter artificiellement la quantité des
produits et des services (au sens large) qui satisfont le plus les
consommateurs. Les vrais créateurs se battront contre cette mesure parce
qu'elle est absurde et contreproductive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche il n'est pas très étonnant que plusieurs membres de l'oligarchie
donnent des gages de fidélité à l'État qui a fait leur fortune en se prononçant
(héroïquement) pour leur propre taxation. Ils auraient bien tort de se fâcher
avec le &amp;quot;grand architecte&amp;quot; de la politique industrielle et de l'indépendance
française qui, depuis les années soixante, a massivement financé ou favorisé
certaines grandes entreprises françaises au détriment d'une vraie concurrence :
concessions, subventions, défiscalisation, regroupements, protections,
recherche et développement sur fonds publics, privatisations de monopoles
publics, les grands patrons de nos champions nationaux auraient bien tort de
cracher dans la soupe étatiste. Ce qu'ils donnent au trésor d'une main, le
ministère de l'économie le leur rendra bien dans l'autre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/08/26/L-oligarchie-soutient-la-taxation-des-riches#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les sociétés du CAC 40 et la &quot;mondialisation libérale&quot;</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/07/25/Les-soci%C3%A9t%C3%A9s-du-CAC-40-et-la-%22mondialisation-lib%C3%A9rale%22</link>
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    <pubDate>Mon, 25 Jul 2011 17:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Ligne politique</category>
        <category>CAC 40</category><category>Etat</category><category>libéralisme</category><category>étatisme</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/cac-assemblee-Sean_Marshall.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Assemblée du CAC 40, juil. 2011&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/.cac-assemblee-Sean_Marshall_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opinion publique française porte un jugement sévère sur les sociétés du
CAC 40. Leurs dirigeants sont perçus comme des affairistes cosmopolites qui
délocalisent à tour de bras pour profiter de la main d’œuvre la moins chère
tout en s'octroyant des salaires indécents, parfois accompagnés de parachutes
dorés. Cette hostilité est seulement tempérée par un sentiment de fierté
patriotique lorsqu'Airbus remporte un contrat fabuleux aux émirats ou lorsqu'un
pays d'Amérique du sud choisit de faire appel au savoir-faire français dans le
domaine de la distribution de l'eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout en entretenant d'excellents rapports avec les patrons du CAC 40, nos
dirigeants politiques, toutes tendances confondues, s’accommodent fort bien de
la vulgate populaire à leur sujet. Ils vont même jusqu'à l'entretenir, puisque
ce sentiment de méfiance ou de rejet de la population leur permet d'imputer nos
difficultés à la fameuse &amp;quot;mondialisation libérale&amp;quot; c'est à dire à des
externalités économiques et politiques. Les sociétés du CAC 40 seraient donc le
résultat de la mondialisation libérale c'est à dire au fait de produire
n’importe où (délocalisation libérale), avec n’importe qui (migration
libérale), pour vendre à n’importe qui (marché sans frontière et affranchi des
pouvoirs politiques). Dans l'imagerie dirigiste, complaisamment relayée par les
médias, le &amp;quot;pouvoir de l'argent&amp;quot; a supplanté celui des États, supposés vertueux
mais dépassés par la mondialisation galopante. Cette perception du public
permet aux gouvernements de justifier toujours plus d'intervention et de
proximité avec ces sociétés que l'État prétend &amp;quot;contrôler&amp;quot; pour mieux préserver
les intérêts des français.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans le même temps, les vrais libéraux français, ceux qui adhèrent à la
philosophie libérale, ne peuvent évidemment pas s'identifier à cette caricature
que les dirigistes invoquent pour masquer leurs erreurs et justifier leur
interventionnisme. Mais comme les libéraux n'ont que très peu accès aux médias,
les acteurs de l'étatisation mondiale peuvent continuer d'utiliser ce
libéralisme falsifié, cet ennemi public consensuel qu'ils ont inventé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car s'il est vrai que les libéraux sont favorables à la possibilité de produire
n'importe où, avec n'importe qui, pour vendre à n'importe qui, il est également
indéniable que  les sociétés du CAC 40 ne sont pas le produit de cette
liberté, mais plutôt celui d'un étatisme établi de longue date.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partout dans le monde, les gouvernements protègent ou favorisent leurs grandes
