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mercredi, 30 juin 2010
Par Alain Cohen-Dumouchel le mercredi, 30 juin 2010, 01:39

mardi, 15 juin 2010
Par Alain Cohen-Dumouchel le mardi, 15 juin 2010, 20:44

Notre pays a connu la révolution la plus radicale du continent européen. L'absolutisme monarchique et les ordres privilégiés ont été mis à bas, d'abord philosophiquement par le siècle des lumières, puis politiquement et économiquement par la révolution libérale de 89. Contrairement aux nombreuses autres nations qui ont progressivement vidé la monarchie de son pouvoir en conservant son apparat, la France a choisi une république prônant la liberté et l'égalité entre tous. Pourtant, curieusement, plus de deux siècles après cet événement d'importance planétaire, il semble que notre pays, toujours aussi républicain en apparence, redevient l'hôte des privilèges, dans le vrai sens du terme, à savoir des droits particuliers qui sont accordés aux uns et pas aux autres. Les principes libéraux de 89 ont été oubliés au fur et à mesure d'une remontée du dirigisme. L'absolutisme monarchique a été remplacé par un absolutisme social qui peut se permettre tous les excès, fort de la caution morale que lui donne son combat pour la "justice sociale". Dans cette société qui produit quatorze mille pages de textes réglementaires par an et où les dépenses publiques atteignent 56% du PIB, les fonctionnaires jouent un rôle central qui n'est pas sans rappeler celui du clergé dans l'ancien régime.
mercredi, 10 mar. 2010
Par Alain Cohen-Dumouchel le mercredi, 10 mar. 2010, 02:03

Conduite par
(1801-1850)
Gauche libérale appelle à rejoindre l’initiative du
Collectif
Antigone et à voter blanc pour manifester notre opposition à la
politique des ultra-étatistes.
.
Vous pouvez télécharger votre bulletin de vote au format pdf (qui n'a aucune valeur légale mais vous permet d'opter pour un vote blanc "personnalisé").
dimanche, 1 nov. 2009
Par Alain Cohen-Dumouchel le dimanche, 1 nov. 2009, 18:03

La motion
au format pdf.
Chers adhérents d'Alternative libérale,
Malgré un travail acharné, malgré la mobilisation de militants motivés qui
n'ont pas compté leur temps et leur énergie pour qu'émerge enfin en France une
société de liberté, basée sur le Droit et la raison, que nous appelons tous de
nos vœux, nous avons connu des résultats électoraux décevants et une baisse du
nombre de nos adhérents.
C'est que nos idées, que nous savons fortes et profondément humanistes, ne
suffisent pas à mobiliser l'opinion, ni même à maintenir une dynamique de
croissance interne.
Les passages médias réussis de notre présidente attirent de nombreux militants,
mais nous ne savons pas les fidéliser. Nous débordons de propositions dans tous
les domaines, mais nous ne savons pas mettre en avant celles qui répondent le
mieux aux inquiétudes des Français. Nous sommes parvenus à organiser une
campagne européenne difficile pour un petit parti, mais les résultats sont
décevants.
Par ailleurs, Alternative Libérale a su créer une véritable marque, connue du
public et des médias, ce qui n'est pas si aisé face à un appareil dirigiste qui
se complaît à déformer tout message favorable au libéralisme.
Face à ce constat mitigé, et nourris par l'expérience de nos premières années
d'existence, nous pensons que le modèle actuel d'Alternative Libérale doit être
remis en question.
jeudi, 24 sept. 2009
Par Alain Cohen-Dumouchel le jeudi, 24 sept. 2009, 23:02
Ces deux mots, ont toujours autant de
succès parmi les dirigeants de la gauche. Jean Luc Mélenchon, Ségolène Royale,
Martine Aubry et même Bertrand Delanoë les invoquent, tel un mantra mille fois
répété. Ils sont ainsi cités quatorze fois dans le dernier livre de Bertrand
Delanoë, Leur emploi abondant n'a d'ailleurs pas pu empêcher la
déconvenue du maire de Paris aux élections internes du PS. L'infortuné avait eu
la malchance de se revendiquer du libéralisme (politique) juste avant la crise.
Les quatorze citations de la "justice sociale" n'ont donc pas réussi à
compenser sa malheureuse évocation du libéralisme.
Mais qu'est-ce que cette justice sociale dont se gargarisent tous les
dirigeants de la gauche rose verte et rouge et qui plaît tant à leurs électeurs
?
jeudi, 17 sept. 2009
Par Alain Cohen-Dumouchel le jeudi, 17 sept. 2009, 21:56
Intéressante conférence de la
fondation pour l'innovation politique intitulée : Pourquoi
n'y-a-t-il pas de libéralisme de gauche en France ?
Intervention de Marc LAZAR, professeur des universités en histoire et
sociologie politique à Sciences Po et à la Luiss de Rome.
J'émettrais un bémol sur le passage (premier quart) ou le conférencier décrit
le "regain important du libéralisme dans sa dimension économique" tel qu'il fut
perçu par la gauche française.
Sachant qu'un libéralisme purement économique ne peut exister que dans l'esprit
des adversaires du libéralisme, l'analyse de Marc Lazar me parait beaucoup trop
rationaliser ce "néo-libéralisme" qui est, il faut le rappeler, une pure
invention de la gauche. Marc Lazar en essayant de nous faire comprendre le
ressenti de la gauche française par rapport à un supposé "néo libéralisme
objectif" fait involontairement apparaître les contradictions de cette
position. Qu'est-ce en effet que ce libéralisme qui "essaye d'imposer des choix
par le haut et de manière opaque" ? On n'a jamais vu ça dans aucune
théorie ou philosophie libérale. Enfin tenter d'expliquer le fantasme du
néo-libéralisme par un autre fantasme: l'ultra-libéralisme, est un peu limite,
même si le conférencier est censé exprimer le point de vue de la vieille gauche
dirigiste. Non, il faut bien l'admettre, la gauche française s'est inventée un
ennemi. La technique n'est pas nouvelle.
En revanche la conclusion de Marc Lazar est assez brillante : "Ce n'est plus la gauche que se sert du personnel du public, c'est une partie du personnel du public qui se sert de la gauche". Autrement dit la gauche est devenue l'otage de sa cible privilégiée, les fonctionnaires, qui l'empêche d'évoluer. Très bonne analyse !
jeudi, 27 août 2009
Par Alain Cohen-Dumouchel le jeudi, 27 août 2009, 13:48

mardi, 24 mar. 2009
Par Alain Cohen-Dumouchel le mardi, 24 mar. 2009, 00:26
Cliquez sur la carte du ppf pour l'agrandir
mercredi, 11 fév. 2009
Par Alain Cohen-Dumouchel le mercredi, 11 fév. 2009, 23:22
En ces temps de tensions
sociales et de grèves sur fond de crise, il est bon de rappeler que les
libéraux ne peuvent tolérer la notion de service minimum que tentent d'imposer
les étatistes de droite un peu partout en Europe.
Acceptée dans de nombreux pays, l'institution du service minimum est la
conséquence logique des dérèglements qu'engendrent le droit de grève
moderne conjugué avec l'existence des monopoles publics et du capitalisme de
connivence.
Rappelons la position des libéraux sur la grève.
vendredi, 18 avr. 2008
Par Alain Cohen-Dumouchel le vendredi, 18 avr. 2008, 08:18
lundi, 14 avr. 2008
Par Alain Cohen-Dumouchel le lundi, 14 avr. 2008, 10:21
En tant que libéral il
m'arrive de participer à des séminaires, de suivre des exposés, des conférences
ou bien d'acheter des ouvrages sur le stand des quelques rares manifestations
libérales ou prétendues telles... Mon nom et mon adresse alimentent donc divers
fichiers, ce qui me donne l'occasion de recevoir régulièrement des invitations
à pétitionner pour payer moins d'impôts, pour que la Turquie n'intègre pas
l'Europe, contre la pornographie, le délabrement de l'enseignement (la méthode
globale), contre l'avortement et pour la famille.