entreprises au nom du patriotisme économique. Ils le font généralement
discrètement, car être accusés de fausser la concurrence n'y est pas très bien
vu. La France, elle, se pose en championne d'un interventionnisme militant. Les
aides aux entreprises, sorte de corruption légale, sont un sport national qui
essaye même de se parer d'une forme de moralité. Notre pays, majorité
présidentielle et opposition réunies, clame par exemple la nécessité d'une plus
grande &amp;quot;réglementation&amp;quot; des marchés financiers. La ficelle est énorme, puisque
tout le système financier, basé sur la monnaie-signe, est une création
artificielle des États-nations et qu'il est piloté d'une main de fer par leurs
banques centrales assistées d'une bureaucratie et d'une réglementation
pléthoriques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment ces grandes sociétés sont elles arrivées à croitre  ?  De
quels privilèges ont-elles bénéficié ? Quelles distorsions à la concurrence les
pouvoirs publics ont-ils provoqués ?&lt;br /&gt;
Nous allons répondre à ces questions en passant en revue les mécanismes 
plus ou moins légaux qui le permettent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Croissance initiale avec des concessions d’État&lt;/strong&gt;  Le
gouvernement accorde des permis d'exploitation de ressources rares, ou
prétendues telles, à un nombre défini d'entreprises. C'est le cas de
l'oligopole des télécommunications, des sociétés minières, des concessions
autoroutières ou ferroviaires. De nombreuses entreprises importantes ont pu
croître grâce à ce type de concession.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Entreprises résultant de la privatisation de monopoles
publics&lt;/strong&gt; et héritant de ce fait d'une position dominante sur le marché
intérieur : Ces sociétés sont des purs produits de l'étatisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Attribution directe de marchés&lt;/strong&gt;. Tous ceux qui connaissent et
ont pratiqué les différentes formes d'appels d'offres des marchés publics
savent que la neutralité voulue par le code des marchés publics n'existe pas et
qu'elle ne &lt;em&gt;peut pas&lt;/em&gt; exister. Ce sont les plus influents et ceux qui
ont déjà des références qui gagnent la plupart des nouveaux marchés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Intervention directe de l'État ou des collectivités publiques dans la
création de monopoles&lt;/strong&gt; ou d'oligopoles nationaux. Cas récent du
monopole national de GDF-Suez - Regroupements imposés par l'État dans la
sidérurgie ou dans l'armement. A échelle plus réduite, création de monopoles
locaux comme le Veli'b (le mal nommé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Financement des partis politiques&lt;/strong&gt; - Croissance par obtention
de marchés publics avec surfacturation et versement de commissions. Les
quelques affaires qui ont été traitées par la justice laissent entrevoir
l'ampleur du phénomène passé. On a aujourd'hui recours à des financements plus
complexes via des associations amies ou alliées des partis politiques. Les
secteurs les plus concernés par ces pratiques sont les travaux publics et la
gestion de l'eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Responsabilité limitée&lt;/strong&gt;. Mécanique de la faillite et défauts
de paiement supportés par les entreprises saines. La responsabilité limitée est
un vaste sujet, que nous avons déjà abordé. Il est évident qu'elle est un
artefact juridique imposé par l'État et qu'elle n'a rien à voir avec la liberté
du commerce et de l'entreprise. Si la gauche libérale s'est prononcée
&lt;em&gt;pour&lt;/em&gt; cette ingénierie sociale qu'elle considère, dans certaines
limites, comme compatible avec la Nature Humaine, elle pense que sa
généralisation aux grandes entreprises pose de sérieux problèmes. Outre les
obstacles à l'indemnisation des dégâts que nous avons étudié pour le cas de la
centrale nucléaire de Fukushima, se pose le problème des reprises d'entreprises
défaillantes, parfois pour un euro symbolique. C'est bien l'État qui permet à
une entreprise d'en absorber une autre défaillante en faisant payer une partie
de ses dettes par &amp;quot;les autres&amp;quot;, c'est à dire par ses fournisseurs, banques, et
même ses salariés. Cette mécanique étatiste de prime à l'irresponsabilité est
absolument contraire aux préceptes libéraux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Croissance externe avec suppression de la concurrence&lt;/strong&gt;. C'est
une mécanique privée, l’État n'est pas directement responsable des
concentrations d'entreprises, force est toutefois de constater, en France, sa
totale passivité pour briser les monopoles. C'est l'administration européenne
qui intervient à sa place. A noter d'ailleurs que si l'Europe intervient pour
limiter les monopoles nationaux elle est beaucoup moins active en ce qui
concerne les monopoles européens qui eux sont largement tolérés du moment
qu'ils peuvent rivaliser avec leurs homologues américains ou asiatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Lobbying politique&lt;/strong&gt; pour favoriser le développement d'une
activité, généralement sectorielle. Cette pratique, internationalement
répandue, est mal vue en France. En revanche  L’État Français se pose
souvent en sauveur des industries et services qui périclitent (cinémas, presse,
théâtre) avec des résultats souvent exactement contraires aux buts poursuivis,
par exemple dans le domaine de la grande distribution. Certaines activités
naissent de législations absurdes. L'interdiction de publicité télévisée qui
frappait la presse a ainsi fait naître le marché des figurines et objets
&amp;quot;accompagnés de leur fascicule&amp;quot; qui permettait de contourner la loi. Le
lobbying à la française aboutit également à de multiples normes de qualité ou
de sécurité ainsi qu'aux appellations d'origines contrôlées. Ces législations
parfois justifiées, parfois discutables érigent ce qu'on appelle des
&amp;quot;&lt;strong&gt;barrières non douanières&lt;/strong&gt;&amp;quot;, forme de protectionnisme discret,
très efficace pour éliminer ou retarder l'entrée de produits étrangers. 
La promotion du carburant diesel est probablement la plus importante barrière
non douanière concédée par les autorités pour protéger l'industrie automobile
européenne, au détriment direct de la santé de ses habitants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Subventions directes aux entreprises&lt;/strong&gt;. Très largement
répandue, cette pratique profite surtout aux grandes entreprises qui
bénéficient des services juridiques et administratifs nécessaires pour les
obtenir.&lt;br /&gt;
Les collectivités locales financent des implantations d'entreprises dans leur
région et s'indignent lorsque les entreprises ferment ou délocalisent. Il y a
donc bien un accord tacite, les collectivités publiques &amp;quot;achètent&amp;quot;
l'implantation d'une entreprise à vocation nationale ou internationale avec de
l'argent public, donc au détriment du commerce et de l'artisanat local qui sont
condamnés à supporter cette charge.&lt;br /&gt;
On ne peut clore cette rubrique sans un mot sur la Politique Agricole Commune
de l'Europe (PAC) qui subventionne massivement l'agriculture européenne, France
en tête. Ces subventions sont financées par le reste de l'économie qui en plus
de devoir payer cette charge, doit également financer l'administration
tentaculaire qui l'accompagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Exemptions fiscales&lt;/strong&gt; négociées avec le ministère des finances
ou les collectivités locales. A noter que dans le domaine des
fusions-acquisitions, la loi est tellement complexe que, à un certain niveau,
les sociétés négocient avec le ministère des finances pour convenir d'une
&amp;quot;enveloppe fiscale&amp;quot;. Ces procédures sont ignorées des petites entreprises ou
leur sont inaccessibles.&lt;br /&gt;
De nombreuses officines prospèrent en proposant aux entreprises plus modestes
de bénéficier par exemple de la formule du &amp;quot;crédit impôt recherche&amp;quot; en
s'occupant intégralement du dossier. Les petites entreprises qui font appel à
de tels services encourent un fort risque de se faire redresser plusieurs
années après l'obtention de &amp;quot;l'aide&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Repêchage des sociétés défaillantes par l'État&lt;/strong&gt;. C'est le
syndrome de ce que les américains appellent les &amp;quot;2big2fail&amp;quot; (trop grosses pour
disparaître) Au delà d'une certaine taille, les entreprises, même les plus mal
gérées, deviennent intouchables au nom de la préservation de l'emploi. En ces
temps de chômage endémique, lui même provoqué par une législation du travail
rigide et désuète sur fond de crise des États-providence, le gouvernement ne
laisse pas les grandes entreprises faire faillite, il intervient donc en
accordant des prêts ou en exonérant de charges les entreprises les plus mal
gérées. A la décharge de celles-ci leurs mauvais résultats proviennent parfois
des interventions précédentes des pouvoirs publics. On se souvient de Renault,
obligé dans les années 80 de racheter des canards boiteux sur ordre de
l'État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Régime fiscal du bénéfice mondial consolidé&lt;/strong&gt; - Cette
législation très particulière autorise certaines sociétés françaises agréées
par le ministre de l'économie et des finances à déduire les pertes de leurs
filiales étrangères détenues à plus de 50% des résultats de la maison mère pour
le calcul de leur impôt.  Pratiquement, des activités déficitaires à