Vous l'avez compris, Quand on est libéral on est forcément de droite.
Le dernier courrier que j'ai ainsi reçu émane de l' Institut de Formation
Politique (IFP). Une association qui prétend "sauver nos enfants de
l'embrigadement socialiste".
Jusque là rien à dire, ça me parait être une louable intention.
vendredi, 4 avr. 2008
Par Alain Cohen-Dumouchel le vendredi, 4 avr. 2008, 23:33
Première rencontre avec nos homologues
grecs de Left Liberal
SynthesisLes similitudes entre nos deux mouvements sont assez étonnantes.
Left Liberal synthesis est adossé à un petit parti de libéraux authentiques dénommé Liberal Alliance, ayant de grandes similitudes avec Alternative Libérale : parti récent, population jeune, positionnement "ni à gauche ni à droite" qui entraine une confusion vis à vis des médias et de certains militants.
C'est dans ce cadre qu'est né left liberal Synthesis qui veut attirer et former tous ceux qui pensent que la gauche devrait être libérale - ou que le libéralisme c'est la gauche - le débat est ouvert...
La situation politique grecque ressemble à celle de la France, Etat omniprésent, peur panique de la mondialisation, gauche clientéliste, droite inutile.
Bref, nous ne sommes plus seuls dans l'univers.
Après ce premier contact à Paris, l'un de nos objectifs est
d'identifier les autres mouvements apparentés, en Europe et dans le
monde.
A vos radiotéléscope !
ευχαριστω john σας δουμε συντομα
lundi, 31 mar. 2008
Par Alain Cohen-Dumouchel le lundi, 31 mar. 2008, 00:10
Gauche Libérale se félicite du succès de la liste menée par Sabine Herold pour l'élection du nouveau bureau d'Alternative Libérale.
Une majorité de militants a donc décidé de maintenir le parti dans sa ligne de "libéralisme authentique".
Les deux camps en présence se sont affrontés durement. A l'instar
des grands partis politiques français qui, lorsqu'ils se déchirent voient leurs
dirigeants prôner fébrilement l'unité et le "rassemblement", nos deux têtes de
listes et candidats à la présidence d'Alternative libérale ont dans un premier
temps appelé à l'unité du parti. Ce qui est arrivé hier à l'UMP, au PS ou chez
les verts, arrive aujourd'hui chez AL. Un appel à l'unité accompagne une crise
grave et profonde.
Cette attitude est elle pertinente ?
vendredi, 26 oct. 2007
Par David le vendredi, 26 oct. 2007, 20:01
Pourquoi je soutiens « Gauche Libérale »
Quand Edouard m’a proposé il y a deux ans de fonder à ses côtés Alternative Libérale et de prendre en main la communication du parti, il était clair que nous n’allions pas créer un nouveau parti de droite sur le modèle de Démocratie Libérale. Au contraire, il s’agissait de tirer les leçons des impasses du passé et de fonder un mouvement d’un type nouveau, déterminé à transformer l’image que les Français se font du libéralisme.
J’avais adhéré un an plus tôt à Liberté Chérie, après avoir entendu Sabine sur une radio refuser le qualificatif de droite, saluer Bernard Kouchner et revendiquer la présence dans l’association de libéraux de gauche. C’est la première fois que j’entendais cette expression en France. Ayant un temps pensé m’engager, sans trop d’illusion, auprès des radicaux de gauche, c’est avec enthousiasme que je pris ma carte à LC et fit la connaissance de ce couple incroyable.
Mais cet enthousiasme devait être bientôt mis en difficulté. Ma déception fut grande devant le poujadisme et le simplisme de nombreux adhérents de Liberté Chérie, plus soucieux de casser du syndicaliste et de supprimer l’ISF que de libertés individuelles et de démocratie. Participant à une campagne téléphonique pour inviter les militants à participer à une manifestation anticastriste, je compris qu’il ne devait pas y avoir beaucoup de libéraux authentiques dans les fichiers de l’association, en tout cas fort peu qui se souciaient de la liberté des cubains. Enfin, la rencontre de plusieurs militants du FN lors de manifestations de Liberté Chérie vint à bout de ce qu’il restait de mon enthousiasme initial.