l'étranger viendront réduire l'imposition d'activités bénéficiaires en
France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;État VRP&lt;/strong&gt;.  Intervention directe des plus hautes sphères
de l'État pour la signature de contrats privés. Voyage en avion présidentiel,
invitations croisées de l'oligarchie  L’État devient voyageur de commerce
au services des grandes entreprises. Ces dernières bénéficient des retombées
publicitaires gratuites apportées par la couverture médiatique de ces
&amp;quot;évènements&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;strong&gt;Cas du secteur bancaire&lt;/strong&gt;. Les banques, présentées comme les
promoteurs de la finance libéralisée sont en fait les sous traitant de la
bureaucratie monétaire. La création de monnaie-signe, monopole d' État, se fait
par leur intermédiaire, sous le contrôle étroit des banques centrales
nationales ou continentales. Tous les établissements bancaires, quelle que soit
leur taille, sont soumis à une réglementation extrême, inversement
proportionnelle aux garanties qu'elles peuvent apporter en fond propres. Dans
une vraie logique de marché, les consommateurs placeraient leur argent dans une
banque ayant le meilleur taux de couverture, les banques mal gérées ne seraient
pas systématiquement renflouées par les pouvoirs publics, les crédits seraient
accordés en fonction des possibilités réelles de remboursement. Tout le secteur
bancaire, sans exception, fonctionne donc en dehors d'une logique de
marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un prochain article nous passerons en revue les sociétés du CAC 40 et
leurs rapports, présents ou passés avec les pouvoirs publics.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/07/25/Les-soci%C3%A9t%C3%A9s-du-CAC-40-et-la-%22mondialisation-lib%C3%A9rale%22#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le Joly défilé du 14 Juillet</title>
    <link>http://www.gaucheliberale.org/post/2011/07/17/qu-il-est-Joly-ce-d%C3%A9fil%C3%A9-du-14-Juillet</link>
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    <pubDate>Sun, 17 Jul 2011 18:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>défilé du 14 juillet</category><category>Eva Joly</category><category>fillon</category><category>traditions</category>    
    <description>&lt;div style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot;&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.gaucheliberale.org/?pf=player_flv.swf&quot; height=&quot;300&quot; width=&quot;400&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.gaucheliberale.org/?pf=player_flv.swf&quot; /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Brassens, la mauvaise réputation&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Le jour du Quatorze Juillet&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Je reste dans mon lit douillet.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;La musique qui marche au pas,&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Cela ne me regarde pas.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Je ne fais pourtant de tort à personne,&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;En n'écoutant pas le clairon qui sonne.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Mais les brav's gens n'aiment pas que&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;L'on suive une autre route qu'eux,&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Non les brav's gens n'aiment pas que&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;L'on suive une autre route qu'eux,&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Tout le monde me montre au doigt&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Sauf les manchots, ça va de soi&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;    &lt;p&gt;D'après M. Fillon, premier ministre de la France, Eva Joly  &amp;quot;&lt;em&gt;n'a
pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs
françaises, de l'histoire française&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;/p&gt;
En dépit des cris d'orfraie poussés par la gauche, cette affirmation ne nous
parait pas choquante. M. Fillon peut parfaitement juger qu'Eva Joly &lt;em&gt;&amp;quot;n'a
pas une culture très ancienne des valeurs françaises&lt;/em&gt;&amp;quot;. sans devoir être
accusé, comme le fait le journal Le Monde du 17 juillet 2011,
d'entretenir  &amp;quot;&lt;em&gt;un flirt avec la rhétorique de l'extrême
droite&lt;/em&gt;&amp;quot;  Pauvre journal le Monde et pauvre gauche socialiste,
désormais coutumiers de ces procédés lamentables pour disqualifier leurs
adversaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non, il se trouve simplement que le jugement porté par M. Fillon et par
plusieurs personnalités, de droite comme de gauche, &lt;strong&gt;démontre que leur
culture&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;des traditions, françaises, des valeurs françaises, de
l'histoire française&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;est lacunaire et défaillante&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe en effet depuis 1886 une tradition française antimilitariste
organisée, principalement anarchiste et syndicaliste à ses débuts mais pas
seulement.&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;En 1886 est fondée la ligue des antipatriotes.&lt;br /&gt;
En 1899 est créée par Dubois-Desaulle la première organisation antimilitariste
anarchiste.&lt;br /&gt;
Lui succède en 1902 la ligue antimilitariste fondée par Yvetot, Beylie,
Paraf-Javal, Libertad et Janvion. C'est en 1904 que l'organisation devient la
section française de l'AIA (Association Internationale, Antimilitariste).&lt;br /&gt;
En 1911 le nombre de déserteurs et &amp;quot;insoumis&amp;quot; recherchés par la police
atteignait le chiffre officiel de 76 723 personnes, soit l'effectif de deux
corps d'armée.&lt;br /&gt;
En 1913 circule une brochure rouge de 36 pages appelant à l'insurrection, à la
grève générale dès la mobilisation, et constituant un manuel de sabotage de
l'armée, avec croquis à l'appui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette tradition demeure après les deux guerres en s'orientant plus vers un
antimilitarisme individuel. Les théories d'insurrection organisée et de
sabotage de guerre disparaissent peu à peu, mais pas l'antimilitarisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les thèmes antimilitaristes abondent dans la chanson et parmi les artistes
d'après guerre, Boris Vian et Brassens n'ont pourtant pas d'origines
norvégiennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de 1968 les mouvements pacifistes ou non violents, les Hippies, les
objecteurs de conscience envahissent le monde occidental et trouvent
naturellement leur public dans une France très gauchiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;En conséquence&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;
Il semble normal et dans la parfaite continuité de l'histoire de notre pays
qu'un mouvement politique écologiste et anticapitaliste, clairement situé à la
gauche de l'échiquier politique, prône un arrêt des défilés militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Fillon, M. Guaino, M. Chevènement et quelques autres devraient suivre
quelques cours d'Histoire au lieu de faire étalage de leur inculture. Les
norvégiens organisent, parait-il d'excellents séminaires de remise à niveau sur
le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mais pour conclure&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;
L'idée de supprimer le défilé du 14 juillet n'est pas pour nous déplaire. En
revanche le remplacer par un défilé citoyen est une absurdité totale, digne des
pires mascarades socialistes. Malheureusement, là aussi, l'avis de Mme Joly est
en parfaite concordance avec une partie des traditions, des valeurs et de
l'histoire françaises. Et quand bien même il ne le serait pas, ce n'est pas
avec de l'indignation mais avec des arguments qu'on répond à une
proposition.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le débat sur les rythmes scolaires</title>
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    <pubDate>Thu, 07 Jul 2011 01:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Alain Cohen-Dumouchel</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>rythmes scolaires</category>    
    <description>&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img title=&quot;calendrier maya, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.gaucheliberale.org/public/images/calendrier-maya-theilr.jpg&quot; /&gt;Il y a quelque chose de fascinant
à suivre les débats des dirigistes. On a beau être averti, blindé, on a beau
s'attendre à tout, ils arrivent encore à nous surprendre.&lt;br /&gt;
L'actuelle controverse sur les rythmes scolaires fait partie de ces
invraisemblables querelles de chapelle que le dirigisme fait naître et avec
lequel il mobilise l'attention de la foule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun y va donc de son avis sur ce que devraient être la durée de la semaine
scolaire, le nombre de jours ou plus exactement de demi-journées travaillées,
le nombre d'heures de cours dans ces journées, l'intensité du travail qui sera
demandé aux élèves et pour finir, bien évidemment la durée des vacances, par
zones. Le plus étrange c'est que la plupart trouve normal que ces rythmes
scolaires soient imposés et fixés autoritairement par l'Etat.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Bien entendu tous ces problèmes disparaîtraient ou plus exactement seraient
gérés localement, au plus près des usagers si les écoles étaient libres de