Je n’ai jamais tu mon étonnement et ma réprobation devant ces dérives, appelant sans relâche à une évolution du positionnement de l’association afin qu’elle revienne à ses principes fondateurs. C’est sur cette base qu’Edouard me proposa de participer à l’aventure AL et que je rendis ma carte à LC.
Deux ans de travail et un échec électoral plus tard, la tentation est forte pour certains de remettre en cause l’approche originale imaginée par les fondateurs, quitte à jeter le bébé avec l’eau du bain.
Ainsi, nous nous serions trop éloignés de la ligne « historique » du madelinisme, défendue par les associations libérales « historiques », nous aurions déstabilisé notre « électorat naturel » en prenant des positions radicales sur les libertés individuelles, nous aurions cédé à la social-démocratie en préférant Bayrou à Sarkozy, ou en ne succombant pas à l’anti-syndicalisme pavlovien.
Et tout ça, nous l’aurions fait dans l’espoir vain de parler à des électeurs fantômes, dont il serait acquit qu’ils ne sont pas libéraux, j’ai nommé les jeunes urbains.
Pourtant, la nouvelle génération des villes, qu’on appelle un peu vite bobos, est pétrie de valeurs humanistes, d’antiracisme, d’internationalisme, des lumières démocratiques de 1789 et de l’esprit libertaire hérité de mai 68. S’ils votent à gauche, c’est par générosité ou au nom de leurs libertés, certainement pas pour nationaliser les entreprises ou contester le libre-échange.
Ils savent l’impasse du socialisme, sont nés avec Internet et l’Europe sans frontières, n’ont jamais été syndiqués et ne connaissent du marxisme que l’effigie pop du « Che ». Leur boulot, c’est les stages payés au lance-pierre et un CDI au SMIC pour meilleur horizon. Ils ne misent pas un kopek sur leurs chances de toucher une retraite, sont lassés des contrôles d’identité à répétition et réfléchissent à s’exiler à Londres, Prague ou Barcelone, quelque part où « ça bouge ».
jeudi, 25 oct. 2007
Par David le jeudi, 25 oct. 2007, 20:43
L'article sur le blog d'Edouard Fillias
Elections internes : GL, une liste qui ose
En ce moment, des élections internes battent leur plein au sein d'Alternative Libérale. Merci à tous les adhérents qui renouvellent ou à ceux qui rejoignent le parti pour y contribuer : vous avez raison de faire ce choix, ce parti est le votre. Nous sommes en train de construire une vraie démocratie interne, et pour en juger, il suffit d'observer la richesse des listes candidates au Bureau et au Conseil, le nombre et la qualité de nos échanges. Avec pour tous une seule ligne : construire un parti 100 % libéral. Je constate d'ailleurs qu'il y a assez peu de débat de fond sur le programme d'AL, qui fait la quasi unanimité : nos différences (qui ne sont pas toujours des divergences) portent surtout sur la stratégie à conduire et le positionnement politique.
Je tiens à saluer tous les candidats et toutes les listes. Bravo à tous d'oser vous engager dans cette élection. Je souhaitais évoquer les élections au sein du Parlement d'AL, le Conseil National. Chaque liste m'a intéressée. Les femmes libérales posent la question de la représentation des femmes en politique et des quotas, discutables, mis en place par la législation. Les libéraux européens nous rappelent que, désormais, l'Europe est notre horizon et le vrai terrain d'action politique de l'avenir. Et qui prépare les élections européennes, stratégiques, de 2009, où nous pouvons espérer un élu. Les compagnons libéraux ont le mérite de vouloir rapprocher les libéraux de Paris et de province : c'est vrai qu'il n'est pas facile de communiquer entre nous. Et les nouveaux libéraux ont un positionnement clair de droite, qui mérite d'être proposé car beaucoup s'y retrouveront.