leurs horaires. De même, le surréaliste débat sur la méthode globale opposée à
la méthode traditionnelle, qui déchaîne régulièrement les passions dirigistes,
n'existerait pas si les écoles pouvaient choisir leurs méthodes pédagogiques,
voire pouvaient les panacher selon les classes et le profil des élèves. Le rôle
de l'Etat se bornerait à définir un tronc commun de connaissances jugées
absolument nécessaires à l'enfant.&lt;br /&gt;
Mais non, nous sommes dans le dogme de l'uniformité. L'éducation doit être
&amp;quot;nationale&amp;quot; ce qui signifie unique, normalisée et rigide. La variété et
l'expérimentation n'existent pas sauf dans quelques &amp;quot;laboratoires&amp;quot; (pilotés par
l'Etat cela va de soi). Les méthodes pédagogiques ne peuvent être mise en
compétition, on ne peut pas comparer les résultats, l'école a l'interdiction
formelle de s'adapter aux spécificités des élèves, ce sont les élèves marginaux
ou atypiques qui doivent s'adapter au monolithisme de l’École.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une école libre les parents choisiraient celle qui leur conviendrait le
mieux pour ses horaires, pour ses périodes de vacances, pour ses méthodes
pédagogiques, pour ses programmes, pour la qualité de son enseignement, pour la
disponibilité et le sérieux des professeurs. Les canards boiteux perdraient
bien vite leur réputation et leurs élèves. Les élèves marginaux trouveraient
des établissements adaptés à leur profil. De nouvelles méthodes pédagogiques
pourraient être expérimentées, certaines seraient abandonnées d'autres
largement adoptées, d'autres enfin conviendraient à certains élèves mais pas à
d'autres. Une éducation vivante, multiforme, sans obligation ni contrainte
naitrait de cette liberté. Rien d'ailleurs n'empêcherait l'Etat d'établir des
programmes et des horaires &amp;quot;recommandés&amp;quot; auxquels les parents ou les écoles peu
imaginatifs pourraient se raccrocher. Il est même à parier que dans un tel
système non coercitif beaucoup adopteraient passivement le système prescrit,
c'est à dire celui qui convient au plus grand nombre. Le simple fait de savoir
le système non obligatoire calmerait radicalement le débat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le plus étonnant reste la façon dont les dirigistes arrivent à transformer
les troubles créés par leur système en justification pour intervenir encore
plus. Voici un extrait d'une étude réalisée en mai 2010 par Georges Fotinos,
membre du comité de pilotage, pour la Conférence nationale sur les rythmes
scolaires :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;em&gt;« toucher » au calendrier scolaire, c’est
inéluctablement remettre en jeu les équilibres de vie et par certains côtés de
travail d’une grande partie de la population française.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;em&gt;C’est provoquer des changements sur des pans
entiers de l’économie française plus particulièrement ceux concernant bien sûr
le tourisme et le transport mais aussi les secteurs de services, de la culture,
du sport… C’est enfin modifier les rythmes de travail de plus de 12 millions
d’élèves et près d’un million de personnels en charge de leur scolarité. Face à
ce constat et maintenant que le débat public sur les rythmes scolaires et les
vacances d’été est lancé, il nous semble que l’issue de cette volonté
ministérielle repose d’abord sur les réponses susceptibles d’être apportées à
deux questions :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;em&gt;- Quels sont les objectifs prioritaires visés
par ces changements ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;em&gt;- Quels voies et moyens choisir pour atteindre
le « compromis national » nécessaire sur ce sujet ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
L'étude reconnait donc que tout changement dans l'organisation actuelle va
perturber l'économie et la vie de millions de personnes, elle admet que les
précédents rythmes scolaires étaient inadaptés, mais elle persiste à vouloir
trouver un &amp;quot;compromis national&amp;quot; entre plusieurs dizaines de millions de
personnes : élèves, parents, professeurs, acteurs du tourisme et des
transports, etc. Inutile de préciser qu'un tel compromis est strictement
impossible à trouver car dans un système rigide et coercitif la satisfaction
des uns se fait obligatoirement au détriment de celle des autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En demandant : q&lt;em&gt;uels voies et moyens choisir pour atteindre le &amp;quot;compromis
national&amp;quot; nécessaire sur ce sujet ?&lt;/em&gt; la Conférence nationale sur les
rythmes scolaires ne travaille donc pas à la solution du problème, elle
travaille à son renforcement.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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