Parmi toutes ces listes candidates au Conseil National, il y en a une que je trouve particulièrement courageuse : il s'agit, bien entendu, de Gauche Libérale. Courageuse et intelligente, voici pourquoi :
mercredi, 24 oct. 2007
Par David le mercredi, 24 oct. 2007, 18:30
L'article sur le blog de Landry Thomazo
Pourquoi je vote Gauche Libérale
Je tiens à rassurer ma famille, mes amis, mes collègues, et tous ceux qui me connaissent : Non, ce n'est pas un coming-out : je n’ai pas encore sombré dans le socialisme !
Au contraire, je pense que le positionnement de la motion "Gauche Libérale" aux élections pour le bureau d'AL est le meilleur moyen de combattre le socialisme, et sa variante le nationalisme. Je n’ai pas changé d’idées.
Ce n'est pas non plus un vote sanction contre l'équipe d'AL sortante, sinon j'aurais choisi plutôt une autre liste. Il n’y a d’ailleurs pas de vrai divergence sur le fond avec les « Libéraux Authentiques », mais la « Gauche Libérale » a l’avantage de mettre les pieds dans le plat, et d’interpeller plus fortement les français et les média. Si nous ne voulons pas rester insignifiants, nous devons devenir plus provocateurs. (quitte à provoquer certains libéraux… mais ce n'est pas dirigé contre eux.)
Il s'agit d'un choix positif, enthousiaste, avec pour objectif d'éradiquer définitivement le socialisme de la vie politique française. Il est vrai que j'ai eu un a priori sceptique, devant ce repoussoir qu'est le mot "gauche". Mais cette stratégie présente une réelle Alternative (c'est dans ce sens que je conçois le terme "gauche"), s'opposant clairement à la droite socialiste de Nicolas Sarkozy.
mardi, 16 oct. 2007
Par Alain Cohen-Dumouchel le mardi, 16 oct. 2007, 23:32
samedi, 13 oct. 2007
Par Alain Cohen-Dumouchel le samedi, 13 oct. 2007, 18:20
je suis heureuse de [...] vous
annoncer mes candidatures aux élections internes d’AL.samedi, 6 oct. 2007
Par Alain Cohen-Dumouchel le samedi, 6 oct. 2007, 16:33
dimanche, 23 sept. 2007
Par Alain Cohen-Dumouchel le dimanche, 23 sept. 2007, 00:00
[...]
Désormais, on n'a donc plus le choix qu'entre plusieurs types de droite :
- L'extrême droite, dont l'hostilité à l'Amérique, à la mondialisation, à Israël, le flirt avec l'islamisme et l'amour de l'authenticité locale fournissent un certain nombre de points communs avec l'extrême gauche.
- La droite au pouvoir, inutile de s'étendre puisqu'il suffit d'ouvrir la télé, la radio ou un journal pour entendre sa voix à tout moment.
- La droite modérée, ou gentille, incarnée par le PS royalisé.
- Et enfin l'extrême gauche, que son obsession antilibérale autorise de plein droit à figurer dans le cortège de la droite.
Car, et l'on est fatigué de le rappeler, la gauche est libérale. C'est son identité. C'est à ça qu'on la reconnaît. Dire que Sarkozy est un libéral, alors qu'il surpeuple les prisons, qu'il a voté contre le Packs, qu'il instaure des peines-planchers et des boucliers fiscaux qui ne libèrent que ceux qui sont les plus libres et qui emprisonnent les autres dans le crédit, est un non-sens. Il faut absolument récupérer ce mot de libéral, que la gauche s'est fait voler par la droite. Parler d'une gauche antilibérale, c'est aussi con que de dire que l'eau bout à zéro degré, ou qu'elle gèle à cent.
Car c'est à partir de ce mot que l'on peut commencer à tracer la frontière qui sépare et séparera toujours la droite et la gauche. Cette différenciation dont nous sommes veufs, qui manque si cruellement au débat politique d'aujourd'hui, cette incompatibilité qui a laissé la place à un vide intellectuel sidéral et sidérant, elles partent précisément de là, du libéralisme, que la droite, en trente ans, a laissé dans un état où l'on ne voudrait pas voir les toilettes de son pire ennemi.
[...]
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